08.06.2026 (mise à jour)
Le Conseil de la concurrence a sanctionné 10 banques roumaines d’amendes record de près de 700 millions d’euros/ Le premier ministre roumain désigné, Eugen Tomac, a eu des consultations avec les partis parlementaires afin d’obtenir les voix nécessaires à son investiture/ Le CSM Bucarest, vice-champion de Roumanie de handball féminin, a terminé en troisième place de la Ligue des Champions en s'imposant face à l'équipe française de Brest (32-26) dimanche à Budapest, en Hongrie.
Newsroom, 08.06.2026, 19:47
Banques – La Banque nationale de Roumanie a exigé des éclaircissements au Conseil de la concurrence, après que celui-ci a infligé à dix banques roumaines des amendes record, s’élevant à plus de 700 millions d’euros, pour violation présumée des règles de concurrence concernant la procédure fixant l’indice ROBOR, qui influence les taux d’intérêt des crédits. Le porte-parole de la BNR, Dan Suciu, a déclaré qu’il était important de déterminer de quelles pratiques anticoncurrentielles il s’agissait, et ce qui avait été enfreint dans ce règlement que le Conseil affirme ne pas viser, mais pour lequel il inflige néanmoins des amendes. Conformément au Conseil de la Concurrence, les institutions financières sanctionnées ont coordonné leurs actions par des échanges d’informations confidentielles dans le cadre des procédures visant à calculer l’indicateur Robor, transgressant les normes nationales et européennes de la concurrence. Le président de l’institution, Bogdan Chiriţoiu, a précisé que l’investigation avait visé exclusivement le comportement des banques durant la soi-disant période de fixing, durant laquelle les cotations auraient dû être indépendantes et secrètes.
Consultations – « Je souhaite que les partis, au-delà de leurs mécontentements ou de leurs attentes légitimes, me donnent la chance d’offrir à la Roumanie un gouvernement compétent, bien préparé à relever les défis auxquels le pays est confronté. » Telle est la déclaration du Premier ministre roumain désigné, Eugen Tomac, qui a entamé les négociations avec les partis représentés au Parlement afin d’obtenir les 233 voix nécessaires à son investiture. Lors de son entrevue avec les dirigeants du PSD, M. Tomac a déclaré envisager de mettre en place un poste de vice-Premier ministre chargé de coordonner le programme de numérisation de la Roumanie. De son côté, le leader des sociaux-démocrates, Sorin Grindeanu, a déclaré exiger des mesures sociales de la part du nouveau gouvernement, notamment la baisse de la TVA sur les aliments de base et les médicaments. Une décision sera prise après l’examen de la liste des ministres et du programme de gouvernement, a-t-il ajouté. De leur côté, les dirigeants du PNL et de l’USR ont indiqué examiner les propositions dans les jours à venir et décider de leur potentiel soutien. Mais leurs premières réactions ont été plutôt réservées. Ilie Bolojan et Dominic Fritz se sont montrés sceptiques quant aux capacités qu’un cabinet de spécialistes puisse avoir pour attirer le soutien lui permettant de prendre les décisions nécessaires et de poursuivre les réformes déjà engagées. Du côté de l’opposition, l’AUR a rejeté la possibilité de participer à des consultations avec le Premier ministre désigné. Le chef du parti, George Simion, a annoncé que les députés de sa formation ne participeraient pas non plus à la séance plénière au cours de laquelle le Premier ministre désigné demanderait le vote de confiance du Parlement. Les discussions avec la quatrième formation membre de l’ancienne coalition pro-occidentale au pouvoir, l’UDMR, sont prévues pour mardi. À cette même occasion, Eugen Tomac s’entretiendra également avec le groupe parlementaire des minorités nationales autres que la minorité hongroise, ainsi qu’avec les députés indépendants et non affiliés. Selon la Constitution, M. Tomac ne dispose plus que d’une semaine avant de demander le vote de confiance des sénateurs et des députés sur son programme et son équipe exécutive.
MAE – Le porte-parole du ministère roumain des Affaires étrangères (MAE), Andrei Țărnea, rappelle qu’aucun État membre de l’Union européenne n’a participé à ce qu’il a qualifié de « festival des pro-russes » à Saint-Pétersbourg. Dans un message diffusé sur la plateforme X et repris par les médias de Bucarest, M. Țărnea souligne que l’Union et ses membres défendent des valeurs incompatibles avec l’oligarchie économique et la confiscation de l’État, ainsi qu’avec les régimes menant des guerres de conquête illégales contre leurs voisins. Cette déclaration intervient après que la presse a révélé la présence, cette semaine, au célèbre Forum économique de Saint-Pétersbourg, de la dirigeante du parti populiste SOS Roumanie, l’eurodéputée Diana Șoșoacă, reconnue dans l’espace public local comme une russophile convaincue et une fervente provocatrice. Elle s’est également entretenue avec le président russe Vladimir Poutine lors d’une des sessions de la réunion.
Handball – Le CSM Bucarest, vice-champion de Roumanie de handball féminin, a terminé en troisième place de la Ligue des Champions en s’imposant face à l’équipe française de Brest (32-26) dimanche à Budapest, en Hongrie. La veille, en demi-finale, les Roumaines s’étaient inclinées 27-32 face à une autre équipe française, Metz, tandis que Brest avait été battu 31-30 par les Hongroises de Győr. Le CSM Bucarest a remporté la Ligue des Champions en 2016 et s’est qualifié pour le Final Four en 2017 et 2018, terminant à chaque fois à la troisième place. Le nouveau champion d’Europe est Metz (31-29), Győr étant en finale.