17.03.2026
Le budget d’Etat de la Roumanie pour l’année 2026 se trouve désormais sur la table des Commissions en charge des finances du Parlement bicaméral de Bucarest./La Roumanie pourrait être invitée à adhérer à l’OCDE dès cet été – a annoncé le secrétaire général de l’organisation, Mathias Cormann./La première lauréate d’origine roumaine des Oscars, la réalisatrice Natalie Musteaţă, inaugurera le Festival du film américain indépendant de Bucarest.
Newsroom, 17.03.2026, 13:47
Budget – Le budget de l’État roumain pour 2026 a été présenté ce matin aux commissions en charge des finances du Parlement bicaméral à Bucarest, avec des amendements modifiant d’un milliard de lei (environ 200 millions d’euros) les chiffres du projet élaboré par le gouvernement quadripartite, déclaré pro-occidental et dirigé par le libéral Ilie Bolojan. Le PSD et l’UDMR (tous deux membres de la coalition gouvernementale) et l’AUR (nationaliste, dans l’opposition) ont imposé des fonds supplémentaires pour un « paquet de solidarité », qui comprend des mesures de soutien aux retraités à faibles revenus et aux enfants handicapés ou issus de milieux défavorisés. Les sources de financement identifiées par les sociaux-démocrates proviendraient de la hausse des prix des carburants et de la récupération des créances au budget de certaines entreprises. Les libéraux affirment qu’il s’agit en réalité d’argent virtuel, et le ministère des Finances insiste sur le recours aux fonds communautaires afin de ne pas compromettre la réduction du déficit budgétaire, l’un des plus importants de l’Union européenne.
OCDE – La Roumanie pourrait être invitée à adhérer à l’OCDE dès cet été, en juin, avant la réunion du Conseil a déclaré à Bucarest le secrétaire général de l’organisation Mathias Cormann, qui a souligné que depuis quelques décennies, la Roumanie a enregistré une forte croissance économique et des résultats très bons pour ce qui est de la convergence aux normes de l’OCDE relatifs aux revenus et aux niveaux de vie. En présence de Mathias Cormann l’OCDE a lancé lundi une étude économique consacrée à la Roumanie qui propose plusieurs recommandations importantes de réformes dans les domaines fiscal et budgétaire, du marché de l’emploi et visant à augmenter la compétitivité de l’économie. C’est un point de référence pour assurer la stabilité économique et pour moderniser l’Etat a déclaré dans el cadre de cet événement le premier ministre roumain, Ilie Bolojan, qui a réitéré l’objectif de la Roumanie d’adhérer à l’OCDE cette année. Mardi, le ministre des Finances, Alexandru Nazare, a annoncé que son ministère avait obtenu la troisième et dernière approbation formelle dans le cadre du processus d’adhésion à cette organisation. « L’approbation la plus difficile, la plus importante et la dernière avant la phase finale d’adhésion », a-t-il ajouté.
Energie – Des représentants de la compagnie pétrolière OMV Petrom ont présenté au président roumain, Nicușor Dan, des informations détaillées sur l’évolution du marché de l’énergie à court et moyen terme, ainsi que sur les scénarios envisagés. Il a été convenu de renforcer la collaboration avec le gouvernement afin que la Roumanie puisse surmonter cette nouvelle période de pression sur les prix de l’énergie. « Nous continuerons de suivre la situation de près », a écrit M. Dan sur internet, « et d’agir pour protéger les citoyens et l’économie, car la fermeture du détroit d’Ormuz engendre des difficultés majeures pour tous les pays importateurs de pétrole et de carburants. Notre pays dispose de ressources, mais elles sont insuffisantes, ce qui explique pourquoi nous importons environ 80 % du pétrole brut nécessaire à notre consommation intérieure. » Le projet Neptun Deep, qui progresse comme prévu, a également été évoqué. L’exploitation du gaz naturel de la mer Noire devra commencer l’année prochaine. « Neptun Deep doublera quasiment la production de gaz de la Roumanie et contribuera significativement à renforcer l’indépendance énergétique du pays », a ajouté le chef de l’État.
Conflit – Le ministère roumain des Affaires Etrangères a affirmé que la Roumanie ne faisait pas partie du conflit au Moyen Orient, la priorité des autorités de Bucarest étant l’effort diplomatique visant une désescalade du conflit. L’accord bilatéral d’accès signé en 2006 offre aux Etats Unis le cadre légal garanti d’utiliser constamment des bases militaires roumaines a précisé le ministère des AE de Bucarest. L’Iran a averti la Roumanie qu’il pourrait répondre politiquement et légalement après la décision des autorités de Bucarest de permettre aux Etats Unis d’utiliser des bases militaires sur le territoire national pour des opérations contre l’Iran.
Alerte – Un nouveau message RO-ALERT a été diffusé hier soir aux habitants du nord du comté de Tulcea, suite à une nouvelle série d’attaques de drones contre des cibles civiles et des infrastructures en Ukraine, à proximité de la frontière fluviale avec la Roumanie. Selon le ministère de la Défense nationale (MapN) à Bucarest, deux avions F-16 de l’armée de l’air roumaine ont décollé vers 1h40 et sont rentrés à leur base à 3h00, heure à laquelle l’alerte a été levée. Des débris d’un drone se seraient écrasés dans la région de Plauru, et une équipe de recherche a entamé des vérifications sur place. Le Ministère de la défense précise également avoir informé les alliés de la Roumanie de la situation que ces attaques ont provoquée et rester en contact permanent avec elles.
Oscar – La réalisatrice Natalie Musteaţă, lauréate de l’Oscar du meilleur court métrage de fiction cette année pour son film « Deux personnes qui échangent de la salive », ouvrira le Festival du film indépendant américain de Bucarest, du 5 au 7 juin. La première cinéaste roumaine oscarisée prendra la parole lors du festival pour un débat ouvert sur les expériences qui ont marqué sa vie personnelle et professionnelle, ainsi que sur le parcours qui l’a menée à la consécration. « Deux personnes qui échangent de la salive » sera projeté sur grand écran devant le public roumain lors de l’ouverture du festival. Ce court métrage dystopique se déroule dans une société absurde où s’embrasser est interdit et passible de la peine de mort, et où l’on paie ses achats en recevant des gifles. Le film explore des thèmes tels que la répression, le désir, le contrôle social et la fragilité des libertés individuelles, suggérant que de simples gestes de tendresse peuvent devenir des actes de résistance dans un système autoritaire.