Trente cinq ans après la chute du communisme, les Roumains doivent se rappeler leur passé
La poétesse Ana Blandiana se penche sur l’exposition « Ennemies du peuple ».
Parmi les historiens étrangers qui ont étudié l’histoire de la Roumanie, le nom du Britannique Dennis Deletant se distingue par la diversité des thèmes abordés et par l’érudition dont il a fait preuve dans ses écrits.
Du XVIᵉ siècle jusqu’au début du XIXᵉ siècle, les princes et les grands boyards roumains offraient à des établissements monastiques chrétien-orthodoxes d’Orient des monastères, dotés de toutes leurs terres et tous leurs biens, situés sur le territoire des Principautés roumaines.
Les archives du Centre d’Histoire Orale de la Radiodiffusion roumaine conservent un document sonore exceptionnel : la voix du cardinal Iuliu Hossu, alors évêque gréco-catholique, survivant plus tard des geôles communistes, celui qui lut à la foule rassemblée à Alba Iulia les résolutions de l’Assemblée.
L’historien Ion Agrigoroaie, étudiant à l’Université de Iași au plus fort de la période stalinienne, racontait en 1995 au Centre d’Histoire Orale de la Radiodiffusion roumaine l’atmosphère délétère qui régnait lorsqu’il rejoignit l’université.
C’est à l’initiative des Américains qu’à l’été 1919, environ 1.500 athlètes se sont affrontés à Paris, sur le nouveau stade Pershing qu’ils venaient de construire, dans 19 disciplines sportives réunies sous le nom de Jeux Interalliés. La Roumanie avait également été invitée à y participer : un bataillon roumain a défilé en juillet 1919 lors de la parade précédant les Jeux. Les athlètes roumains se sont engagés dans les épreuves de football, rugby, tir, athlétisme, équitation, tennis, natation, lutte et boxe, sans toutefois obtenir de résultats notables.
Comment l’idée d’une cathédrale nationale orthodoxe, destinée à représenter l’ensemble du peuple roumain, est-elle née ?
Parmi les sources qui évoquent l’espace roumain médiéval, figurent aussi les écrits du chroniqueur et diplomate serbe George Brankovici.
Le plan de transformation radicale de la Roumanie du parti communiste a également inclus la culture. La nouvelle culture socialiste n’était en aucun cas une culture libre, mais bien son opposé : une culture violente et répressive, qui censurait brutalement le présent et surtout le passé. Ainsi, dans les bibliothèques publiques roumaines, des fonds secrets ont été constitués, rassemblant des livres, brochures et publications interdites, parus pour la plupart avant 1945-1948.
L’histoire de la Bibliothèque de l’Académie Roumaine épouse celle de l’institution-mère, et plus largement, celle du pays lui-même. Les périodes de prospérité ont alterné avec les temps sombres, affectant à la fois sa mission et le destin de ceux qui y travaillaient.
Parmi les roumains vivant au-delà des frontières nationales, ceux de Croatie, plus précisément de la péninsule d’Istrie, sont sans doute les moins connus. La raison en est simple : ils sont les moins nombreux de tous les groupes roumains qui vivent hors de nos frontières et géographiquement les plus éloignés du noyau compact formé autour de l’arc carpatique et du bassin du Danube. Découverte.
La Gendarmerie roumaine est une des institutions de l’Etat roumain les plus anciennes, dont les premières unités ont été créées en 1850, avec pour principale mission : assurer l’ordre public. Mais les gendarmes roumains ont également participé aux deux guerres mondiales. Histoire.
Né en 1900 à Bacău, dans une famille d’intellectuels, il était docteur en droit de l’Université de Leipzig, en Allemagne. Acquis aux idées marxistes dès 1919, auteur de textes de droit, d’histoire, de philosophie, de sociologie et d’économie, il est considéré comme l’un des fondateurs du Parti communiste roumain.
En 1921 le Parti communiste roumain voyait le jour en tant qu'agence du Komintern. En 1924, il était placé hors la loi, sous accusation, entre autres, de „démantèlement” de la Roumanie. Entre 1924 et 1944, le Parti communiste roumain a fonctionné dans l'illégalité et ses membres ont mis en œuvre tout ce qui était nécessaire pour saboter l'État roumain. Retour.