13.02.2026 (mise à jour)
L’économie roumaine a enregistré une croissance de 0,6 % en 2025, mais a terminé l’année en récession technique après la baisse du produit intérieur brut pendant deux trimestres consécutifs./Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé vendredi a « réparer » et « raviver » la confiance transatlantique, mise a mal par le président américain Donald Trump, lors de l'ouverture de la Conférence de Munich sur la sécurité./Le ministère de la Santé de Bucarest ne donnera pas un avis positif au décret d’urgence sur la réforme de l’administration publique, si le système sanitaire ne sera exclu de la réduction de 10% des dépenses avec le personnel.
Newsroom, 13.02.2026, 21:00
Economie – L’économie roumaine a enregistré une hausse de 0,6 % en 2025, mais a terminé l’année en récession technique. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 1,9 % au quatrième trimestre par rapport au troisième trimestre 2025, ce qui représente le deuxième trimestre consécutif de baisse, selon les données publiées ce vendredi par l’Institut national de la statistique (INS). Au cours du troisième trimestre, l’économie roumaine avait enregistré un recul de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Qui plus est en octobre dernier, le Fonds monétaire international (FMI) prévoyait une croissance économique pouvant atteindre les 1 % pour la Roumanie en 2025, tandis que la Banque mondiale tablait sur une progression de 0,8 % dans son rapport de janvier dernier. Dans son dernier rapport, publié en novembre dernier, la Commission européenne a revu à la baisse ses estimations concernant la croissance de l’économie roumaine, les ramenant à 0,7 %.
Réactions – Les réactions politiques à l’annonce de l’Institut national de la statistique sur la récession technique dans laquelle se trouve l’économie roumaine depuis la fin de l’année dernière n’ont pas tardé. Nous ne traversons pas une crise, à fait savoir le premier ministre libéral Ilie Bolojan, qui a expliqué que la récession technique temporaire faisait partie du coût anticipé et inévitable de la transition d’un modèle reposant sur le déficit et la consommation à un autre soutenu par les investissements, par la productivité, les exportations et la discipline budgétaire. Le président du PSD, Sorin Grindeanu a fait savoir que le temps était venu pour que le programme de relance économique proposé par les sociaux-démocrates soit implémenté et a ajouté que la coalition gouvernementale avait besoin d’un dialogue réel et non pas de décision imposées unilatéralement. Dans l’opposition, l’AUR a annoncé que la politique de l’actuel gouvernement aurait poussé la Roumanie dans la récession technique temporaire. Le leader des sénateurs de l’AUR Petrişor Peiu, a affirmé qu’en même temps, la Roumanie se confrontait aussi à l’inflation la plus grande d’Europe qui mélangée à la récession avait mené à une stagnation de l’économie, situation qui devrait se poursuivre cette année aussi.
Munich – Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé vendredi a « réparer » et « raviver » la confiance transatlantique, mise a mal par le président américain Donald Trump, lors de l’ouverture de la Conférence de Munich sur la sécurité, qui réunit plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement. M Merz a dit que l’avenir du partenariat dépendait d’une reconstruction pragmatique et solide, assumée des deux côtés de l’Atlantique. Une Europe plus puissante militairement et politiquement est capable de devenir un pilier plus autonome de l’alliance de l’Atlantique-Nord, a affirme le chancelier allemand. Il a également indiqué avoir « entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne », mai a souligné que l’Allemagne respecterait ses obligations légales et ne détiendrait pas ses propres armes nucléaires. Son discours, dont le tire a été « Un programme de la liberté » a été une réponse à la détérioration des relations avec les Etats Unis, durant le deuxième mandat du président Donald Trump. M Merz a également évoqué les tensions autour du Groenland, les menaces commerciales et les critiques du vice-président américain J.D. Vance, reconnaissant que le partenariat transatlantique n’était plus une certitude. « A l’ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour faire cavalier seul », a ajouté le chancelier allemand. Notons aussi qu’à la conférence de Sécurité de Munich appelée aussi le Davos de la Défense, la Roumanie est représentée par une délégation dirigée par le ministre de la défense Radu Miruta qui inclut aussi la ministre des AE Oana Toiu et le chef du Directorat de sécurité cybernétique, Dan Cîmpean.
Réforme – Le ministère de la Santé de Bucarest ne donnera pas un avis positif au décret d’urgence sur la réforme de l’administration publique, si le système sanitaire ne sera exclu de la réduction de 10% des dépenses avec le personnel. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui le ministre de la Santé Alexandru Rogobete, qui milite contre des coupes généralisées des salaires, mais qui soutient l’introduction de critères de performance dans le système. A son avis, une coupe de 10% des salaires dans le système de Santé générerait une crise sans précédent, surtout que le secteur se confronte à un déficit de personnel. La réforme de l’administration publique que le gouvernement roumain souhaite introduire par le biais d’un décret d’urgence prévoit la réduction de 10% des dépenses avec le personnel, laissant à chaque institution la possibilité de choisir la manière d’implémenter cette réduction.
Tourisme – Le tourisme en Roumanie est en récession technique, ayant enregistré une baisse pendant 10 des 12 mois de l’année 2025, selon Adrian Voican, vice-président de l’Association nationale des agences de voyages. Dans une déclaration à Agerpres, il souligne la nécessité de mesures urgentes pour encourager les touristes roumains et étrangers à passer leurs vacances en Roumanie. Le secteur du tourisme a survécu grâce aux chèques vacances accordés aux salariés par le passé, mais, en l’absence de mesures complémentaires, un blocage important est prévu pour 2026. Ces déclarations interviennent lors de l’édition de printemps du Salon roumain du tourisme, organisé à Bucarest. Jusqu’à dimanche, les agences de voyages, les opérateurs de tourisme, les hôtels et les gîtes, tant de Roumanie que d’étranger, présentent leurs offres pour les vacances de 2026.
TUI – Un des opérateurs touristiques les plus importants au Monde, TUI entre officiellement sur le marché roumain. Des représentants du groupe allemand ont été reçus par le premier ministre Ilie Bolojan pour lui présenter la stratégie de l’accès du géant allemand sur le marché roumain. TUI vise les paquets touristiques dédiés au marché local, y compris des vacances avec transport par avion charter, des séjours pour les familles, des circuits culturels et des city-breaks. Dans ce contexte, les participants à la réunion ont également évoqué le développement des aéroports, afin d’améliorer la connectivité et les flux touristiques. Conformément à un communiqué du Gouvernement de Bucarest, le premier ministre a souligné l’importance de la consolidation des partenariats avec de tels investisseurs internationaux, susceptibles de contribuer aussi au développement de la compétitivité de la Roumanie en tant que destination touristique, par la mise à profit des régions de montagne et du littoral roumain.
Météo – Températures à la hausse en Roumanie en cette fin de semaine Elles seront d’ailleurs supérieures aux normales saisonnières. Les maximales iront de 5 à 15 degrés. Pourtant une l’hiver sera de retour en Roumanie dès le début de la semaine prochaine, avec des températures négatives et quelques chutes de neige.