23.04.2026 (mise à jour 1)
A Bucarest, les ministres sociaux-démocrates ont présenté ce jeudi leurs démissions, quittant le Cabinet dirigé par le libéral Ilie Bolojan./ Le gouvernement de Bucarest a adopté un décret d’urgence portant une meilleure réglementation du travail des ouvriers étrangers en Roumanie./ Sept personnes ont été placées en détention provisoire pour 24 heures par les procureurs anticorruption dans trois dossiers pénaux portant sur des infractions de corruption et blanchiment d’argent dans le contexte de certaines acquisitions de travaux d’utilité publique au niveau des Conseils départementaux de Bistriţa-Năsăud et Sălaj (dans le nord-ouest de la Roumanie),
Newsroom, 23.04.2026, 15:01
Crise politique – A Bucarest, les ministres sociaux-démocrates ont présenté ce jeudi leurs démissions, quittant le Cabinet dirigé par le libéral Ilie Bolojan. Il s’agit de 6 portefeuilles : le Travail, la Justice, l’Agriculture, l’Energie, les Transports et la Santé ainsi que d’un poste de vice premier ministre. De même, le fauteuil du secrétaire général du gouvernement reste aussi vacant, car ayant appartenu toujours aux Parti Social-Démocrate. Avec ces départs, l’Exécutif roumain change de composition politique et ne bénéficie plus que du soutien des du Parti National Libéral, de l’Union Sauvez la Roumanie et de l’Union Démocrate Magyare de Roumanie.
Dans un communiqué, le PSD a fait savoir que la démission de ses ministres est l’acte politique qui formalise la décision du parti de retirer son soutien politique au premier ministre libéral Ilie Bolojan. En même temps, le PSD affirme vouloir participer à la formation d’un nouveau gouvernement, ayant à sa tête un premier ministre technocrate ou issu du milieu politique.
Rappelons-le, mercredi, le président roumain Nicusor Dan a eu des consultations en tant que médiateur avec les dirigeants de tous les partis de l’actuelle coalition gouvernementale, dans une tentative de trouver une formule pour la stabilité du pays et pour pouvoir continuer une gouvernance pro-européenne. Pourtant, les consultations se sont achevées sans aboutir sur une solution claire pour sortir de ce blocage politique, les opinions des leaders politiques restant inchangés : le PSD refuse de collaborer avec Ilie Bolojan et demande sa démission, alors que les 3 autres membres de la coalition ont réaffirmé leur appui pour l’actuel chef du gouvernement. À l’issue des discussions, mercredi, le chef de l’État, Nicusor Dan, a assuré que la Roumanie était toujours un Etat fonctionnel, malgré les divergences d’opinion au niveau politique.
Travail – Le gouvernement de Bucarest a adopté un décret d’urgence portant une meilleure réglementation du travail des ouvriers étrangers en Roumanie. Il s’agit d’autoriser de manière plus claire les sociétés qui peuvent faire venir des ouvriers étrangers en Roumanie, de mettre en place un contrôle plus rigoureux de ces sociétés, de réduire la bureaucratie et de numériser les procédures. À leur tour, les patrons auront des obligations plus claires concernant le salaire accordé à ces ouvriers, le logement et les conditions de travail, sous peine de sanction en cas contraire.
Corruption – Sept personnes ont été placées en détention provisoire pour 24 heures par les procureurs anticorruption qui effectuent enquêtent sur trois dossiers pénaux portant sur des infractions de corruption et blanchiment d’argent dans le contexte de certaines acquisitions de travaux d’utilité publique au niveau des Conseils départementaux de Bistriţa-Năsăud et Sălaj (dans le nord-ouest de la Roumanie), des faits qui auraient été commis depuis 2022 jusqu’à présent. Parmi les personnes visées figurent l’administrateur public et le directeur exécutif et du Conseil départemental de Bistriţa-Năsăud, les deux ayant été auditionnés après des perquisitions menées y compris au siège de l’institution et au domicile du président de l’institution. Les procureurs se sont également rendus au siège du Conseil départemental de Sălaj et au domicile de son président, qui décidé de s’auto-suspendre de ses fonctions de président de la filiale départementale du Parti national Libéral pendant l’enquête.