Le gouvernement compte intervenir sur le marché des carburants
Le projet de décret d'urgence par lequel le gouvernement roumain compte déclarer l'état de crise sur le marché du pétrole brut et des produits pétroliers, ainsi qu’introduire des mesures de protection de l'économie et de la population, sera adopté demain lors de la réunion ordinaire du gouvernement, a annoncé le service de presse de l'exécutif de Bucarest.
Alex Diaconescu, 25.03.2026, 15:52
Suite aux pourparlers d’aujourd’hui au sein du Conseil national tripartite pour le dialogue social, le ministère des Finances introduira une série de modifications qu’il annoncera ce soir. L’adoption de ce décret d’urgence était incertaine en raison des tensions au sein de la coalition PSD-PNL-USR-UDMR, au pouvoir à Bucarest, mais aussi entre le gouvernement et les syndicats. Les cinq confédérations syndicales représentatives ont refusé de dialoguer avec l’exécutif au Conseil tripartite, convoqué aujourd’hui par le Premier ministre Ilie Bolojan, sur la question des mesures visant à limiter la hausse des prix.
Effets négatifs de l’intervention gouvernementale
Seuls les représentants des organisations patronales ont participé aux pourparlers. Ils ont souligné qu’un plafonnement des marges commerciales ne peut être soutenu que par les stations-service intégrées à une chaîne complète, de la raffinerie à la pompe. En revanche, les commerçants qui achètent du diesel directement, par exemple, appliquent une faible marge commerciale, et un plafonnement leur provoquera des pertes économiques.
Mesures visant à limiter la flambée des prix
Le décret déclarera l’état de crise dans le secteur des carburants, limitera les exportations de diesel depuis la Roumanie, plafonnera la marge commerciale des entreprises pétrolières à 50 % de la moyenne de l’année précédente et créera un mécanisme empêchant les entreprises d’augmenter artificiellement le prix à la pompe de l’essence et du diesel.