21.10.2026 (mise à jour)
Le président roumain, Nicusor Dan, a convoqué jeudi une réunion du Conseil suprême de la défense nationale, suite aux récents incidents survenus en mer Noire./Le nouveau Premier ministre roumain, Luca Niculescu, a assisté mercredi aux cérémonies de prise de fonctions de ses ministres des Projets européens, des Affaires étrangères, de l'Éducation, de la Défense et de la Culture./La Roumanie, qui est en procédure de déficit excessif depuis 2020, a enregistré, l'année dernière également, le déficit le plus élevé de l'Union européenne - 7,8% du PIB.
Newsroom, 21.10.2026, 20:49
Défense – Le président roumain, Nicusor Dan, a convoqué pour jeudi une réunion du Conseil suprême de défense nationale. Selon l’Administration présidentielle, les membres du Conseil, soit le président, le premier ministre, des ministres et les chefs des principales institutions en charge de la sécurité nationale analyseront les implications sécuritaires générées par les incidents en mer Noire et évalueront les mesures visant à renforcer la capacité de réaction pour protéger les eaux territoriales et les infrastructures maritimes critiques de la Roumanie. Dans ce contexte, un avion américain de l’OTAN a rejoint les missions de patrouille au-dessus de la mer Noire après que la Roumanie et la Bulgarie ont demandé un soutien supplémentaire à cause des récentes attaques aux drones contre des navires marchands. Selon la Radio publique roumaine, des sources de l’OTAN affirment que plusieurs alliés ont jusqu’à présent répondu à l’appel des deux Etats. Parmi eux figurent la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Slovaquie, les Pays-Bas, le Portugal, la Belgique et l’Espagne. Le porte-parole du Quartier général suprême des puissances alliées en Europe, le colonel Martin O’Donnell, indique qu’outre l’avion déjà actif au-dessus de la mer Noire, la liste comprend des avions de patrouille maritime, des radars, des drones et des équipes spécialisées dans l’analyse d’explosifs. Rappelons-le, mardi, à la demande de la Roumanie, le Conseil de l’Atlantique Nord s’est réuni à Bruxelles, où les alliés ont parlé des équipements et du personnel qui seront mobilisés en mer Noire. Par ailleurs, dans un message sur un réseau social, le chef de l’État a annoncé que la Roumanie avait fait savoir directement qu’elle attendait un soutien plus fort à travers des capacités supplémentaires de lutte contre les drones, de surveillance, de reconnaissance et d’expertise, ainsi qu’une posture adaptée et renforcée de l’OTAN dans la région.
Gouvernement – Le nouveau Premier ministre roumain, Luca Niculescu, s’est entretenu ce mercredi par téléphone avec son homologue moldave, Vasile Tofan. Les deux hommes ont convenu que la première visite officielle de M Niculescu en tant que Premier ministre se ferait à Chișinău, afin de dynamiser les projets bilatéraux et d’en identifier de nouveaux. Luca Niculescu a par ailleurs assuré Vasile Tofan du plein soutien du gouvernement roumain à l’adhésion de la République de Moldova à l’Union européenne. De son côté, le chef de l’exécutif à Bucarest, qui a prêté serment mardi, a participé à la cérémonie d’investiture de ses ministres des Projets européens, des Affaires étrangères, de l’Éducation, de la Défense et de la Culture. Le nouvel exécutif roumain compte 17 ministères : 11 sont dirigés par des ministres du Parti social-démocrate (PSD centre-gauche), principale force politique du pays, et 6 par des indépendants. Les vives dissensions entre les anciens partenaires de la coalition gouvernementale, le PSD et le Parti national libéral (PNL droite), montrent cependant que le nouveau Premier ministre devra gouverner avec le soutien d’une minorité parlementaire. Luca Niculescu a promis de relancer l’économie et de créer des emplois.
Eurostat – La Roumanie, soumise à une procédure de déficit excessif depuis 2020, a enregistré le déficit le plus élevé de l’Union européenne l’an dernier, à 7,8 % du PIB, selon les données publiées mercredi par l’Office statistique européen. Elle est suivie par la Pologne (7,2 %), la Belgique (5,2 %) et la France (5,1 %). D’après Eurostat, 11 États membres de l’UE ont affiché des déficits égaux ou supérieurs à 3 % l’an dernier. Quant à la part de la dette publique dans le PIB, elle a atteint près de 60 % en Roumanie en 2025, contre environ 55 % en 2024 et près de 50 % en 2023.
Agriculture – Les agriculteurs roumains et ceux des autres États membres de l’Union européenne, situés à la frontière orientale, doivent recevoir des garanties que leur activité ne sera pas affectée par la situation actuelle en mer Noire, a soutenu mercredi à Strasbourg l’eurodéputé Daniel Buda, vice-président de la Commission pour l’Agriculture et le Développement rural du Parlement européen. «Je demande à la Commission européenne et au Conseil de proposer des mesures concrètes et un financement rapide pour sécuriser les ports, protéger les navires commerciaux et renforcer les capacités de défense contre les drones en Roumanie et en Bulgarie » – a-t-il déclaré dans son intervention lors du débat sur les conclusions du dernier Conseil européen. Pour sa part, le vice-président du PE, l’eurodéputé Victor Negrescu, a montré que l’agriculture et la cohésion devaient rester importantes, ainsi que l’éducation et la sécurité, domaines pour lesquels davantage de fonds sont nécessaires dans le futur budget de l’Union européenne.
Eurodéputé – L’eurodéputé roumain Siegfried Mureşan (PNL) a été réélu mardi soir vice-président du groupe du Parti populaire européen, le plus grand et le plus influent du Parlement européen. « Je remercie mes collègues qui m’ont accordé, pour la quatrième fois consécutive, leur vote et leur confiance » – a posté Mureşan sur un réseau social. Il a ajouté que le résultat est important non seulement pour lui-même, mais aussi pour la Roumanie, qui continuera à avoir une voix forte à la table où le PPE établit ses priorités et ses positions. « J’ai été vice-président du groupe pendant 7 ans et, tout au long de cette période, j’ai utilisé cette position pour défendre les intérêts de la Roumanie », a déclaré Mureşan, qui a promis que, au cours du nouveau mandat, il continuerait à mettre les priorités de Bucarest à l’ordre du jour du plus grand groupe politique du Parlement européen, mais qu’il tiendrait également compte des priorités de ses collègues des autres États membres.