20.04.2026 (mise à jour 3)
Le Parti social démocrate (PSD), membre de la coalition gouvernementale roumaine aux côtés du Parti national libéral (PNL), de l'Union sauvez la Roumanie (USR) et de l'Union démocrate magyar de Roumanie (UDMR), a décidé ce lundi de retirer son soutien politique au Premier ministre Ilie Bolojan / La ministre roumaine des Affaires étrangères, Oana Ţoiu, a rencontré officiellement la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, à Bruxelles lundi. Les discussions ont porté sur les dossiers prioritaires de l'agenda européen
Newsroom, 20.04.2026, 21:22
Gouvernent – Le Parti social démocrate (PSD), membre de la coalition gouvernementale roumaine aux côtés du Parti national libéral (PNL), de l’Union sauvez la Roumanie (USR) et de l’Union démocrate magyar de Roumanie (UDMR), a décidé ce lundi de retirer son soutien politique au Premier ministre Ilie Bolojan, président des Libéraux. La décision a été prise à 97,7 % des voix. Dans un discours prononcé devant les militants du PSD à travers le pays, le président du parti, Sorin Grindeanu, a déclaré que les sociaux-démocrates ne pouvaient plus soutenir l’austérité imposée par le gouvernement et que le PSD devait agir avant qu’il ne soit trop tard. Après le vote du PSD, le Premier ministre a déclaré avoir pris acte de cette décision, qu’il a qualifiée d’erronée et d’irresponsable envers la Roumanie. « Il y a des choses non négociables, car c’est la seule façon de créer les conditions du développement : réduire le gaspillage, rendre l’État plus efficace et gouverner avec équité et intégrité. Le PSD ne partage pas ces principes », a déclaré Ilie Bolojan. Il a ajouté qu’il continuerait d’exercer son mandat de Premier ministre afin de garantir la stabilité du gouvernement. Auparavant, le Premier ministre avait averti qu’une rupture de la coalition pourrait compromettre les réformes, les réductions de dépenses et l’absorption des fonds du PNRR, dans un contexte économique national et international déjà difficile.
Affaires étrangères – La ministre roumaine des Affaires étrangères, Oana Ţoiu, a rencontré officiellement la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, à Bruxelles lundi. Les discussions ont porté sur les dossiers prioritaires de l’agenda européen : les priorités de la Roumanie pour le futur budget pluriannuel, les mesures nécessaires pour accroître la compétitivité et les opportunités de croissance des entreprises au sein d’un marché unique amélioré, la situation sécuritaire et la contribution européenne à la sécurité. Le cadre financier pluriannuel (CFP) pour la période 2028-2034 a été un point central des échanges. La ministre roumaine partage l’ambition du Parlement européen d’un budget capable de soutenir la transformation économique du continent. Auparavant, Oana Ţoiu avait inauguré un événement au siège de l’OTAN, au cours duquel 20 entreprises roumaines de premier plan ont présenté des solutions de défense aux États membres de l’Alliance atlantique. Il s’agit de systèmes de défense anti-drones et anti-aérienne, d’intelligence artificielle, de cybersécurité et de communications pour tous types d’environnements, y compris l’espace.