Le Danube est, par excellence, un fleuve européen, et c’est l’Empire romain qui en a fait le concept d’une frontière forte, séparant la civilisation d’une part, des « barbares » de l’autre. Mais, en même temps, l’Empire a continué de voir dans le Danube à la fois une limite naturelle provisoire, une limite à dépasser, et un moyen d’entrer en contact avec l’autre humanité, située hors de son autorité.
Pendant près de cinq siècles, des centaines de milliers de Rroms ont vécu en esclavage sur le territoire de l’actuelle Roumanie. Une réalité historique encore largement méconnue, dont les conséquences continuent de résonner aujourd’hui.
La date du 19 février 2026 est particulièrement importante : elle marque, en effet, 150 années depuis la naissance de Constantin Brâncuși, sculpteur roumain de renommée mondiale
Elle représente l’acte fondateur de la Roumanie moderne, aux côtés de deux autres moments fondateurs : l’indépendance de l’État, acquise en 1877, enfin la proclamation du Royaume en 1881.
En 1948, après l’instauration du régime communiste, l’Église gréco-catholique sera dissoute et interdite d’exercer son sacerdoce par le nouveau pouvoir, soucieux de couper les liens des Roumains avec le Vatican et plus largement avec le monde occidental. De nombreux responsables politiques et prélats gréco-catholiques seront alors jetés en prison. C’est là qu’ils rencontrent des confrères orthodoxes et des représentants d’autres Églises victimes de la répression communiste, donnant naissance à une véritable solidarité trans-confessionnelle. Témoignage.
Au début des années 1960, la politique étrangère du gouvernement communiste de Bucarest s’est rapidement orientée vers l’Afrique et l’Asie. Le Tiers-Monde devenait de plus en plus attractif, et la Roumanie n’a pas tardé à envoyer ses diplomates pour promouvoir ses intérêts. Retour.
La guerre de Transnistrie est devenue un conflit gelé. Et les perspectives de sa résolution restent floues, à l’image de la région. Analyse.
Durant la terrible période stalinienne, la diplomatie roumaine a été placée sous le signe d’une idéologisation agressive et mise sous la coupe de cadres promus sur la base de la soi-disant « origine sociale saine ». Il s’agissait, en réalité, d’un recrutement de diplomates issus de milieux sociaux modestes, sans expérience aucune, et dont seule comptait la soumission aux dogmes du régime communiste.
Lucian Blaga est né en 1895 dans le département d’Alba, en Transylvanie, province située alors dans l’empire d’Autriche-Hongrie. Il est mort en 1961, à Cluj. Il a étudié la théologie à Sibiu, puis la biologie et la philosophie à Vienne, où il a également soutenu son doctorat en philosophie en 1920.
Le procès des époux Ceaușescu a pris une tournure dont les Roumains d’aujourd’hui se souviennent avec dégoût. La précipitation avec laquelle les deux époux ont été jugés et exécutés, le peu de respect voué aux normes de droit d’une société qui entendait se proclamer dorénavant démocratique, ont transformé ce procès en l’opposé de ce qu’il aurait dû être : ce fut en fait le dernier procès stalinien de l’histoire.
Trente cinq ans après la chute du communisme, les Roumains doivent se rappeler leur passé
La poétesse Ana Blandiana se penche sur l’exposition « Ennemies du peuple ».
Parmi les historiens étrangers qui ont étudié l’histoire de la Roumanie, le nom du Britannique Dennis Deletant se distingue par la diversité des thèmes abordés et par l’érudition dont il a fait preuve dans ses écrits.
Du XVIᵉ siècle jusqu’au début du XIXᵉ siècle, les princes et les grands boyards roumains offraient à des établissements monastiques chrétien-orthodoxes d’Orient des monastères, dotés de toutes leurs terres et tous leurs biens, situés sur le territoire des Principautés roumaines.
Les archives du Centre d’Histoire Orale de la Radiodiffusion roumaine conservent un document sonore exceptionnel : la voix du cardinal Iuliu Hossu, alors évêque gréco-catholique, survivant plus tard des geôles communistes, celui qui lut à la foule rassemblée à Alba Iulia les résolutions de l’Assemblée.