19.01.2026
Les services météorologiques roumains ont émis une alerte jaune au grand froid pour le sud, le centre et l'est du pays./Le président Nicușor Dan reçoit le commandant suprême des forces de l'OTAN en Europe, le général Alexus G. Grynkewich./ Le projet de réforme de l'administration publique locale et le projet de budget de l'État figurent à l'ordre du jour de la coalition gouvernementale à Bucarest.
Newsroom, 19.01.2026, 14:53
Météo – Les météorologues roumains on émis une alerte code jaune au grand froid valable jusqu’à ce soir sur le sud, le centre et l’est du pays, où les maxima touchent les -10 degrés. Une vigilance code jaune au grand froid sera valable à travers le pays, à commencer par ce soir et jusqu’à demain matin lorsque le mercure des thermomètres baissera jusqu’à -20 degrés. Aujourd’hui le ciel est clair en montagne et sur les collines aux pieds des Carpates alors que le brouillard sera enregistré sur certaines régions. Les maxima vont aujourd’hui de – 10 à 0 degrés.
Réforme – Les leaders de la coalition gouvernementale à Bucarest doivent se réunir en ce début de semaine à Bucarest pour achever le projet de réforme de l’administration publique locale publique locale et le projet de budget de l’État. Les autorités centrales et locales devront réduire leurs dépenses de personnel de 10 % par le biais de licenciements, de réductions de primes ou de restructurations institutionnelles. Après l’adoption du document par le gouvernement, l’Exécutif entend le présenter au Parlement. Lors de cette réunion, les dirigeants de la coalition gouvernementale examineront également le projet de budget pour l’année en cours, suite aux premiers débats à ce sujet entre le Premier ministre Ilie Bolojan et les cinq vice-Premiers ministres. Ce document, qui sera adopté début février par l’Exécutif, devra tenir compte d’un déficit de 6,4 % et inclure des projets du Programme National de Relance et de Résilience essentiels au développement de l’économie et des infrastructures nationales.
Armée – Le président Nicușor Dan reçoit lundi le commandant suprême des forces alliées en Europe et du commandement américain pour l’Europe, le général Alexus G. Grynkewich. Mardi, qui fera une visite de travail au Centre national interarmées d’entraînement « Getica » à Cincu et au commandement du Corps multinational Sud-Est à Sibiu (centre de la Roumanie), accompagné du général Gheorghită Vlad, chef d’état-major des armées. Selon le ministère de la Défense à Bucarest, cette visite souligne l’engagement ferme de la Roumanie et de l’OTAN à renforcer la sécurité régionale et la posture de dissuasion et de défense sur le flanc sud-est de l’Alliance.
Davos – La Roumanie participe, du 19 au 23 janvier, au Forum économique mondial de Davos avec la plus importante délégation gouvernementale jamais envoyée à cette conférence, annonce le ministère des Affaires étrangères à Bucarest. La délégation est composée de la cheffe de la diplomatie, Oana Ţoiu, du ministre des Investissements et des Projets européens, Dragoş Pîslaru, et du ministre de l’Énergie, Bogdan Ivan. Selon le ministère, cette édition du Forum a pour thème central le soutien au dialogue et réunit des responsables de haut niveau (présidents, premiers ministres, ministres), des représentants des principales organisations et institutions internationales, des universitaires, des journalistes et des ONG. « Les discussions porteront sur cinq grands défis mondiaux : la coopération dans un monde conflictuel, la mobilisation de nouveaux moteurs de croissance, l’investissement dans le capital humain, la promotion responsable de l’innovation et l’accroissement de la prospérité mondiale », précise le ministère dans un communiqué.
Groenland – L’Union européenne pourrait répondre en force à la décision du président américain, Donald Trump d’imposer à commencer du 1er février des droits de douane supplémentaires de 10% aux marchandises provenant de 6 Etats membres, dont le Danemark, la France et l’Allemagne, auxquels s’ajoutent la Norvège et le Royaume-Uni. La majoration pourrait être de 25% à compter du 1er juin, si les Etats en question n’acceptent une cession du territoire danois du Groenland aux Etats Unis. Le premier instrument dont l’Union dispose est l’imposition de tarifs d’environ 93 milliards d’euros aux importations américaines, une mesure déjà adoptée par le Conseil il y a six mois mais gelée lorsque les Etats Unis et l’UE ont scellé un accord commercial en août 2025. Cet instrument doit expirer en février, un moment qui devrait être approuvé à nouveau par le Conseil. Une autre possibilité est l’instrument européen anti-coercition, mis en place par l’Union lorsqu’un partenaire impose des sanctions économiques injustifiées, utilise la pression politique ou transgresse les règlements commerciaux internationaux. Appelée « le bazooka européen », ce mécanisme inclut des tarifs, des restrictions aux importations et aux exportations ou aux investissements et aux services. L’instrument n’a jamais été utilisé dans son intégralité par l’Union contre un autre Etat. Certaines mesures ont été pourtant appliquées contre la Chine qui a transgressé les règles de la relation avec le bloc communautaire. Les ministres des finances français et allemand se réunissent aujourd’hui à Berlin pour décider d’une position commune et le président du Conseil européen, Antonio Costa a annoncé qu’il convoquerait une réunion d’urgence des chefs d’Etat et de gouvernement.
Bruxelles – Suite à l’implémentation de l’Accord commercial UE – Mercosur, les taxes de douanes, allant jusqu’à 55% aux produits agroalimentaires de l’Union européenne seront éliminés, aidant les fermiers roumains à majorer les exportations vers le bloc commercial sud-américain, lit-on dans un document publié sur le site de la Direction générale de commerce de la Commission européenne. Conformément au document, 15 produits roumains classés IG seront projetés sur les marchés Mercosur. Selon les responsables européens, les entreprises de Roumanie et les petites entreprises feront des affaires plus facilement dans les Etats du Mercosur, les entreprises roumaines pourront proposer des services à des tarifs beaucoup plus bas et plus facilement, les producteurs roumains et les fermiers pourront exporter davantage et les produits roumains pourront être commercialisés en quantités plus grandes et à des prix plus élevés. L’accord permettra de supprimer les droits de douane sur 91 % des produits, ce qui profitera à tous les exportateurs roumains, précise le document. Le volume total des échanges commerciaux entre la Roumanie et le Mercosur s’élève actuellement à 711 millions d’euros.