04.04.2026
Vendredi, l'agence de notation financière S&P Global Ratings a reconfirmé la note souveraine de la Roumanie à BBB-/A-3 pour la dette à long et à court terme, tout en maintenant une perspective négative / Le gouvernement de Bucarest a approuvé le deuxième train de mesures d'intervention sur le marché des carburants, après la décision de plafonner la marge commerciale sur l'essence et le diesel, entrée en vigueur le 1er avril / Le ministre roumain de la Santé, Alexandru Rogobete (PSD), a déclaré qu'il était envisagé d'entamer des négociations directes avec Pfizer
Newsroom, 04.04.2026, 12:50
Agence de notation – « La reconfirmation de la note souveraine de la Roumanie témoigne de la confiance des agences internationales dans la capacité des autorités à poursuivre l’assainissement budgétaire et à maintenir la stabilité macroéconomique », a déclaré le ministre roumain des Finances, Alexandru Nazare. Vendredi, l’agence de notation financière S&P Global Ratings a reconfirmé la note souveraine de la Roumanie à BBB-/A-3 pour la dette à long et à court terme, tout en maintenant une perspective négative. Cette décision confirme le classement de la Roumanie dans la catégorie recommandée pour les investissements et reflète, selon l’agence, la poursuite des efforts des autorités en matière d’assainissement budgétaire, dans un contexte de défis économiques internes et externes. Selon l’évaluation de l’agence, le déficit budgétaire devrait se réduire à 6,5 % du PIB en 2026 et à 5,5 % du PIB en 2027, contre 7,7 % en 2025, grâce aux mesures d’ajustement budgétaire déjà mises en œuvre. Par ailleurs, les investissements financés par des fonds européens continuent de constituer un facteur important de soutien à la croissance économique. Le rapport souligne que l’économie roumaine traverse une période de croissance modérée, avec une progression estimée à 0,25 % en 2026, le rythme de croissance devant s’améliorer entre 2027 et 2029, pour atteindre une moyenne d’environ 2,5 %.
Carburants – Le gouvernement de Bucarest a approuvé le deuxième train de mesures d’intervention sur le marché des carburants, après la décision de plafonner la marge commerciale sur l’essence et le diesel, entrée en vigueur le 1er avril. Il s’agit d’une réduction de 36 centimes de lei (TVA comprise) par litre de l’accise sur le diesel standard, après plus d’un mois de hausse des prix à la pompe, période durant laquelle le prix a frôlé les 11 lei (environ 2,2 euros). L’ordonnance entrera en vigueur la semaine prochaine et restera applicable tant que la crise des prix des carburants persistera, tant au niveau international qu’au niveau national. Le texte législatif introduit également une contribution de solidarité pour les entreprises qui extraient du pétrole en Roumanie, dont les fonds devraient servir à financer une partie de la réduction de l’accise. Le gouvernement puisera dans trois sources pour couvrir cette baisse : la TVA supplémentaire perçue pendant la période de hausse des prix, le budget de l’État et le fonds de solidarité. Ce dernier sera alimenté par 60 % des bénéfices exceptionnels que certaines entreprises du secteur ont réalisés depuis le début de la hausse des prix. Le président de l’association IMM Roumanie, Florin Jianu, estime que la mesure prise par le gouvernement visant à réduire les droits d’accise sur le gazole est insuffisante et affirme qu’une baisse plus importante serait possible. Il rappelle que la Roumanie applique l’un des taux d’accise sur les carburants les plus élevés de l’UE. Selon lui, une intervention plus large de l’exécutif est nécessaire.
Pfizer – Le ministre roumain de la Santé, Alexandru Rogobete (PSD), a déclaré qu’il était envisagé d’entamer des négociations directes avec Pfizer afin que, sur les 600 millions d’euros que la Roumanie doit à l’entreprise, celle-ci fournisse des médicaments innovants, permettant ainsi l’introduction de traitements modernes dans le système de santé publique. Il a expliqué que les autorités roumaines avaient commandé, pendant la pandémie, plus de doses de vaccins anti-COVID qu’il n’en aurait fallu pour l’ensemble de la population du pays. Rappelons qu’un tribunal de Bruxelles a condamné la Roumanie, en première instance, à payer 600 millions d’euros, solde restant dû pour 29 millions de vaccins anti-COVID commandés à la société Pfizer et qui n’ont finalement pas été achetés. Ce dernier a poursuivi les deux pays en justice en 2023 afin d’imposer l’exécution des contrats d’achat que, suite à la fin de la pandémie, la Pologne et la Roumanie ont refusé d’honorer intégralement. Le fabricant américain reproche aux autorités de Bucarest d’avoir, après la signature du contrat en 2021, invoqué des problèmes de logistique et de stockage et d’avoir fait preuve d’indécision en acceptant puis en refusant successivement les propositions de renégociation qui leur avaient été soumises.
Iran – L’Iran et les États-Unis se sont lancés ce samedi dans une course contre la montre pour retrouver l’un des deux occupants du premier avion américain qui s’est écrasé sur le territoire iranien depuis le début de la guerre, note l’AFP. L’armée iranienne a affirmé avoir abattu l’appareil, un chasseur-bombardier F-15E. La presse américaine rapporte que l’un des deux pilotes s’est éjecté en vol et a été évacué lors d’un raid des forces spéciales dans le sud-ouest de l’Iran, tandis que le sort du second reste inconnu. Téhéran a exhorté les habitants à rechercher l’aviateur américain et a offert une récompense pour sa remise. Par ailleurs, l’armée iranienne a affirmé avoir abattu un autre avion américain, un appareil d’appui aérien de type A-10 Thunderbolt II, qui s’est ensuite écrasé dans le golfe Persique. Le président américain Donald Trump a refusé de commenter l’opération de sauvetage, mais a affirmé que celle-ci n’affecterait pas les négociations visant à mettre fin au conflit avec l’Iran, qui dure depuis un mois. Il menace d’attaquer des infrastructures civiles iraniennes, telles que des centrales électriques. D’autre part, Téhéran a rejeté une proposition de cessez-le-feu de 48 heures émanant des États-Unis, a déclaré vendredi une source iranienne à l’agence iranienne Fars, rapporte Reuters.
Fête religieuse – En Roumanie, environ 24 000 agents du ministère de l’Intérieur – policiers, gendarmes, pompiers et gardes-frontières – sont mobilisés à l’échelle nationale dans le cadre des fêtes célébrées ce week-end à l’occasion du dimanche des Rameaux orthodoxe et de la Pâques catholique. Ils interviendront pour prévenir les incidents et gérer efficacement les situations opérationnelles, en particulier dans les zones à forte affluence. Une attention particulière est accordée aux lieux de culte et aux événements religieux, où l’on estime la participation de plus de 1,2 million de fidèles. À Bucarest, samedi, lors du pèlerinage traditionnel de la Fête des Rameaux, plus de 15 000 participants sont attendus. Les équipes du ministère de l’Intérieur mettront en place les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement de l’événement en toute sécurité. Pour une bonne organisation, des restrictions temporaires de circulation seront également mises en place. Rappelons que Pâques orthodoxe (la Résurrection de Jésus-Christ), la plus grande fête du christianisme, est célébrée le 12 avril. C’est la fête qui a apporté à l’humanité l’espoir du salut et de la vie éternelle, grâce au sacrifice de Jésus-Christ. Pâques est célébrée depuis l’époque apostolique.
Météo – En Roumanie, le ciel est variable, avec des nuages dans le centre et dans la moitié sud, où il pleut sur des zones restreintes. Les pluies prennent parfois la forme d’averses, et on observe localement des orages et des chutes de grêle. Les températures maximales se situent entre 15 et 19 degrés. 15 degrés et un ciel variable aujourd’hui à Bucarest