Malgré la crise économique qui touche toujours la Roumanie et les Roumains, 2010 s’annonce une année plutôt bonne pour les agences de tourisme. Ainsi, sous un titre sympatique «la croisière bat la crise», le journal Gandul nous annonçait la semaine dernière que les opérateurs de tourisme s’attendent à ce que le nombre de Roumains qui partent en croasières de luxe cet été dépasse celui enregistré en 2009. Concrètement, plus de 5000 Roumains sont partis l’année dernière en croisière de luxe sur les mers et les océans du monde. « L’année dernière, vu la crise, plusieurs agences ont offert des réductions significatives de prix pour ceux qui se sont décidés à se payer une croisière à la dernière minute. Cette année, nous espérons que le nombre de Roumains qui opteront pour une croisière de luxe sera encore plus significatif qu’en 2009. Parmi eux, la plupart préféreront naviguer sur la Méditérannée, à la différence des touristes occidentaux qui choisissent d’habitude une croisière avec pour point terminus les Caraïbes.
Et maintenant, voyons un peu combien débourse un Roumains qui s’aventure sur la mer au bord d’un navire de luxe. Et bien pour une croisière de 8 jours sur la Méditerranéenne, le touriste roumain doit sortir de sa poche quelque 400 euros. Un prix dérisoire si l’on pense aux croisières réservées au plus riches d’entre nous qui déboursent parfois jusqu’à 150 milles dollars pour naviguer 130 jours autour du monde. Depuis quelques années, il y a également la possibilité de se payer une croisière de 335 jours. Une année sur la mer coûte quelque 500.000 dollars.
Une fois que le touriste roumain dispose de la somme exigée par l’agence de tourisme, voyons, selon Gandul, à quoi s’intéresse –t-il principalement avant de monter à bord. Parmi les questions les plus fréquentes figurent : « tout ce qui tient au mal de mer, aux orages et tempêtes et aux cabines pour dormir. »
Heureusement, les eaux de la Méditerranéenne figure parmi les plus calmes du monde et si à cela on ajoute également les systèmes ultra performants de navigation, le touriste peut rester tranquil, aucun mal ne va lui arriver.
Une fois à bord du navire, le touriste sera bien gâté, car il aura du tout : piscine, terrain de golfe, cours d’équitation et d’autres loisirs encore.
Donc, fini l’époque de la chanson « il était un petit navire, qui n’avait ja, ja, jamais navigué. Nous sommes biens du temps des grands navires qui naviguent, naviguent, tout le temps. »
Et puisque nous parlons des destinations de vacances pour cet été, disons que 2010 vient avec une nouvelle idée. Géniale, dirais-je, vu les tarifs et surtout la position géographique. Après avoir fait de la Bulgarie et de la Turquie la destination favorite de leurs vacances estivales, les Roumains se tournent en 2010 vers la Hongrie. Et cela parce que notre voisine nous attend avec des parcs aquatiques qui cherchent des clients. Comment résister à un parc aquatique géant comportant 17 bassins toutes dimensions, un tobogan long d’un kilomètre, un bassin pour les surfers, un restaurant aquatique, un hotel de quatre étoiles, un îlot de verdure au milieu pour se reposer, un centre spa et un autre de massage thailandais, le tout pour quelque 200 euros, 4 nuitées. Que voulez – vous de plus ? Les opérateurs hongrois de tourisme se frottent déjà les mains en regardant vers la Roumanie, vu qu’en 2009, 20% des touristes venus au complexe Debrecen les Bains de Hongrie ont été Roumains. »
Par ailleurs, le Parc Aquatique Aquaworld de Budapest attire les familles roumaines par leur centre de loisirs aquatiques dont le diamètre dépasse les 70 mètres et qui est surmonté d’une coupole géante dont la hauteur dépasse celle d’un immeuble de 5 étages.
Pour y passer les vacances d’été, une famille formée de deux adultes et deux enfants dévrait débourser quelque 900 euros pour un séjour de 5 nuits qui comprend entre autres l’accès libre au parc aquatique et aux centres de spa et de fitness, tout comme aux piscines et aux saunas. En plus, les enfants se voient offrir gratuitement des boissons rafraîchissants, de la glace et des gâteaux .
Comment résister donc à une telle proposition de passer les vacances ? En plus, n’oublions pas que le voyage peut se faire en voiture ou pas le train et qu’en plus il ne dure que quelques heures, surtout pour nos compatriotes de Transylvanie.
Voici quelques mots sur les destinations préférées des Roumains. D’ailleurs, le littoral roumain a perdu face à celui bulgare à l’occasion du 1 Mai, Journée Internationale du Travail quand la tradition voulait que les Roumains se rendent au bord de la Mer Noire pour un mini séjour de trois nuitées. Malheureusement, les tarifs exagérés et les conditions d’hébergement pas toujours satisfaisantes ont poussé les touristes roumains vers la côte bulgare à la Mer Noire où les prix sont plus bas que chez nous et les services meilleurs.
(Ioana Stancescu)
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