17.09.2026 (mise à jour 1)
Siegfried Mureșan, eurodéputé roumain, vice-président du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen et responsable des questions économiques et budgétaires de l'Union européenne, a été désigné au poste de Premier-ministre par le chef de l’Etat roumain, Nicusor Dan Des concerts, des spectacles, des projections vidéo-mapping, des visites guidées et des expositions sont à l’affiche des Journées de Bucarest, marquant les 567 ans de sa première attestation documentaire.
Newsroom, 17.09.2026, 20:10
Consultations – Le président roumain Nicusor Dan a désigné l’eurodéputé roumain Siegfried Mureșan, vice-président du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen et responsable des questions économiques et budgétaires de l’Union européenne, au poste de Premier-ministre. Selon M. Dan a indiqué que le député libéral, proposé par l’alliance formée du Parti National Libéral, de l’Union Sauvez la Roumanie et de l’Union Démocrate Magyare de Roumanie, au poste de Premier-ministre, avait demandé un temps de réflexion avant de répondre à cette nomination. Cette nomination survient à un nouveau round de consultations, ce jeudi, à Bucarest, entre le chef de l’État roumain et les représentants des partis parlementaires, dans une nouvelle tentative de désigner un candidat au poste de premier ministre. Les premiers à rencontrer le chef de l’Etat ont été les sociaux-démocrates, suivis par les représentants de l’Alliance pour l’Union des Roumains (AUR, l’opposition nationaliste). « La Roumanie a besoin d’un gouvernement, de stabilité et d’une gouvernance cohérente », a déclaré le chef des sociaux-démocrates, Sorin Grindeanu, à l’issue de pourparlers, précisant que son parti était prêt à assumer la gouvernance. « L’Alliance pour l’Union des Roumains ne votera aucun gouvernement dont elle ne fait pas partie », a martelé pour sa part George Simion, président de ce parti ultranationaliste, pour lequel les élections anticipées sont la seule solution pour sortir de ce blocage politique. De son côté, le premier ministre par intérim, le libéral Ilie Bolojan, insiste sur le fait que « la Roumanie a besoin d’un gouvernement crédible ». Si le programme et l’équipe du premier ministre désigné respectent les demandes des Libéraux, une formule pour installer au plus vite un cabinet sera trouvée, précise-t-il encore. Au nom de l’Union Sauvez la Roumanie, son chef de file, Dominic Fritz, n’exclut pas non plus le scénario de deux gouvernements minoritaires successifs. Enfin, selon le chef de l’Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR), Kelemen Hunor, la priorité pour son parti est d’avoir un gouvernement stable, de plein exercice, sans exclure pour autant la variante des élections anticipées. Rappelons-le, le gouvernement de Bucarest dirigé par le libéral Ilie Bolojan, et composé du Parti national libéral, de l’Union Sauvez la Roumanie et de l’Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR), a été renversé en mai dernier par une motion de censure initiée par les sociaux-démocrates, anciens partenaires au sein de la coalition gouvernementale, avec le soutien de l’Alliance pour l’Union des Roumains. Depuis, deux candidats ont été désignés par le président. Les deux tentatives se sont soldées par un échec.
Bucarest – Les Journées de Bucarest seront célébrées ce week-end, alors que la capitale roumaine marque les 567 ans écoulés depuis sa première attestation documentaire. Au programme : concerts, spectacles, projections de vidéo-mapping, visites guidées et expositions. Samedi soir, la façade du Palais du Parlement de Bucarest, le deuxième plus grand bâtiment administratif au monde, servira d’écran à des créations mêlant harmonieusement arts numériques, musique et technologie, dans le cadre de la 11e édition du projet IMAPP Bucharest. Dimanche, les Bucarestois sont invités à un récital de piano et de violon à l’Arc de Triomphe, dans le nord de la capitale, monument qui pourra être visité gratuitement. S’y ajouteront un spectacle de musique et de danse au Palais militaire, ainsi qu’un événement consacré aux chansons de l’entre-deux-guerres. Des visites guidées gratuites de l’Hôtel de Ville de Bucarest seront également proposées. Enfin, l’avenue de la Victoire, Calea Victoriei, artère emblématique de la capitale reliant le nord au sud de la ville, deviendra piétonne tout au long du week-end.
Patrimoine – Du 21 au 27 septembre, Bucarest accueillera la 11e édition d’un Festival international consacré au patrimoine culturel immatériel, aux sports et aux jeux traditionnels, ainsi qu’au dialogue interculturel et à la transmission des traditions vivantes aux nouvelles générations. Sept jours durant, la capitale roumaine deviendra donc le point de rencontre de délégations venues d’une quarantaine de pays. Au cœur de l’événement figureront des tournois internationaux et des ateliers consacrés aux sports et aux jeux traditionnels inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Au programme également : une vaste conférence interculturelle et plusieurs séminaires réunissant des chercheurs, des experts du patrimoine culturel immatériel, ainsi que des spécialistes de la conservation et de la transmission des traditions vivantes. S’y ajoutent : un défilé culturel auquel participera la célèbre Fanfare Ottomane Mehter, des spectacles équestres, ainsi que des ateliers dédiés à la gastronomie et aux métiers traditionnels.
Volley – La sélection nationale masculine de Roumanie de volleyball a signé une belle victoire, mercredi soir, à Cluj-Napoca, dans le nord-ouest du pays, en s’imposant sur le score de 3 buts à 2 face à la France, championne olympique. C’était la dernière rencontre disputée par les Roumains dans le Groupe D du Championnat d’Europe masculin de volleyball 2026, organisé par l’Italie, la Bulgarie, la Finlande et la Roumanie. La France a terminé à la première place du groupe, devant l’Allemagne, la Roumanie, la Lettonie, la Turquie et la Suisse. Les quatre premières équipes se sont qualifiées pour les 8e de finale. Dans cette étape, la Roumanie affrontera l’Ukraine, le 20 septembre prochain, à Sofia.