La crise au Moyen Orient vue depuis Bucarest

la crise au moyen orient vue depuis bucarest Bucarest suit de près et analyse la situation au Moyen Orient, pour pouvoir prendre les mesures nécessaires au niveau institutionnel, assure le ministre de la Défense, Nicolae Ciucă.

Attendu avec impatience, le discours de mercredi soir du président américain Donald Trump a effacé en quelque sorte les craintes les plus sombres. Une confrontation militaire au Moyen Orient n'est pas imminente et les Etats - Unis se disent ouverts aux négociations en vue d'un nouvel accord avec l'Iran, pays dont les capacités nucléaires sont bien connues. Cette déclaration du locataire de la Maison Blanche arrive dans un moment très tendu, après que les Etats-Unis aient tué le général iranien Qassem Soleimani. Mercredi, Donald Trump a aussi fait part de son intention d'imposer de sanctions économiques supplémentaires à l'Iran. Il a appelé l'OTAN à s'impliquer davantage au Moyen Orient et en Europe, demandant en même temps à la Chine et à la Russie de renoncer à l'accord nucléaire conclu avec Téhéran en 2015 et de se mettre d'accord pour une nouvelle collaboration. « Washington souhaite faire la paix avec ceux qui le veulent », a conclu le leader américain son allocution à la Maison Blanche. 


Toutefois, les attaques contre des bases militaires américaines d'Irak lancées avant ce discours ont agité les esprits partout dans le monde, y compris en Roumanie, Bucarest décidant de transférer temporairement les 14 militaires roumains se trouvant dans ce pays. Les responsables de Bucarest ont fait appel à une approche calme et diplomatique de la crise. 


Le ministre roumain des Affaires étrangères, Bogdan Aurescu, a déclaré : « La Roumanie réitère fermement son appel à la désescalade. Nous pouvons vous informer aussi que les militaires roumains faisant partie de la coalition contre DAESH n'ont pas été touchés par les frappes, ce qui est une bonne nouvelle. De même, vu que plusieurs missiles ont visé aussi la région d'Erbil, où vit une communauté d'environ 180 Roumains, par le biais du Consulat général de la Roumanie à Erbil nous avons confirmé le fait que les ressortissants roumains ne sont pas affectés par ces évolutions. » 


Roxana Diaconescu est une Roumaine qui vit depuis près d'un an dans la zone. Elle a 35 ans, elle est en train de travailler sur son doctorat en sciences politiques et fait partie d'une ONG qui déroule des programmes humanitaires. Voici ce qu'elle a raconté pour Radio Roumanie : « Je ne peux pas dire que j'ai ressenti l'attaque iranienne, bien que j'habite pas loin de la base militaire, sise dans le cadre de l'aéroport. Je n'ai pas entendu les tirs. Je n'ai rien su en fait, avant le matin lorsque j'ai lu les infos. Ce fut une journée de travail normale, je suis allée au bureau, mon enfant est allé à l'école. Tout le monde s'inquiète en quelque sorte pour ce qui pourrait arriver, tout le monde se demande si les Etats-Unis vont oui ou non riposter. Pour l'instant les ONG n'ont pas commencé à rapatrier leurs expats d'Irak.»


Il est important de rassurer l'opinion publique, ajoute à son tour le ministre roumain de la Défense, Nicolae Ciucă. Bucarest suit de près et analyse la situation au Moyen Orient, pour pouvoir prendre les mesures nécessaires au niveau institutionnel, a-t-il encore précisé. (Trad. Valentina Beleavski)


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Publicat: 2020-01-09 13:07:00
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