Nouvelles réactions après les déclarations de la première ministre Dăncilă

nouvelles réactions après les déclarations de la première ministre dăncilă L’annonce controversée de la première ministre roumaine au sujet du transfert de l’ambassade de Roumanie en Israël à Jérusalem donne lieu à de nouvelles réactions.

Inhabilité politique, dilettantisme poussé à l’extrême dans un domaine aussi compliqué que la politique étrangère, mauvais calcul sur les avantages d’un tel geste, c’est ainsi qu’a été commentée en Roumanie l’annonce faite à Washington par la première ministre Viorica Dăncilă au sujet du transfert de l’ambassade de Roumanie en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Après avoir sanctionné ce qu’il a appelé la parfaite ignorance de la cheffe du cabinet en matière de politique étrangère et lui avoir rappelé que la décision finale lui appartiendrait, le président Klaus Iohannis a commencé à évaluer les dégâts engendrés par cette annonce. Il a affirmé que c’était ce qui avait déterminé le roi Abdallah de Jordanie à annuler la visite qu’il devait faire en ce début de semaine en Roumanie. Et le geste du souverain hachémite survient après les critiques véhémentes de l’OLP. Klaus Iohannis :

 

« Le roi de Jordanie s’est senti personnellement offensé par l’approche de madame la première ministre à ce congrès en Amérique et a contremandé sa visite. C’est un problème réel pour la Roumanie. La Roumanie a construit des relations de confiance avec le monde arabe. C’est une des seules constantes, elle a été du moins une des seules constantes de la politique étrangère de la Roumanie. »

 

Au contraire, le chef du parti de la première ministre, le leader du PSD, Liviu Dragnea, soutient que le transfert de l’ambassade de Roumanie en Israël de Tel Aviv à Jérusalem n’apporterait que des bénéfices. Dragnea demande au président Iohannis de prendre une décision au plus vite au Conseil suprême de défense de la Roumanie et lui reproche le retard dans la nomination d’un ambassadeur en Israël. Liviu Dragnea :

 

« C’est une discussion qui doit être entamée, qui doit avoir lieu et qui doit être finalisée au Conseil suprême ; seul un échange de répliques ne suffit pas. En même temps, un très grand problème que nous avons avec l’Etat hébreu, c’est le refus du président Iohannis de nommer un ambassadeur roumain depuis deux ans, malgré le fait qu’il a reçu plusieurs propositions de la part du gouvernement. »

 

Les libéraux, d’opposition, exigent la démission du gouvernement, estimant qu’il a affecté l’image du pays. Le leader du PNL, Ludovic Orban :

 

« Au niveau de l’Union européenne, à coup sûr, l’image de la Roumanie sera profondément affectée, parce que je rappelle à madame Dăncilă qu’elle ne s’exprime pas en tant que personne privée, mais en tant que premier ministre du pays qui exerce la présidence du Conseil de l’Union européenne et que quelque déclaration qu’elle fasse, c’est à ce titre officiel qu’elle est faite. »

 

Les commentaires de la presse à l’égard de la problématique de l’UE sont défavorables. « L’annonce de la première ministre roumaine a brisé la position commune de l’UE et de l’ONU, selon laquelle Jérusalem, sis maintenant sous l’occupation militaire d’Israël, doit revenir en même temps à l’Etat hébreu et à la Palestine dans le cadre d’une future solution des deux Etats », note EUObserver. La publication en ligne considère que l’annonce a porté une atteinte supplémentaire à la politique de l’UE, vu que la Roumanie détient à présent la présidence tournante du bloc communautaire. Cependant, toutes les réactions à l’annonce de madame Dăncilă faite à la conférence du Comité américano-israélien pour les politiques publiques de Washington ne sont pas négatives. Ses affirmations ont été saluées par le vice-président américain Mike Pence et par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

                                                                               (Trad.: Ligia)


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Publicat: 2019-03-26 13:05:00
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