{"id":888075,"date":"2025-08-26T10:49:10","date_gmt":"2025-08-26T07:49:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rri.ro\/?p=888075"},"modified":"2025-08-26T12:14:26","modified_gmt":"2025-08-26T09:14:26","slug":"lhistoire-dun-metier-en-voie-de-disparition","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.rri.ro\/fr\/chroniques-hebdomadaires\/la-roumanie-chez-elle\/lhistoire-dun-metier-en-voie-de-disparition-id888075.html","title":{"rendered":"L&rsquo;histoire d&rsquo;un m\u00e9tier en voie de disparition"},"content":{"rendered":"<p>Les m\u00e9tiers d\u2019autrefois ont quasi disparu. Quelques personnes seulement les pratiquent encore, ce qui rend leur art d\u2019autant plus pr\u00e9cieux et leurs histoires d\u2019autant plus int\u00e9ressantes. C\u2019est le cas de notre invit\u00e9 du jour, Petru Chincea, ceinturier. Originaire des Monts du Banat (ouest), cela fait 60 ans d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il travaille le cuir de ses propres mains, avec la m\u00eame passion, en fabriquant des ceintures et autres objets similaires. Un m\u00e9tier qu\u2019il a appris d\u00e8s son enfance et qu\u2019il perp\u00e9tue \u00e0 la lettre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Un m\u00e9tier h\u00e9rit\u00e9 de son grand-p\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>Petru Chincea raconte :<br \/>\n<em>\u00ab J\u2019ai h\u00e9rit\u00e9 ce m\u00e9tier de mon grand-p\u00e8re maternel. Il \u00e9tait paysan, mais il travaillait \u00e0 l\u2019usine sid\u00e9rurgique. L\u00e0-bas, il y avait plein de ceintures qui \u00e9taient tout simplement jet\u00e9es \u00e0 la poubelle, bien qu\u2019encore en bon \u00e9tat. Mon grand-p\u00e8re, lui, s\u2019est alors demand\u00e9 : qu\u2019est-ce que je pourrais en faire ? Et il a commenc\u00e9 \u00e0 fabriquer des harnais d\u2019attelage pour les chevaux. Le soir, il essayait de me convaincre de l\u2019aider, puisqu\u2019il aurait aim\u00e9 que son petit-fils suive ses pas et perp\u00e9tue sa passion. Car c\u2019\u00e9tait bien une passion, pas un m\u00e9tier. Lui, il travaillait \u00e0 l\u2019usine et le soir, il fabriquait des ceintures. Il en faisait pour les gens du village, \u00e9tant pay\u00e9 par journ\u00e9e de travail. Et il me disait : \u00ab Mon petit-fils, viens voir comment je travaille et ton Papy te r\u00e9compensera \u00bb. \u2013 \u2018Mais comment vas-tu me r\u00e9compenser ? \u00bb je lui demandais. Il me disait : \u00ab Je te donne un leu et tu ach\u00e8tes des bonbons avec ! \u00bb Pour moi, c\u2019\u00e9tait vraiment fantastique ! \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le p\u00e8re de Petru Chincea aurait aim\u00e9 que son fils travaille comme lui, \u00e0 l\u2019usine. Mais le jeune Petru n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 attir\u00e9 par cette activit\u00e9, puisqu\u2019il voyait chaque jour son p\u00e8re porter ses vieilles salopettes sales, comme il nous l\u2019a racont\u00e9. Alors, apr\u00e8s avoir fini 10 ann\u00e9es d\u2019\u00e9tude, il a quitt\u00e9 sa ville natale de Resita pour se rendre \u00e0 Iasi (est) et suivre une \u00e9cole professionnelle. Il en est revenu apr\u00e8s trois mois, pour travailler dans un atelier qui appartenait \u00e0 un autre ouvrier de l\u2019usine sid\u00e9rurgique et o\u00f9 les ma\u00eetres ceinturiers \u00e9taient form\u00e9s.<\/p>\n<p>Petru Chincea poursuit son histoire :<\/p>\n<p><em>\u00ab C\u2019est ainsi que j\u2019ai commenc\u00e9 mon m\u00e9tier. J\u2019ai pass\u00e9 deux ans au sein de cet atelier, j\u2019\u00e9tais sous contrat. C\u2019est mon p\u00e8re qui a d\u00fb signer un contrat sur 5 ans. Pourtant, au moment o\u00f9 je suis parti pour faire mon service militaire obligatoire, j\u2019\u00e9tais plut\u00f4t attir\u00e9 par le travail dans l\u2019industrie sid\u00e9rurgique, car il \u00e9tait pay\u00e9 le triple du salaire que je touchais \u00e0 l\u2019atelier. En revanche, l\u2019atelier me permettait d\u2019avoir plus de libert\u00e9, des horaires plus flexibles, mais le salaire \u00e9tait trop faible. Mais moi, je me suis mari\u00e9 avant mon service militaire et j\u2019avais besoin d\u2019argent. Mes camarades ceinturiers qui travaillaient \u00e0 l\u2019usine me tenaient au courant des postes disponibles : quelqu\u2019un est parti \u00e0 la retraite, un autre est parti travailler en Allemagne, venez les remplacer si vous voulez. Alors, une fois le service militaire termin\u00e9, je les ai rejoints \u00bb.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Au d\u00e9but, l\u2019usine sid\u00e9rurgique embauchait uniquement des Allemands et des Hongrois, deux ethnies tr\u00e8s bien repr\u00e9sent\u00e9es dans l\u2019ouest de la Roumanie. Ce n\u2019est que plus tard que les Roumains ont appris des m\u00e9tiers, comme celui de ceinturier ou cordonnier. Puis, vers la fin des ann\u00e9es 80, l\u2019usine comptait 14 ceinturiers, par rapport aux 40 mentionn\u00e9s dans les archives d\u2019apr\u00e8s la Seconde guerre mondiale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les temps changent, il faut s&rsquo;adapter<\/strong><\/p>\n<p>Et comme les temps \u00e9taient en train de changer, notre invit\u00e9 a d\u00fb lui aussi s\u2019adapter. Il a donc ouvert son propre atelier. Petru Chincea se souvient :<\/p>\n<p><em>\u00ab En 2000, je me suis rendu compte que l\u2019usine allait bient\u00f4t ne plus avoir besoin de ceinturiers. Alors, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 ramasser des outils pour mettre sur pied un petit atelier. Tous les outils \u00e9taient fabriqu\u00e9s \u00e0 l\u2019usine, c\u2019\u00e9tait comme \u00e7a. C\u2019est donc en 2001 que j\u2019ai ouvert mon propre atelier. J\u2019y travaillais 10 heures par jour. Aujourd\u2019hui je regrette ne pas pouvoir le laisser en h\u00e9ritage, puisque je n\u2019ai pas d\u2019enfants et que personne ne souhaite plus apprendre ce m\u00e9tier \u00bb.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans son propre atelier, Petru Chincea a appris \u00e0 tout faire, tout ce qui lui \u00e9tait demand\u00e9, m\u00eame des chaussures. Il y passait le plus clair de son temps, beaucoup plus qu\u2019\u00e0 l\u2019usine. Et il a aussi d\u00fb mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve sa cr\u00e9ativit\u00e9, explique-t-il :<\/p>\n<p><em>\u00ab Effectivement, il faut avoir un peu de cr\u00e9ativit\u00e9, tout comme un peintre ou un sculpteur. Quand on m\u2019a demand\u00e9 de faire des chaussures, j\u2019en ai fait. Et bien d\u2019autres objets. Un beau jour, ces m\u00e9tiers en voie de disparition seront de nouveau recherch\u00e9s, et, \u00e0 ce moment-l\u00e0, il n\u2019y aura plus personne pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande, car on ne forme plus les jeunes. Les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui, ils pr\u00e9f\u00e8rent la technologie, Internet. Moi, je fais des ceintures pour les pantalons, des ceintures \u00e9paisses comme celles port\u00e9es par les bergers ou celles que les vieux du village utilisaient autrefois lorsqu\u2019ils allaient travailler dans les champs, des ceintures pour les sportifs ou ceux qui ont des maux de dos. Je fabrique aussi des \u00e9tuis \u00e0 couteau en cuir, des laisses pour chiens, des chaussures pour le costume traditionnel dont le cuir est plus fin \u2026 Bref, un peu de tout. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;atelier, un lieu de patrimoine vivant<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jadis, le travail du cuir \u00e9tait un m\u00e9tier essentiel pratiqu\u00e9 dans les villages roumains, car les paysans avaient besoin d\u2019\u00e9quipements durables pour le travail des animaux et autres produits quotidiens comme ceux mentionn\u00e9s par notre invit\u00e9. Aujourd\u2019hui, les produits de Petru Chincea sont surtout appr\u00e9ci\u00e9s en tant qu\u2019objets d\u2019art traditionnel lorsqu\u2019ils sont expos\u00e9s aux foires et festivals traditionnels ou parfois dans des collections priv\u00e9es. Chaque objet est unique, car fait \u00e0 la main et d\u00e9cor\u00e9 de motifs traditionnels sp\u00e9cifiques de la r\u00e9gion du Banat. En tant que l\u2019un des derniers repr\u00e9sentants de son art, pour ses confr\u00e8res, Petru Chincea est plus qu\u2019un ma\u00eetre artisan. Il est un symbole de sa communaut\u00e9, un t\u00e9moin vivant d\u2019un monde en voie de disparition, alors que son atelier est un v\u00e9ritable lieu de patrimoine vivant. (trad. Valentina Beleavski)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les m\u00e9tiers d\u2019autrefois ont quasi disparu. Quelques personnes seulement les pratiquent encore, ce qui rend leur art d\u2019autant plus pr\u00e9cieux et leurs histoires d\u2019autant plus int\u00e9ressantes. C\u2019est le cas de notre invit\u00e9 du jour, Petru Chincea, ceinturier. 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