{"id":1027473,"date":"2026-06-15T10:22:57","date_gmt":"2026-06-15T07:22:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rri.ro\/?p=1027473"},"modified":"2026-06-10T14:45:34","modified_gmt":"2026-06-10T11:45:34","slug":"les-koulaks","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html","title":{"rendered":"Les koulaks"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00ab Kkoulak \u00bb, \u00ab chiabur \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans le vocabulaire par lequel le r\u00e9gime communiste a d\u00e9sign\u00e9 ses adversaires, le mot \u00ab koulak \u00bb a connu un destin particulier en Roumanie. Entr\u00e9 en roumain depuis le turc sous la forme \u00ab chiabur \u00bb, il semblerait que son \u00e9tymon soit \u00ab kib\u0101r \u00bb, issu de l&rsquo;arabe o\u00f9 il constitue le pluriel de \u00ab grand \u00bb, \u00ab important \u00bb, \u00ab senior \u00bb, \u00ab savant \u00bb. Par une connotation id\u00e9ologique agressive, le terme est devenu p\u00e9joratif et a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 contre les paysans qui s&rsquo;opposaient \u00e0 la politique \u00e9conomique du gouvernement communiste impos\u00e9 par l&rsquo;Union sovi\u00e9tique le 6 mars 1945.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Traditionnellement, les koulaks repr\u00e9sentaient l&rsquo;\u00e9lite des villages, bien qu&rsquo;on ne les appel\u00e2t pas ainsi avant l&rsquo;arriv\u00e9e des communistes. Mais l&rsquo;id\u00e9ologie a forc\u00e9 le sens socio-\u00e9conomique du mot pour y inclure aussi les paysans moyens, ceux qui poss\u00e9daient un petit patrimoine, un moulin \u00e0 grains, un lopin de terre, voire les commer\u00e7ants ruraux. Les koulaks ont rapidement \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s par le r\u00e9gime comme des \u00ab ennemis du peuple \u00bb, pour reprendre une autre expression c\u00e9l\u00e8bre des ann\u00e9es 1950. Dans l&rsquo;arsenal des impr\u00e9cations communistes, les koulaks \u00e9taient des tra\u00eetres, accus\u00e9s de tenter de se soustraire au versement des quotas impos\u00e9s par l&rsquo;\u00c9tat (et dont l\u2019objectif \u00e9taient de les jeter dans l\u2019indigence), dissimuler des vivres pendant les ann\u00e9es de famine, pratiquer la sp\u00e9culation et, d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, comploter contre le r\u00e9gime communiste. La lutte du gouvernement communiste contre les hommes les plus capables du monde rural fut, en r\u00e9alit\u00e9, une lutte contre la libert\u00e9, le bien-\u00eatre et le d\u00e9veloppement rural.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La coulpe comme h\u00e9ritage familial<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1990, le Centre d&rsquo;Histoire Orale de la Radiodiffusion roumaine mena un projet d&rsquo;entretiens centr\u00e9 sur le monde paysan et sur son v\u00e9cu pendant l\u2019\u00e9poque de la sovi\u00e9tisation rampante, dont la reconstitution de la figure du koulak constituait un volet important.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ion Agrigoroaiei, historien de Ia\u0219i, se souvenait en 1995 de ce que signifiait, dans les ann\u00e9es 1950, ne pas avoir un \u00ab bon dossier \u00bb ou \u00eatre fils de koulak:<\/p>\n<p><em>\u00ab C&rsquo;\u00e9tait la p\u00e9riode o\u00f9 l&rsquo;on traquait les fils de koulaks. Certains \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme koulaks parce qu&rsquo;ils poss\u00e9daient un alambic pour faire de l&rsquo;eau-de-vie et payaient quelqu&rsquo;un pour les aider \u00e0 fabriquer l&rsquo;alcool. D&rsquo;autres \u00e9taient fils de pr\u00eatres et avaient souffert, pendant leurs \u00e9tudes et \u00e0 leur affectation. On leur coupait souvent l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur. Cette restriction s&rsquo;est maintenue pendant des ann\u00e9es. J&rsquo;avais un camarade, aujourd&rsquo;hui \u00e9minent professeur de roumain dans un lyc\u00e9e. Il a m\u00eame soutenu son doctorat, mais il a d\u00fb partir \u00e0 la campagne parce que son dossier n&rsquo;\u00e9tait pas conforme aux exigences de puret\u00e9 id\u00e9ologique. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong>Des hommes d\u00e9sign\u00e9s coupables pour poss\u00e9der des outils<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;ing\u00e9nieur Vlad Nisipeanu fut militant communiste depuis la clandestinit\u00e9, soit avant 1945. \u00c0 ce titre, il assista \u00e0 la campagne de collectivisation des villages et vit comment on fabriquait des koulaks. En 1999, il reconnaissait l&rsquo;absurdit\u00e9 des situations dont il avait \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab Certains demandaient : \u00ab\u00a0Quel koulak suis-je ? C&rsquo;est quoi, un koulak ?\u00a0\u00bb On leur r\u00e9pondait : un koulak, c&rsquo;est un homme ais\u00e9. L&rsquo;homme demandait \u00e0 nouveau : \u00ab\u00a0Mais n&rsquo;est-ce pas sur le paysan ais\u00e9 qu&rsquo;il faut s&rsquo;appuyer ? Vous vous appuyez sur celui qui ne travaille pas, qui est pauvre parce qu&rsquo;il ne travaille pas ?\u00a0\u00bb Il y en avait qui \u00e9taient pauvres parce qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient rien. Mais d&rsquo;autres \u00e9taient pauvres parce qu&rsquo;ils \u00e9taient tout simplement paresseux. Ceux qui travaillaient \u00e9taient tr\u00e8s facilement consid\u00e9r\u00e9s comme koulaks, et c&rsquo;\u00e9tait une terreur d&rsquo;\u00eatre inscrit sur la liste des koulaks. Qu&rsquo;est-ce que cela signifiait ? Des quotas \u00e9normes \u00e0 remettre \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat gratuitement : laine, lait, viande, bl\u00e9, ma\u00efs. Et si on ne livrait pas selon leurs listes, ils confisquaient tout. Et si l\u2019on n&rsquo;avait m\u00eame plus de terre \u00e0 vous saisir, vous risquiez la prison. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on fabriquait des koulaks. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on leur reprochait ? D&rsquo;avoir un alambic. Et quelle importance d&rsquo;avoir un alambic ? C&rsquo;\u00e9tait une absurdit\u00e9. Mais \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, vous \u00e9tiez koulak, exploiteur. Rares \u00e9taient ceux \u2014 un ou deux par commune \u2014 qui poss\u00e9daient une batteuse. Celui-l\u00e0 \u00e9tait un grand capitaliste. On lui prenait sa batteuse, on la confisquait et on la d\u00e9truisait. Ou bien \u00e9tait koulak celui qui poss\u00e9dait un moulin alors qu\u2019il y en avait un pour deux ou trois communes. On lui prenait son moulin aussi. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p>Petre Gherman, de la commune de Cobadin, dans le d\u00e9partement de Constan\u021ba, fut ce que l&rsquo;on appelait un koulak. En 1999, il racontait comment il l&rsquo;\u00e9tait devenu, et comment les gens ordinaires alimentaient la stigmatisation qui l&rsquo;avait isol\u00e9 du reste de la communaut\u00e9 :<\/p>\n<p><em>\u00ab Je n&rsquo;ai pas rejoint la coop\u00e9rative, le kolkhoze, parce que l&rsquo;on m&rsquo;avait class\u00e9 koulak, quelle malchance ! C&rsquo;est un individu qui m&rsquo;a fait koulak, il s&rsquo;appelait Bucur. C&rsquo;\u00e9tait un vaurien du village que le r\u00e9gime avait r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 et attach\u00e9 \u00e0 la mairie. Il se prenait pour un militant du Parti, mais sa mission \u00e9tait d&rsquo;\u00eatre collecteur. Il allait de-ci de-l\u00e0 en disant de chacun qu&rsquo;il avait fait ceci ou cela. \u00c0 une r\u00e9union, il a dit de moi : \u00ab\u00a0Il faut en faire un koulak.\u00a0\u00bb Il y en avait aussi un autre, Bozdoc, qui m&rsquo;a fait la m\u00eame chose. Et finalement, ils sont parvenus \u00e0 me designer officiellement comme koulak. Des gens sont venus me trouver en revenant d&rsquo;une r\u00e9union au centre du village et m&rsquo;ont dit : \u00ab\u00a0Tu sais qu&rsquo;ils t&rsquo;ont fait koulak ?\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Comment peuvent-ils me faire \u00e7a ?\u00a0\u00bb leur ai-je demand\u00e9. Ils m&rsquo;ont r\u00e9pondu : \u00ab\u00a0Voil\u00e0, ils t&rsquo;ont fait koulak parce qu&rsquo;avant tu faisais du commerce.\u00a0\u00bb Apr\u00e8s, quand je me promenais dans le village et qu&rsquo;un passant me voyait, il criait : \u00ab\u00a0Alors, koulak ?\u00a0\u00bb. C\u2019\u00e9tait devenue carr\u00e9ment une insulte. Je le regardais et lui demandais : \u00ab\u00a0Pourquoi tu m&rsquo;appelles comme \u00e7a ?\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Eh bien, si on t&rsquo;a fait koulak, je dois t&rsquo;appeler koulak !\u00a0\u00bb, r\u00e9pondait-il. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les koulaks furent en fait les b\u00e2tisseurs des villages roumains d&rsquo;avant 1945. Ils ont travaill\u00e9 leur terre, \u00e9lev\u00e9 des maisons et trac\u00e9 des chemins, fond\u00e9 des familles, cr\u00e9\u00e9 des entreprises, pay\u00e9 leurs imp\u00f4ts, vers\u00e9 leur sang pour la d\u00e9fense et la construction de la Roumanie lors des deux guerres mondiales. Pour tout cela, ils furent punis par le r\u00e9gime criminel communiste qui se proclamait, par-dessus tout, humaniste.\u00a0(Trad Ionut Jugureanu)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Kkoulak \u00bb, \u00ab chiabur \u00bb &nbsp; Dans le vocabulaire par lequel le r\u00e9gime communiste a d\u00e9sign\u00e9 ses adversaires, le mot \u00ab koulak \u00bb a connu un destin particulier en Roumanie. Entr\u00e9 en roumain depuis le turc sous la forme \u00ab chiabur \u00bb, il semblerait que son \u00e9tymon soit \u00ab kib\u0101r \u00bb, issu de l&rsquo;arabe [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":127,"featured_media":804263,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[85276],"tags":[],"coauthors":[113318],"class_list":["post-1027473","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-pro-memoria-fr"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.8 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Les koulaks - Radio Roumanie Internationale<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Les koulaks - Radio Roumanie Internationale\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"\u00ab Kkoulak \u00bb, \u00ab chiabur \u00bb &nbsp; Dans le vocabulaire par lequel le r\u00e9gime communiste a d\u00e9sign\u00e9 ses adversaires, le mot \u00ab koulak \u00bb a connu un destin particulier en Roumanie. Entr\u00e9 en roumain depuis le turc sous la forme \u00ab chiabur \u00bb, il semblerait que son \u00e9tymon soit \u00ab kib\u0101r \u00bb, issu de l&rsquo;arabe [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Radio Roumanie Internationale\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2026-06-15T07:22:57+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.rri.ro\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"960\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"540\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Steliu Lambru\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Steliu Lambru\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"5 minutes\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label3\" content=\"Written by\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data3\" content=\"Steliu Lambru\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html\"},\"author\":{\"name\":\"Steliu Lambru\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/32dfff47877fea659b3b498015876c1d\"},\"headline\":\"Les koulaks\",\"datePublished\":\"2026-06-15T07:22:57+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html\"},\"wordCount\":1148,\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/09\\\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg\",\"articleSection\":[\"Pro Memoria\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html\",\"name\":\"Les koulaks - Radio Roumanie Internationale\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/09\\\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg\",\"datePublished\":\"2026-06-15T07:22:57+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/32dfff47877fea659b3b498015876c1d\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/09\\\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/09\\\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg\",\"width\":960,\"height\":540,\"caption\":\"Pagine di storia\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\\\/les-koulaks-id1027473.html#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Page d'accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Panoramice\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/panoramice\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Pro Memoria\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/chroniques-hebdomadaires\\\/pro-memoria-fr\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":4,\"name\":\"Les koulaks\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/\",\"name\":\"Radio Roumanie Internationale\",\"description\":\"Totul despre Rom\u00e2nia \u015fi rom\u00e2ni, \u00een 13 limbi\\\/dialecte!\",\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/32dfff47877fea659b3b498015876c1d\",\"name\":\"Steliu Lambru\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rri.ro\\\/fr\\\/author\\\/steliu-lambru\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Les koulaks - Radio Roumanie Internationale","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Les koulaks - Radio Roumanie Internationale","og_description":"\u00ab Kkoulak \u00bb, \u00ab chiabur \u00bb &nbsp; Dans le vocabulaire par lequel le r\u00e9gime communiste a d\u00e9sign\u00e9 ses adversaires, le mot \u00ab koulak \u00bb a connu un destin particulier en Roumanie. Entr\u00e9 en roumain depuis le turc sous la forme \u00ab chiabur \u00bb, il semblerait que son \u00e9tymon soit \u00ab kib\u0101r \u00bb, issu de l&rsquo;arabe [&hellip;]","og_url":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html","og_site_name":"Radio Roumanie Internationale","article_published_time":"2026-06-15T07:22:57+00:00","og_image":[{"width":960,"height":540,"url":"https:\/\/www.rri.ro\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"Steliu Lambru","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Steliu Lambru","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"5 minutes","Written by":"Steliu Lambru"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html"},"author":{"name":"Steliu Lambru","@id":"https:\/\/www.rri.ro\/#\/schema\/person\/32dfff47877fea659b3b498015876c1d"},"headline":"Les koulaks","datePublished":"2026-06-15T07:22:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html"},"wordCount":1148,"image":{"@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.rri.ro\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg","articleSection":["Pro Memoria"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html","url":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html","name":"Les koulaks - Radio Roumanie Internationale","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rri.ro\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.rri.ro\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg","datePublished":"2026-06-15T07:22:57+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.rri.ro\/#\/schema\/person\/32dfff47877fea659b3b498015876c1d"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html#primaryimage","url":"https:\/\/www.rri.ro\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg","contentUrl":"https:\/\/www.rri.ro\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/banner-Pro-Memoria.-960x540-2.jpg","width":960,"height":540,"caption":"Pagine di storia"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr\/les-koulaks-id1027473.html#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Page d'accueil","item":"https:\/\/www.rri.ro\/fr"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Panoramice","item":"https:\/\/www.rri.ro\/panoramice"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Pro Memoria","item":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/pro-memoria-fr"},{"@type":"ListItem","position":4,"name":"Les koulaks"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rri.ro\/#website","url":"https:\/\/www.rri.ro\/","name":"Radio Roumanie Internationale","description":"Totul despre Rom\u00e2nia \u015fi rom\u00e2ni, \u00een 13 limbi\/dialecte!","inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.rri.ro\/#\/schema\/person\/32dfff47877fea659b3b498015876c1d","name":"Steliu Lambru","url":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/author\/steliu-lambru"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1027473","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/127"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1027473"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1027473\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1027476,"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1027473\/revisions\/1027476"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/804263"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1027473"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1027473"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1027473"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=1027473"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}