Une campagne pour protéger la forêt

une campagne pour protéger la forêt Le Rapport sur les coupes illégales dans les forêts de Roumanie en 2017 a été lancé à l’automne dernier.

Ces dernières années, les organisations de protection de l'environnement se sont investies, de plus en plus, à identifier et à signaler les cas de coupes illégales de forêts. Suite aux investigations entreprises, les écologistes tirent de nouveau la sonnette d'alarme : même des forêts de réserves naturelles, celles de parcs nationaux, sont exploitées, et les autorités n'exercent aucun contrôle sur la gestion durable de ces dernières.


        Depuis plus de 10 ans, Greenpeace Roumanie mène une campagne nationale pour la protection et l'administration durable des forêts. Le Rapport sur les coupes illégales dans les forêts de Roumanie en 2017 a été lancé à l'automne dernier. 12.487 cas de coupes illégales ont été identifiées au niveau national, soit une moyenne de 34 par jour, 32% de plus que durant l'année antérieure. Et c'est toujours l'année dernière que les représentants de Greenpeace, d'autres ONGs d'environnement partenaires et des spécialistes en la matière ont réussi à bloquer une proposition législative qui aurait permis des défrichements dans les forêts de Roumanie ayant la plus grande valeur : les forêts vierges et quasi-vierges. Le coordinateur de la campagne Greenpeace Roumanie pour les forêts, Cristian Găluşcă, explique :« L'année dernière n'a pas été des meilleures pour les forêts roumaines, loin s'en faut. Nous avons eu des discussions avec le ministère de l'Environnement pour améliorer le SUMAL, un système informatique intégré de suivi du matériel ligneux, l'Inspecteur de la forêt, le Radar de la forêt, la transparence, en général, en matière d'exploitation des forêts. En févier, nous nous sommes heurtés à une initiative législative qui permettait des interventions ultérieures dans les forêts bénéficiant de tous les types de protection, même dans les forêts séculaires, celles à protection intégrale. Cette loi aurait donc permis aux maires de défricher et de faire sortir du fonds forestier même la forêt ayant la plus grande valeur qui existe en Roumanie. Heureusement, après un mois et demi de contestation de notre part et de la part de nos collègues, cette loi n'est pas passée. En revanche, la loi qui prévoit la création de l'Agence pour les aires protégées est passée, elle. La Roumanie dispose d'environ un million d'hectares d'aires protégées. Jusqu'à l'année dernière, elles étaient gérées par Romsilva, par des agents privés et par des ONGs, à hauteur d'un tiers par chacune de ces entités. Toutefois, nous avons des problèmes d'exploitation des forêts dans certaines aires protégées. On fait comme dans une forêt normale, on ne tient pas compte que ce sont des aires protégées. On intervient par excès dans les zones tampon, là où il ne faudrait faire que des travaux de conservation, et en aucun cas des coupes primaires et d'autres coupes... De ce fait, nous nous attendons à toute sorte d'abus de la part de cette agence... »

        

Et parce que le ministère des Eaux et des Forêts n'a pas continué à développer et à améliorer les instruments numériques, tels que le Radar de la forêt ou l'Inspecteur de la forêt, pour rendre le contrôle des activités sylvicoles plus efficace, les spécialistes de Greenpeace ont mis à la disposition des citoyens un nouvel instrument. Il leur permet de s'investir activement dans la lutte pour la protection des forêts. Ils ont lancé une application pour téléphones portables, Forest Guardians, pour identifier les coupes illégales et les rapporter à l'autorité. Jusqu'ici, plus de 11.000 citoyens ont téléchargé l'application et ont assuré un suivi de 30.000 ha de forêts environ.


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Publicat: 2019-06-03 17:31:00
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