21.01.2026 (mise à jour)
Le président roumain fait une analyse approfondie du contenu et des implications d'une adhésion à la Charte du Conseil pour la paix, une initiative lancée par le président américain et à laquelle la Roumanie a également été invitée/ « Le territoire d'un pays ne peut être transféré à un autre que par la volonté de son peuple », a déclaré à Davos, la ministre roumaine des Affaires étrangères/ Le PSD réclame une explication urgente des raisons pour lesquelles Kiev a omis la Roumanie de la liste des États pour lesquels il pourrait réglementer un accord de double nationalité.
Newsroom, 21.01.2026, 19:31
Conseil de la paix – Le président roumain, Nicușor Dan, a annoncé avoir entamé une analyse approfondie du contenu et des implications d’une adhésion à la Charte du Conseil pour la paix, une initiative lancée par le président américain Donald Trump et à laquelle la Roumanie a également été invitée. Cette évaluation vise à établir le degré de compatibilité de cette nouvelle initiative avec les engagements adoptés déjà par notre pays, notamment au sein de l’ONU et de l’Union européenne. Parallèlement, les autorités roumaines souhaitent identifier les meilleurs moyens par lesquels la Roumanie peut contribuer à la consolidation de la paix dans le monde. D’autre part, le chef de l’État roumain a salué l’initiative du président américain visant à promouvoir la paix et la sécurité internationales, y compris les efforts déployés pour trouver des solutions au conflit de Gaza et à d’autres grands défis mondiaux.
Davos – « Le territoire d’un pays ne peut être transféré à un autre que par la volonté de son peuple », a déclaré mercredi la ministre roumaine des Affaires étrangères, Oana Ţoiu, dans un message vidéo sur Facebook, posté depuis le Forum économique mondial de Davos, où la Roumanie participe, selon elle, avec l’une des délégations gouvernementales les plus consistantes. Selon Mme Toiu, l’objectif de la délégation est de prouver aux dirigeants mondiaux, ainsi qu’aux élites du milieu d’affaires, le rôle de la Roumanie en tant que partenaire de confiance dans la région, une destination privilégiée pour les investissements, qui préserve une voix lucide en cette période d’incertitude. Bucarest souhaite que l’OTAN reste forte et que le partenariat transatlantique demeure solide. Présent à Davos, Donald Trump a affirmé qu’il n’utilisera « pas la force » pour prendre le contrôle du territoire autonome danois, malgré ses ambitions répétées de le placer sous pavillon américain. En même temps, il a déclaré que les Etats-Unis étaient la seule puissance au monde capable de défendre le Groenland et a accusé le Danemark d’ingratitude. Antérieurement, il a reproché à ce pays d’avoir négligé la sécurité de la région arctique face aux menaces russes et chinoises. Tandis que l’OTAN a affirmé que la stratégie adoptée par le président américain risquerait de déstabiliser l’alliance, les leaders du Groenland et du Danemark ont offert des solutions pour permettre un renforcement de la présence américaine sur cette île avec 57.000 habitants. Depuis son retour à la Maison Blanche, il y a un an, Trump s’est montré intéressé par le Groenland, une terre riche en ressources minérales et terres rares, qui servent aux technologies avancées et à l’industrie militaire.
Ukraine – A Bucarest, le Parti social-démocrate (PSD), membre de la coalition gouvernementale, a demandé mercredi aux institutions en charge de la politique étrangère de clarifier d’urgence auprès des autorités ukrainiennes les raisons pour lesquelles la Roumanie a été récemment omise de la liste des États pour lesquels Kiev a réglementé l’option de conclure un accord de double nationalité. Selon un communiqué du PSD, « cette omission porte préjudice à la communauté roumaine d’Ukraine, étant une injustice profonde face au sacrifice des ethniques roumains tombés sur le front ukrainien et vient fortement contraster l’appui inconditionnel offert par la Roumanie depuis le début de la guerre avec la Russie ». Selon les sociaux-démocrates, une telle approche arbitraire de la part de Kiev est à même d’affecter aussi le parcours d’adhésion de l’Ukraine à l’UE. A noter que les Roumains forment la 2e grande minorité ethnique de l’Ukraine voisine.
Mercosur – Le Parlement européen a voté, mercredi, en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (UE), afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le MercosurCette saisine de la cour bloque en théorie l’entrée en vigueur de cet accord commercial avec l’Amérique latine pendant plusieurs mois. Le chancelier allemand, Friderich Merz, qui a critiqué le vote du Parlement, a réclamé l’application de l’accord à titre provisoire. L’UE et le Mercosur ont signé samedi à Asunción, au Paraguay, un traité commercial historique, marquant la fin de 25 ans de négociations entre l’UE et les États du Mercosur et la création officielle de la plus grande zone de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions d’habitants, représentant 30 % du PIB mondial. L’accord a été négocié depuis 1999 entre l’UE et les pays fondateurs du Mercosur (l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay). La plupart des États européens l’ont récemment soutenu, malgré l’opposition de plusieurs pays, dont notamment la France. L’accord supprime les droits de douane sur plus de 90 % des échanges commerciaux et stimule les exportations européennes d’automobiles, de machines, de produits chimiques, de vins et de boissons alcoolisées. En contrepartie, il facilite l’accès au marché européen pour la viande, le sucre, le riz, le miel et le soja d’Amérique du Sud. D’importantes manifestations d’agriculteurs contre ce traité ont eu lieu dans plusieurs pays de l’UE
Météo – Les météorologues ont émis de nouvelles alertes au grand froid, en vigueur jusqu’à vendredi matin, notamment dans le nord, le centre et le sud-est du pays. Le ciel sera plutôt couvert et des pluies et de la giboulée tomberont sur le sud-est et le sud. Les températures iront de -2 à 6 degrés.