Résultats et perspectives macro-économiques
Le leu s'est apprécié par rapport à l'euro, l'indice boursier a augmenté et le déficit budgétaire a diminué.
Ştefan Stoica, 20.10.2026, 13:17
Nouvelles économiques de Roumanie
La perspective de l’installation d’un gouvernement de plein exercice, après cinq mois et demi d’intérim du cabinet dirigé par Ilie Bolojan, a eu des conséquences sur le marché des changes et à la bourse. La monnaie nationale, le leu, s’est appréciée, lundi, par rapport à l’euro, qui a été calculé par la Banque Nationale à environ 5,33 lei, en baisse de presque 1 ban par rapport à la cotation précédente. La monnaie nationale s’est dépréciée par rapport au dollar américain, qui a été coté à 4,75 lei, mais cette dépréciation suit la tendance internationale. L’indicateur BET de la Bourse de Valeurs de Bucarest a augmenté lors de la séance de lundi de 1,2 %, atteignant le niveau le plus élevé depuis la fin du mois d’août. Selon les analystes bancaires la perspective que la Roumanie ait un gouvernement de plein exercice a conduit à la baisse des rendements des titres d’Etat roumains sur 10 ans, qui ont baissé la semaine dernière de 14 points de base, pour atteindre les 6,98 %. Entre temps, les statistiques sont plutôt optimistes. Le déficit budgétaire a diminué à 3,82 % du Produit Intérieur Brut après les neuf premiers mois de l’année, montrent des données du Ministère des Finances, à comparer avec la même période de l’année dernière, lorsque le déficit s’élevait à 5,35 %.
Déficit en baisse, revenus en hausse
Selon le Ministère, au cours des neuf premiers mois de cette année, les recettes de l’Etat se sont chiffrées à plus de 522 milliards de lei, à savoir près de 100 milliards d’euros, et les dépenses totales ont dépassé les 600 milliards de lei. Le ministre des Finances Alexandru Nazare a attiré l’attention sur le fait que la Roumanie devait continuer sa consolidation fiscale l’année prochaine. Sa présence également dans le cabinet Luca Niculescu devrait constituer une garantie en ce sens. Comment le déficit s’est-il réduit ? Les revenus ont augmenté de 11,8 %, et les dépenses d’environ 5 %, a expliqué Alexandru Nazare. Selon lui, le poids des dépenses dans le PIB a baissé de 29,7 % à 29,2 %, tandis que les dépenses avec le personnel ont également baissé. En revanche, les investissements ont atteint les 107,8 milliards de lei, soit avec 25,2 milliards de lei de plus par rapport à la période similaire de l’année dernière. Environ 70 % des investissements proviennent de fonds européens, y compris du Plan National de Relance et de Résilience.
Les mois suivants sont décisifs
Les derniers mois de l’année sont décisifs pour atteindre la cible de déficit de 6,2 % du PIB, dans le contexte où les paiements pour les investissements du Plan National de Relance et de Résilience continuent et que la fin de l’année concentre, d’habitude, 15 % ou même 20 % du volume annuel des paiements. Parmi les facteurs pesant sur le budget, M Nazare a énuméré la progression de la dette publique à plus de 60 % du PIB, la majoration des dépenses de santé, le paiement de la compensation des prix de l’énergie et les arriérés de salaires dus aux magistrats. M Nazare a souligné que le maintien de la note du pays était essentiel pour la relance économique et que les agences de notation analyseraient, au cours des premiers mois de l’année prochaine, la projection budgétaire pour 2027.