06.08.2026 (mise à jour)
La principale formation parlementaire d'opposition en Roumanie, le parti d’extrême-droite ultranationaliste AUR, a lancé jeudi la plateforme suspeND.ro, sur laquelle il est possible de suivre l'évolution de la procédure de destitution du président du pays, Nicuşor Dan / La Roumanie est en état d'alerte énergétique pour tout le mois d'août. Les autorités ont repris jeudi leurs interventions sur le Danube afin de détourner une partie du débit du fleuve vers la centrale nucléaire de Cernavodă (sud-est), dans le but d'élever le niveau de l'eau et de maintenir en service le seul réacteur actuellement en activité
Newsroom, 06.08.2026, 18:40
Moody’s – Le ministère des Finances de Bucarest attend vendredi l’évaluation de l’agence Moody’s, la prochaine notation de la Roumanie. Le Premier ministre par intérim, Ilie Bolojan, s’est dit optimiste quant au maintien de la notation du pays et à l’obtention d’une perspective stable, estimant que la Roumanie avait respecté ses engagements en matière de déficit budgétaire et de discipline budgétaire. Il a souligné que le pays avait besoin d’un gouvernement stable capable de poursuivre les réformes, de réduire le déficit et le niveau d’endettement et de lutter contre la fraude fiscale, afin de renforcer la confiance des investisseurs et de réduire les coûts de financement. La semaine dernière, Fitch a maintenu la note « BBB- », avec une perspective négative, soit un cran au-dessus de la catégorie « junk », déconseillée aux investisseurs. L’agence a pris cette décision en raison de la détérioration des finances publiques, due à des déficits budgétaires élevés, bien qu’en baisse progressive, et à l’augmentation du ratio dette publique/PIB. Toujours selon Fitch, bien que les mesures d’assainissement budgétaire aient amélioré les perspectives budgétaires à court terme, des risques significatifs persistent à moyen terme, générés notamment par l’incertitude politique actuelle à Bucarest. Après l’évaluation de l’agence Moody’s vendredi, Standard & Poor’s présentera également son rapport sur la Roumanie au mois d’octobre.
Plateforme – La principale formation parlementaire d’opposition en Roumanie, le parti d’extrême-droite ultranationaliste AUR, a lancé jeudi la plateforme suspeND.ro, sur laquelle il est possible de suivre l’évolution de la procédure de destitution du président du pays, Nicuşor Dan. Dans un communiqué, AUR estime que la suspension du chef de l’État constitue un instrument juridique légitime, nécessaire lorsque celui-ci enfreint gravement les obligations prévues par la Constitution. Or, AUR affirme que Nicuşor Dan refuse d’exercer son rôle de médiateur entre les institutions de l’État, exclut arbitrairement le parti des consultations relatives à la formation du gouvernement et prolonge l’impasse politique en tardant à désigner un candidat au poste de Premier ministre. Rappelons que l’actuel gouvernement intérimaire de la Roumanie – composé du PNL, de l’USR et de l’UDMR et dirigé par le libéral Ilie Bolojan – a été destitué par le Parlement, à la suite d’une motion de censure, début mai. Depuis lors, deux tentatives visant à désigner un Premier ministre et à former un nouveau gouvernement ont échoué.
Danube – La Roumanie est en état d’alerte énergétique pour tout le mois d’août. Les autorités ont repris jeudi leurs interventions sur le Danube afin de détourner une partie du débit du fleuve vers la centrale nucléaire de Cernavodă (sud-est), dans le but d’élever le niveau de l’eau et de maintenir en service le seul réacteur actuellement en activité. Suite aux interventions précédentes, le niveau de l’eau a sensiblement augmenté, mais la situation reste difficile. Le débit du Danube à l’entrée du pays a chuté jusqu’à un minimum historique de 1 400 mètres cubes par seconde. Lors de sa séance de jeudi, le gouvernement a adopté un texte législatif comprenant les mesures nécessaires pour limiter la consommation d’énergie. Un centre opérationnel national dans le secteur de l’énergie, auquel participeront des représentants des principaux producteurs et fournisseurs roumains du secteur, a été créé pour gérer la crise énergétique, a annoncé Ilie Bolojan. Le gouvernement se réunira vendredi lors d’une séance extraordinaire afin d’autoriser la société nationale Transelectrica à déconnecter les consommateurs industriels du réseau électrique national, si la situation l’exige. Les consommateurs particuliers, les hôpitaux, les sanatoriums et les stations d’approvisionnement en gaz et en pétrole ne seront pas déconnectés. Ilie Bolojan a lancé un appel à la réduction de la consommation, avertissant que des problèmes pourraient survenir si la centrale de Cernavodă ne pouvait pas fonctionner. Parallèlement, les responsables appellent également la population à réduire le gaspillage d’électricité, en particulier le soir.