« Une heure pour la planète »

« une heure pour la planète »           Chaque année, le dernier samedi du mois de mars, des millions de gens, d'institutions et d'entreprises éteignent les lumières pendant une heure, marquant ainsi le plus grand évènement de l'histoire dédié à l'environnement - « Une heure pour la Terre ». 

Ce geste veut répandre le message fort sur l'impact négatif que chacun d'entre nous a sur la planète et ses ressources naturelles. La Roumanie s'est jointe aux quelques 7.000 villes de plus de 180 pays pour montrer qu'elle souhaite davantage de détermination et d'actions concrètes pour que les problèmes toujours plus graves de l'environnement trouvent leur solution. Même le Palais du Parlement de Bucarest, le bâtiment civil le plus grand au monde qui consomme en une heure une quantité d'énergie équivalente à celle utilisée par une ville de 20.000 habitants, a rejoint cet événement global. Au fil du temps, des constructions emblématiques, comme le pont Golden Gate à San Francisco, le Colisée à Rome, la Tour Eiffel à Paris, le Sphinx et les Pyramides de Gizeh, en Egypte, ont été plongés dans le noir pour marquer « Une heure pour la Planète ».

 

Adriana Trocea, coordinatrice de la campagne roumaine et membre de l'organisation WWF Roumanie (World Wild Fund, le Fonds mondial pour la nature), rappelle les débuts de ce mouvement en faveur de l'environnement. « Une heure pour la Terre » est un mouvement qui a commencé en 2007, à Sydney. WWF avait voulu créer un évènement ouvert à tous ceux qui souhaiter transmettre un message sur les effets négatifs des changements climatiques. Cette première édition avait rassemblé plus de 2 millions de personnes. Plus tard, en 2009, on est passé à une nouvelle étape appelée « Beyond the Hour » - « Au-delà d'une heure pour la planète ».Outre le geste symbolique d'éteindre la lumière, nous nous sommes dit qu'il fallait réfléchir à ce que l'on pouvait faire de plus, au quotidien, pour contribuer à la protection de la nature dont nous avons tous tant besoin. » 

 

Une étude publiée peu avant l'évènement « Une heure pour la planète » avertit contre l'impact des changements climatiques sur des dizaines d'espèces d'animaux et de plantes des zones avec la plus grande diversité de la flore et de la faune sauvage. Avant la fin de ce siècle, l'Amazone, certaines zones d'Australie et d'Afrique ou les îles Galápagos auront perdu beaucoup de leurs espèces, à cause des changements climatiques. 

 

C'est aussi la raison pour laquelle, ce 24 mars, des millions de personnes du monde entier ont pris l'engagement de protéger la biodiversité et de promouvoir les solutions nécessaires pour un avenir durable. Adriana Trocea: « Cette année, en plus d'éteindre la lumière et de penser à faire plus pour la planète, on a ajouté un débat public sur la biodiversité. Malheureusement, il y a beaucoup d'espèces menacées en voie d'extinction et c'est ce qui a donné l'idée de ce débat. En fait, on invite les gens à discuter de la biodiversité et de la nature et on les encourage à écrire des lettres adressées à la nature, où ils expriment leur volonté d'agir plus pour protéger les espèces. Par exemple, je suis passionnée d'une certaine espèce aquatique, donc je vais lui écrire une lettre. À la fin, on va collecter tous les messages et on va les remettre aux autorités.»

 

« Une heure pour la planète » est un signal d'alarme pour la protection de la nature, mais c'est aussi le bon moment de nous décider à recycler, à marcher plus ou à utiliser le vélo en ville, à prendre des douches plus rapides, à utiliser des énergies renouvelables ou à changer nos habitudes de consommation.  
 


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Publicat: 2018-03-26 14:59:00
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