03.01.2026 (mise à jour)
Des conseillers en matière de sécurité nationale de 15 pays, ainsi que des représentants de l'Union européenne et de l'OTAN, se réunissent aujourd'hui à Kiev pour discuter des efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre en Ukraine / Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé son inquiétude et condamné l'acte d'agression armée commis par les États-Unis contre le Venezuela. Le Kremlin a appelé au dialogue afin d'éviter une nouvelle escalade et de trouver une issue à cette situation
Newsroom, 03.01.2026, 18:55
Ukraine – Des conseillers en matière de sécurité nationale de 15 pays, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’OTAN, se réunissent aujourd’hui à Kiev pour discuter des efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Une équipe américaine se joindra à la réunion en ligne, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a précisé que les discussions porteraient principalement sur les garanties de sécurité que les alliés peuvent offrir à l’Ukraine. La réunion a lieu avant le sommet de la Coalition de la volonté, qui sera organisé la semaine prochaine à Paris. L’Ukraine se défend contre l’invasion russe de février 2022, mais malgré des semaines de négociations sur un éventuel accord de paix, aucune fin à la guerre n’est en vue pour le moment.
Venezuela – Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé son inquiétude et condamné l’acte d’agression armée commis par les États-Unis contre le Venezuela. Le Kremlin a appelé au dialogue afin d’éviter une nouvelle escalade et de trouver une issue à cette situation. L’Iran a également qualifié l’attaque militaire américaine contre le Venezuela de violation flagrante de sa souveraineté nationale et de son intégrité territoriale, demandant à l’ONU d’agir immédiatement pour mettre fin à cette agression illégale et de traduire les responsables en justice. Dans le même temps, plusieurs dirigeants européens ont exprimé leur inquiétude face à la situation dans cet État sud-américain. Les diplomations allemande, espagnole et italienne ont annoncé la création de cellules de crise, et Madrid s’est proposé comme négociateur pour aider à trouver une solution pacifique, tout en demandant le respect du droit international au Venezuela. Après l’annonce de la capture et du transfert aux États-Unis du couple présidentiel vénézuélien, la procureure générale américaine Pam Bondi a déclaré sur la plateforme X que les époux Maduro faisaient l’objet d’accusations liées à la drogue et qu’ils « allaient bientôt subir toute la colère de la justice américaine sur le sol américain ». De son côté, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a republié, sur la même plateforme, un ancien message dans lequel il affirmait que « Maduro n’est PAS le président du Venezuela et que son régime n’est PAS le gouvernement légitime ». Le chef de la diplomatie américaine accuse Nicolas Maduro d’être à la tête du Cartel de los Soles, une organisation narco-terroriste qui a pris le contrôle du Venezuela.
La cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix en 2025, a envoyé un message après la capture du président Nicolas Maduro par les États-Unis. « Vénézuéliens, l’heure de la liberté a sonné », a-t-elle écrit dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Machado a ajouté que Maduro avait été destitué après avoir refusé de négocier son départ et a demandé au candidat de l’opposition à l’élection présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, actuellement en exil en Espagne, « d’assumer immédiatement » la présidence. Elle a également déclaré que l’opposition rétablirait l’ordre dans le pays et libérerait les prisonniers politiques.