Jeu de positions sur la scène politique roumaine

jeu de positions sur la scène politique roumaine Quelques mois avant le scrutin présidentiel de novembre, la scène politique de Roumanie se redessine suite à la fusion des deux partis de premier rang...

Le Parti National Libéral et le Parti Démocrate Libéral se sont réunis par fusion au sein d’une nouvelle formation politique qui préservera la dénomination historique de PNL. Le nouveau parti avancera un candidat commun aux élections présidentielles prévues en novembre et son nom sera annoncé courant août. A cette occasion, Vasile Blaga, le leader des démocrates- libéraux, a déclaré: « L’actuel PNL est le résultat de la fusion du PDL avec le PNL. On s’est proposé de respecter le statut de droit et les valeurs de nos confrères du Parti populaire européen, à savoir : dignité, justice, liberté et solidarité »

 

A son tour, le président libéral, Klaus Iohannis, opine que la nouvelle formation renforcera les démarches censées aboutir à la réunification de la droite roumaine.

« Ce parti a été créé afin de changer la Roumanie pour le mieux. Nous voulons remporter les élections présidentielles, mais aussi les parlementaires de 2016 afin d’inscrire le pays sur une meilleure voie pour les dix années à venir ».

 

Créé en 1875, le PNL figure parmi les principaux partis de Roumanie. En février 2014, l’actuel premier ministre, Victor Ponta, leader du PSD, a rejeté la nomination de Klaus Iohannis aux fonctions de vice premier ministre. Un geste qui a débouché sur la décision des ministres libéraux de quitter le pouvoir pour rejoindre l’opposition. D’autre part, le PDL est une formation politique parlementaire de centre – droit créée en décembre 2007 suite à la fusion du Parti démocrate avec le Parti libéral démocrate. Le parti fut au pouvoir entre 2008 et mai 2012 quand il est passé dans l’opposition.

 

Tandis que le PNL a décidé de garder secret le nom de son candidat, l’UDMR, au pouvoir, a désigné jeudi son représentant aux futures élections présidentielles en la personne de Kelemen Hunor, leader de la formation. Celui-ci s’était déjà porté candidat au Palais de Cotroceni en 2009. Récemment, M. Hunor a annoncé sa décision de quitter la gouvernance d’ici le 1er août, après que l’Etat roumain a décidé de plaider du côté de la Commission européenne à la Cour européenne de Justice de Luxembourg contre une initiative citoyenne visant les minorités ethniques et linguistiques dont le co-auteur est justement Kelemen Hunor.

 

Par conséquent, l’UDMR a avancé l’idée que les fonctions de Hunor soient assumées par la sénatrice Rozalia Biro. Si la proposition reçoit l’aval du premier ministre et du chef de l’Etat, Mme Biro deviendra la première femme vice présidente de Roumanie. Précisons que l’UDMR est une formation politique parlementaire créée afin de représenter les intérêts de la communauté magyare de Roumanie. Depuis 1996, le parti a toujours présenté son propre candidat aux présidentielles. (trad. Ioana Stancescu)


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Publicat: 2014-07-18 14:11:00
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