07.04.2026 (mise à jour)
Le chimiste Marius Andruh a été élu mardi nouveau président de l'Académie roumaine des sciences. Au second tour, lorsqu’il était opposé au philosophe Mircea Dumitru, il a recueilli 84 voix sur 157 / Le Conseil d’administration de la Banque nationale de Roumanie (BNR), réuni ce mardi, a décidé de maintenir le taux directeur à 6,50 % par an, indique la Banque centrale dans un communiqué / Le revenu moyen de la population roumaine a légèrement augmenté à la fin de l'année dernière, mais les dépenses des ménages sont restées élevées et ont absorbé la part la plus importante du budget, selon une analyse de l'Institut national de la statistique
Newsroom, 07.04.2026, 18:53
Académie – Le chimiste Marius Andruh a été élu mardi nouveau président de l’Académie roumaine des sciences. Au second tour, lorsqu’il était opposé au philosophe Mircea Dumitru, il a recueilli 84 voix sur 157. Le président sortant de l’Académie, l’historien Ioan-Aurel Pop, ne s’est plus porté candidat à cette élection. Le président élu assumera ses fonctions quinze jours après l’élection. Marius Andruh est né en 1954 d’une famille d’enseignants d’une école du milieu rural. Il a obtenu son diplôme de docteur en chimie (spécialité chimie inorganique) à la faculté de chimie de l’Université de Bucarest en 1979, premier de sa promotion. Il a soutenu sa thèse de doctorat en chimie en 1988. Il a ensuite effectué des stages postdoctoraux en France, à Paris (1991), et en Allemagne, à Göttingen. Depuis 1984, il est maître de conférences au département de chimie inorganique de la faculté de chimie de l’université de Bucarest. De 1994 à 1996, il a été professeur agrégé à l’Université du Québec, à Montréal, au Canada. Il a collaboré avec des universités en Europe et en Amérique du Sud, à titre de professeur invité.
Banque centrale – Le Conseil d’administration de la Banque nationale de Roumanie (BNR), réuni ce mardi, a décidé de maintenir le taux directeur à 6,50 % par an, indique la Banque centrale dans un communiqué. Selon ce communiqué, le taux d’inflation annuel devrait augmenter de mars à juin 2026 et atteindre des valeurs supérieures aux prévisions initiales, principalement en raison de l’impact anticipé de la hausse des prix des carburants, dans un contexte de forte augmentation des prix du pétrole et du gaz naturel liée au conflit au Moyen-Orient. Dans ce contexte, l’absorption et l’utilisation optimale des fonds européens, notamment ceux issus du Plan national de relance et de résilience (PNRR), sont essentielles, précise également la BNR.
Statistiques – Le revenu moyen de la population roumaine a légèrement augmenté à la fin de l’année dernière, mais les dépenses des ménages sont restées élevées et ont absorbé la part la plus importante du budget, selon une analyse de l’Institut national de la statistique (INS). En moyenne, une famille disposait d’un revenu de 9 454 lei (environ 1 850 euros) et de dépenses de 8 075 lei (près de 1 600 euros). D’après l’INS, les salaires bruts s’élevaient à environ 6 500 lei (1 275 euros) par ménage et par mois et constituaient la principale source de revenus. Les Roumains consacraient la plus grande partie de leur budget à l’alimentation, soit plus de 30 % de leurs revenus, tandis que les charges (eau, électricité, gaz) et l’énergie représentaient environ 16 %. Le reste était alloué aux vêtements, aux transports et à la santé. Les dépenses d’éducation sont restées les plus faibles, avec seulement 26 lei (5,1 euros) par ménage, soit moins de 1 % du total des dépenses de consommation, précise également l’INS.