{"id":384145,"date":"2013-11-07T18:02:00","date_gmt":"2013-11-07T16:02:00","guid":{"rendered":"http:\/\/devrri.freshlemon.ro\/le-roumain-mot-a-mot\/consulter-les-lecons\/le-portrait-du-pelerin-2013-id384145.html"},"modified":"2013-11-07T18:02:00","modified_gmt":"2013-11-07T16:02:00","slug":"le-portrait-du-pelerin-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/la-roumanie-chez-elle\/le-portrait-du-pelerin-2013-id384145.html","title":{"rendered":"Le portrait du p\u00e8lerin 2013"},"content":{"rendered":"<p>Chaque ann\u00e9e, \u00e0 la mi-octobre, des centaines de milliers de personnes se dirigent vers la ville de Ia\u015fi, pour le f\u00eate de Sainte Parasc\u00e8ve, ensuite, le 26 octobre, vers Bucarest, pour la Saint D\u00e9m\u00e8tre. D\u2019autres lieux s\u2019ouvrent aux p\u00e8lerins tout au long de l\u2019ann\u00e9e : Nicula, dans le comt\u00e9 de Cluj, pour la Sainte Marie, Prislop, dans le d\u00e9partement de Hunedoara, fin novembre et les monast\u00e8res de Bucovine, tous les jours de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Les t\u00e9l\u00e9visions ne ratent pas le sujet et d\u2019un endroit \u00e0 l\u2019autre et d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 l\u2019autre, les nouvelles se ressemblent : foules, plats traditionnels, espoirs, un peu d\u2019hypocrisie, petits miracles et th\u00e9 chaud, gendarmes et personnes venues de tous les coins du pays.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qui pousse tous ces gens-l\u00e0 \u00e0 se diriger vers les \u00e9glises et les monast\u00e8res ? Pourquoi s\u2019empressent-ils autour des ch\u00e2sses contenant les reliques des saints ? Pourquoi les Roumains font-ils des p\u00e8lerinages ?<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Voil\u00e0 quelques questions auxquelles le chercheur Mirel B\u0103nic\u0103 t\u00e2che de r\u00e9ponde depuis plusieurs ann\u00e9es : <em>\u00ab D\u2019habitude, le p\u00e8lerin est une femme de plus de 60 ans, le plus souvent elle est retrait\u00e9e, et sa situation financi\u00e8re est modeste. Ses enfants sont partis, souvent le mari est d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Elle vit seule et de temps en temps, elle part en p\u00e8lerinage avec un groupe de voisines ou d\u2019amies. Le plus souvent, elle prend l\u2019autobus ou le minibus, c\u2019est pourquoi, je les appelle, non sans une certaine malice, \u00ab p\u00e8lerins d\u2019autocar \u00bb. Le p\u00e8lerin traditionnel, rural est bien mort. C\u2019est que les villages sont vieillis, d\u00e9peupl\u00e9s, touch\u00e9s par la migration. La belle p\u00e8lerine qui se rendait en charrette dans un lieu saint, avec ses enfants, avec ses fr\u00e8res et ses s\u0153urs, pour la f\u00eate patronale d\u2019un monast\u00e8re, par exemple, est en voie de disparition. Une nouvelle couche de p\u00e8lerins est en train de se former, provenant notamment des villes mono-industrielles\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>De longues filles d\u2019attentes se forment devant les \u00e9glises ou les monast\u00e8res et pour arriver devant une ch\u00e2sse abritant les reliques d\u2019un saint, les p\u00e8lerins doivent y passer entre 3 et 28 heures. Cette attente &#8212; affirme le chercheur &#8212; est une composante importante du p\u00e8lerinage orthodoxe, qui, \u00e0 la diff\u00e9rence du p\u00e8lerinage catholique, s\u2019\u00e9tend plut\u00f4t dans le temps que dans l\u2019espace. Dans les files d\u2019attente, les gens se serrent les uns contre les autres, plaisantent, rient, prient, partagent leur nourriture. Ils s\u2019ouvrent aux autres, ouvrent leurs c\u0153urs, racontent leurs petits drames et ce qui les am\u00e8ne en p\u00e8lerinage.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Vu de l\u2019ext\u00e9rieur, ce serpent fait de corps humains et qui se plie pour suivre le couloir d\u00e9limit\u00e9 par les cl\u00f4tures environnantes peut sembler comique &#8212; estime Mirel B\u0103nic\u0103 : <em>\u00ab A la regarder de loin, une file d\u2019attente devant une \u00e9glise ou un monast\u00e8re semble comique, on pleure de rire. Quand on se rapproche et on l\u2019int\u00e8gre, devant tous ces drames int\u00e9rieurs, toutes ces destin\u00e9es, toutes les histoires de la vie de ces gens, on pleure, tout court. Et ces drames, ce sont les drames de la Roumanie d\u2019aujourd\u2019hui : des gens qui cherchent le sens de leur existence, des gens ayant d\u00e9pass\u00e9 la soixantaine et qui ont v\u00e9cu les ann\u00e9es du communisme et qui ne savent plus o\u00f9 le classer sur le plan des id\u00e9es et des valeurs. Nous y d\u00e9celons une Roumanie d\u00e9chir\u00e9e par la migration, pauvre, malade\u2026 Pourtant, surprise ! Dans ses enfilades on retrouve aussi des jeunes travaillant dans de grandes compagnies ou qui gagnent tr\u00e8s bien leur vie. Pour eux, le p\u00e8lerinage est soit un exercice de d\u00e9veloppement personnel, soit une occasion de vaincre leur peur de la fatigue ou du froid\u2026  <\/em><\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p><em>Les raisons pour lesquelles les gens font un p\u00e8lerinage sont tr\u00e8s diverses. La plus importante est de nature taumaturgique, ils cherchent la gu\u00e9rison. Ils sont malades et ne vous imaginez pas qu\u2019ils n\u2019ont pas suivi un traitement m\u00e9dical, la plupart ont eu recours \u00e0 la m\u00e9decine classique. Il y a ensuite des personnes qui viennent prier pour leurs proches ou pour eux-m\u00eames. Pour les personnes \u00e2g\u00e9es, c\u2019est une forme de socialisation : ils chantent, ils se d\u00e9tendent, ils s\u2019amusent &#8212; nous ne devons pas avoir honte de ce mot. L\u2019Eglise a une tendance \u00e0 spiritualiser au maximum le p\u00e8lerinage. Eh non ! Les p\u00e8lerins sont des gens normaux, ils ne sont pas des fondamentalistes \u00e0 longue barbe, ni des saints qui battent de leurs ailes. Non, ce sont des gens comme vous et moi, qui font ce voyage ensemble, ils prient, ils lisent, ils mangent. Et ce sont l\u00e0 des formes de socialisation qui augmentent la qualit\u00e9 de leur vie. <\/em><\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p><em>Imaginez \u00e0 quoi peut ressembler l\u2019existence d\u2019une personne seule, retrait\u00e9e, vivant seule au 8e \u00e9tage d\u2019un immeuble dans un quartier pas du tout hupp\u00e9 de Bucarest. Ce sont des gens qui viennent par curiosit\u00e9, ils viennent une fois, \u00e7a leur pla\u00eet et ils viennent une deuxi\u00e8me fois. C\u2019est que les p\u00e8lerinages, \u00e7a cr\u00e9e une  d\u00e9pendance.<\/em><\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qui cr\u00e9e, en fait, cette d\u00e9pendance ? Si vous \u00eates jamais all\u00e9 \u00e0 un concert sur un stade, vous saurez avec pr\u00e9cision quel est le principal ingr\u00e9dient : l\u2019\u00e9motion.  Une \u00e9motion sacr\u00e9e, cette fois-ci &#8212; explique Mirel B\u0103nic\u0103 : <em>\u00ab C\u2019est l\u2019\u00e9tat de bien-\u00eatre &#8212; \u00e0 valeur th\u00e9rapeutique &#8212; du sacr\u00e9. On ne peut pas le d\u00e9crire par des mots, il faut le vivre. Les gens se sentent libres, affranchis de toute barri\u00e8re, de toute entrave et expriment sans contrainte leurs sentiments. L\u2019\u00e9motion remplit l\u2019espace et cette charge \u00e9motionnelle intense lie les gens. Vous ne pouvez pas imaginer ce que l\u2019on peut ressentir quand on entend 80 mille personnes chanter \u00ab A Nicula en haut de la colline \u00bb \u00e0 minuit, des cierges allum\u00e9s dans leurs mains. C\u2019est une \u00e9motion sacr\u00e9e que l\u2019on ne ressent dans aucune autre assembl\u00e9e de ce genre. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas facile de rester debout des heures enti\u00e8res, tr\u00e8s proche de \u00ab son prochain \u00bb. C\u2019est peut-\u00eatre justement la fatigue physique ou peut-\u00eatre l\u2019adr\u00e9naline qui s\u2019accumule dans l\u2019organisme qui font que les p\u00e8lerins ne ressentent pas le poids du temps. Et lorsqu\u2019ils se trouvent, enfin, pr\u00e8s de la ch\u00e2sse, l\u2019\u00e9motion balaie, tout simplement, la r\u00e9alit\u00e9 environnante :  <em>\u00ab On ne peut jamais rien obtenir sans donner quelque chose en \u00e9change. Et ceux qui font la queue savent que cette br\u00e8ve souffrance physique est une sorte d\u2019offrande symbolique faite \u00e0 une divinit\u00e9 qu\u2019ils ne peuvent pas voir, ne peuvent pas sentir, mais \u00e0 laquelle ils croient. S\u2019ils vous arrive de parler \u00e0 ces personnes, vous constatez qu\u2019elles ne se rappellent pas tr\u00e8s bien ce qui se passe durant ces secondes devant la ch\u00e2sse\u2026 soit ils sont tr\u00e8s fatigu\u00e9s, soit le passage devant la ch\u00e2sse entra\u00eene une d\u00e9charge <\/em><em>\u00e9motionnelle : ils pleurent, certains de tristesse, d\u2019autres de joie ou<\/em> <em>de fatigue. Ils mettent du temps \u00e0 retrouver leurs esprits, en sortant de l\u00e0. \u00bb  <\/em><\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Et pourtant, chaque ann\u00e9e, ils recommencent. Nous avons demand\u00e9 \u00e0 notre interlocuteur, Mirel B\u0103nic\u0103, de r\u00e9sumer en quelques mots le ph\u00e9nom\u00e8ne du p\u00e8lerinage, qu\u2019il consid\u00e8re comme essentiel pour comprendre la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble : <em>\u00ab C\u2019est la r\u00e9ponse d\u2019une partie significative de la soci\u00e9t\u00e9 roumaine aux changements si rapides qui ont eu lieu apr\u00e8s 1989. Le p\u00e8lerinage prouve que grand nombre de nos concitoyens tentent de donner un sens \u00e0 leur vie. Il cr\u00e9e un sens au c\u0153ur d\u2019un monde qu\u2019ils ne comprennent plus, o\u00f9 il ne r\u00e9ussissent plus \u00e0 s\u2019int\u00e9grer et dont ils sont m\u00e9contents. Nous ne savons pas comment cette forme de spiritualit\u00e9 va \u00e9voluer, elle conna\u00eetra peut-\u00eatre ses p\u00e9riodes de grandeur et de d\u00e9cadence. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Le week-end dernier, le parfum du p\u00e8lerinage a flott\u00e9 de nouveau sur la colline de l\u2019Eglise m\u00e9tropolitaine \u00e0 Bucarest: basilic, fatigue, sueur, parfum bon march\u00e9, chants, nuit, obscurit\u00e9, gendarmes, barri\u00e8res, plats traditionnels succulents, m\u00e9dias, r\u00e9flecteurs, avenir, communisme, nostalgie et, de nouveau, avenir\u2026 (trad. : Dominique)<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque ann\u00e9e, \u00e0 la mi-octobre, des centaines de milliers de personnes se dirigent vers la ville de Ia\u015fi, pour le f\u00eate de Sainte Parasc\u00e8ve, ensuite, le 26 octobre, vers Bucarest, pour la Saint D\u00e9m\u00e8tre. 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