26.05.2026 (mise à jour)
Le déficit budgétaire de la Roumanie a reculé de plus de 32 milliards de lei, soit 6,4 milliards d’euros, durant les quatre premiers mois de l’année/ La cheffe de la diplomatie roumaine, présente à Bruxelles à la réunion du Conseil des Affaires générales/ Le commissaire aux droits de l’homme au sein du Conseil de l’Europe, Michael O'Flaherty effectue une visite officielle en Roumanie du 26 au 29 mai.
Newsroom, 26.05.2026, 19:59
Salaires – Début des consultations, à Bucarest, entre le gouvernement et les syndicats au sujet du projet de la nouvelle loi des salaires publics en Roumanie, lancée lundi en débat public. Selon le ministre par intérim du travail, Dragos Paslaru, aucun des 1,2 millions salariés du secteur public ne verra son salaire baisser après l’entrée en vigueur des nouvelles mesures et de la nouvelle grille de salaires. Il a précisé que l’objectif de cette réforme n’était pas de majorer les salaires mais d’apporter davantage d’équité au sein du système budgétaire. Plus concrètement, la future loi introduit 12 niveaux de salaires et une valeur de référence fixée dans un premier temps à 4 100 lei, l’équivalent de 790 euros. Cette somme sera multipliée par un coefficient de 1 à 8. Le président du pays aura le coefficient le plus élevé et par conséquent le salaire public le plus élevé de Roumanie, à savoir 32 800 lei, environ 6300 euros. Des modifications majeures sont opérées côté suppléments, qui seront coupés massivement. Et pour cause à présent, les salaires de la fonction publique bénéficient d’un total de 151 suppléments, alors que la future loi en supprimera 87. De leur côté, les syndicats de la Santé et de la Police estiment que ces coupures causeront une baisse massive des revenus nets dans les rangs des médecins, des infirmiers et des policiers, à savoir des catégories qui dépendent directement des bonus liés aux risques au travail ou bien au travail de nuit. De son côté, le ministre Dragos Paslaru a rappelé que cette loi faisait partie d’un accord politique négocié par l’Administration présidentielle, étant aussi un jalon du Plan national de relance et de résilience de la Roumanie. Plus encore, le Parlement doit adopter cette loi avant le 1er juillet.
Déficit – Le déficit budgétaire de la Roumanie a reculé de plus de 32 milliards de lei, soit 6,4 milliards d’euros, durant les quatre premiers mois de l’année, selon les données rendues publiques mardi par le ministère des Finances. Le taux du déficit a baissé de 3% à 1,17% du PIB.C’est l’une des corrections financières les plus significatives de ces dernières années, a fait savoir le ministre des Finances par intérim, Alexandru Nazare. La baisse a été provoquée par une majoration de 12% des recettes publiques, soutenue par la collecte de la TVA et des impôts sur les revenus. Parallèlement, les dépenses publiques ont baissé de plus de 3% par rapport à la même période de l’année dernière. Alexandru Nazare considère que la Roumanie transmet aux investisseurs un signal de stabilité financière et de discipline budgétaire. Et lui de considérer que la relance économique dépend notamment de la consolidation des finances publiques et de la poursuite des investissements, notamment des ceux financés par des fonds européens.
Conseil –Une réunion des ministres des affaires européennes s’est tenue le mardi 26 mai à Bruxelles, pour un nouveau rond de discussions consacré au futur cadre financier pluriannuel 2028-2034, un sujet qui dominera le sommet européen du juin. A l’occasion de la réunion de ce mardi, 16 pays du sud et de l’est de l’Europe, y compris la Roumanie, ont plaidé en faveur d’une majoration des fonds alloués à la politique agricole commune et à la politique de cohésion. « Nous sommes persuadés que nous avons besoin d’un budget solide pour mettre nos ambitions en œuvre » a déclaré la cheffe par intérim de la diplomatie roumaine, Oana Toiu. Avant la réunion, celle-ci a déclaré que cette proposition ne représentait pas un retour en arrière, à l’ancien cadre financier pluriannuel, mais qu’elle « consolide les négociations » pour les allocations à long terme du budget européen. Cette négociation est nécessaire pour servir aux intérêts de la Roumanie, des 16 pays, amis de la cohésion et de l’UE, a déclaré la responsable de Bucarest. Et elle d’ajouter qu’il est absolument nécessaire d’attribuer une enveloppe consistante à toutes ces politiques afin de pouvoir répondre à de nouveaux objectifs, tels la croissance de la compétitivité à travers la diminution de la bureaucratie et un soutien renforcé accordé aux acteurs économiques afin de les aider à devenir des acteurs mondiaux capables.
Droits de l’homme – Le commissaire aux droits de l’homme au sein du Conseil de l’Europe, Michael O’Flaherty effectue une visite officielle en Roumanie du 26 au 29 mai. À l’agenda de la visite figure l’évaluation de la manière dont les droits de l’homme sont respectés dans les centres d’accueil pour les personnes âgées. Cette visite souligne la nécessité de suivre de près la qualité de vie, la protection contre les mauvais traitements et les manières dont toutes ces institutions assurent des services médicaux adaptés.
Visite – « L’Europe a fait de nombreux changements pour notre sécurité » a déclaré le ministre autrichien des Affaires intérieures, Gerhard Karner, en visite en Roumanie. Celui-ci a apprécié les choses positives intervenues ces dernières années pour la sécurité des citoyens et a rappelé le fait que les fonds investis par l’Europe en Roumanie étaient une nécessité. A son tour, le ministre roumain des Affaires intérieures, Catalin Predoiu a déclaré que la Roumanie et l’Autriche ont prouvé leurs capacités de surmonter des moments critiques, « La Roumanie soutient une collaboration directe avec l’Autriche dans la lutte contre le trafic des migrants » a assuré le responsable roumain. Les deux officiels ont été présents dans le port roumain de Constanta, à la mer Noire, pour assister à un exercice intégré de lutte contre la migration illégale. « La collaboration étroite entre les autorités de Roumanie, de Bulgarie, de Hongrie et d’Autriche, a permis de réduire de plus de 80 % la migration illégale aux frontières de l’Union européenne. Le ministère de l’intérieur a organisé entre 2025 et 2026, environ 2800 actions, ponctuelles du type Blitz, censés prévenir et lutter contre la migration illégale et le crime transfrontalier », précise encore le ministère de l’Intérieur de Bucarest.
Agriculture – Le ministre roumain de l’Agriculture par intérim, Tanczos Barna, a demandé à la Commission européenne des enveloppes significatives et des mesures immédiates de soutien aux agriculteurs. Celui-ci s’est trouvé mardi, à la tête de la délégation roumaine présente à la réunion du Conseil Agriculture et Pêche. Les pourparlers des ministres ont porté sur l’accès des fermiers aux engrais à des prix accessibles, dans le contexte de la présentation par l’Exécutif européen du plan d’action sur les engrais. Lors des discussions, le ministre roumain a signalé entre autres les difficultés majeures auxquelles la Roumanie se confronte ; il a également souligné que la mise en place de l’accord Mercosur doit être attentivement surveillée, car il existe le risque d’un impacte négatif sur l’agriculture européenne, y compris roumaine.
Météo– En Roumanie, la journée de mercredi s’annonce particulièrement chaude. L’instabilité s’installera dans le nord, le centre, l’est et à la montagne, où des phénomènes orageux risquent de se produire. Les températures iront mercredi de 25 à 33 degrés.