04.06.2026 (mise à jour)
- Le président roumain Nicusor Dan a nommé son conseiller honoraire chargé des relations avec les Roumains de l'étranger Eugen Tomac au poste de Premier ministre / - Les modifications opérées par le gouvernement à la loi mettant en place le programme européen SAFE en Roumanie sont constitutionnelles, a décidé jeudi la Cour Constitutionnelle de Roumanie / - Le Bloc national syndical (BNS) réclame le retrait immédiat du projet de loi des salaires dans le secteur public. / - La Roumanie affiche un taux d’absorption de plus de 60% des fonds du Plan National de Relance et de Résilience.
Newsroom, 04.06.2026, 18:48
Premier ministre – Le président roumain Nicusor Dan a nommé son conseiller honoraire chargé des relations avec les Roumains de l’étranger Eugen Tomac au poste de Premier ministre. Egalement eurodéputé, M. Tomac est conseiller depuis 6 octobre 2025. Conformément à la Constitution il dispose de dix jours pour présenter son programme gouvernemental et ses propositions de ministres. A l’issue de cette période il se présentera devant le Parlement afin de solliciter un vote de confiance des sénateurs et des députés réunis en séance conjointe.
CCR – La Cour Constitutionnelle de Roumanie a rejeté, jeudi, la saisine déposée par l’opposition parlementaire de Bucarest concernant la loi qui met en place le programme européen SAFE en Roumanie, destiné à la consolidation de l’industrie nationale de défense. La décision a été prise avec une majorité des voix. Plusieurs membres de certains groupes parlementaires de la Chambre des députés et députés non-affiliés, après que, le 26 mai dernier, le Sénat a adopté le projet avec plusieurs amendements proposés par le gouvernement. Les modifications portent sur la manière dont l’argent européen est partagé entre les différentes institutions en charge de la sécurité nationale. Les amendements permettent également à ces institutions de conclure des contrats financiers dans un délai de 30 jours après la signature de l’accord de prêt et non pas après son approbation, comme prévu par la législation en vigueur en Roumanie.
Syndicats – En Roumanie, le Bloc national syndical (BNS) réclame le retrait immédiat du projet de loi portant sur la grille unique des salaires dans la fonction publique, qu’il qualifie de réforme « opaque, dépourvue de données réelles et contraire aux principes d’équité ». Dans un communiqué, cette confédération syndicale représentative au niveau national estime que, dans sa forme actuelle, le texte ne constitue pas une réforme, mais la reproduction des déséquilibres existants, courant le risque de les accentuer et de créer de nouvelles inégalités structurelles dans l’ensemble du secteur public.
Le BNS demande notamment au gouvernement d’imposer des règles strictes obligeant les institutions publiques, centrales comme locales, à transmettre de manière transparente au ministère du Travail les grilles de postes, les salaires en vigueur et la structure complète des rémunérations de tout le personnel du système public.
En attendant, de nouvelles protestations contre la future loi des salaires ont eu en Roumanie. Ce jeudi, ce fut le tour des salariés du ministère des Finances, du Fisc et du domaine de la justice. A noter aussi que l’acte normatif doit être adopté par le Parlement roumain avant la fin du mois d’août. En cas contraire, la Roumanie court le risque de perdre une tranche d’environ 700 millions d’euros du financement prévu dans le Plan National de Relance et de Résilience.
PNRR – A l’heure où l’on parle, la Roumanie affiche un taux d’absorption de 60% des fonds du Plan National de Relance et de Résilience (PNRR). Vendredi, le Conseil Affaires économiques et financières (ECOFIN), réunissant les ministres de l’Economie et des Finances des 27, pourrait donner son dernier aval à la demande de paiement n°4 de Bucarest, a fait savoir le ministre roumain par intérim des Investissements et des projets européens, Dragoş Pîslaru. Et d’ajouter que dans la période à venir, la Roumanie bénéficiera d’environ 3 milliards d’euros, tout en approchant la finalisation des négociations avec la Commission européenne sur la dernière modification du PNRR. Le principal objectif de Bucarest est de sécuriser la totalité de fonds européens non remboursables qui lui sont destinés, en réorientant les financements vers des projets dont la mise en œuvre est déjà très avancée.