18.03.2026 (mise à jour)
L’Université Politechnique de Timișoara (ouest) a lancé, en première pour la Roumanie, un programme d’études dédié aux drones et à l’informatique appliquée à l’aéronautique. / Il n’existe aucun risque que l’État cesse de verser les pensions et les salaires, a assuré mercredi le ministre roumain des Finances, Alexandru Nazare. Cette précision intervient alors que, lors de ses dernières séances, le ministère avait rejeté l’ensemble des offres de prêt soumises par les banques commerciales
Newsroom, 18.03.2026, 20:01
Drones – L’Université Politechnique de Timișoara (ouest) a lancé, en première pour la Roumanie, un programme d’études dédié aux drones et à l’informatique appliquée à l’aéronautique. Cette nouvelle spécialisation, dispensée en anglais, vise à former des ingénieurs capables de concevoir et d’opérer des drones ainsi que des systèmes aériens autonomes, en s’appuyant sur des technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning).
Selon les représentants de l’université, la création de ce programme s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire de Timișoara, dans l’ouest du pays, un pôle régional d’innovation technologique.
Finances – Il n’existe aucun risque que l’État cesse de verser les pensions et les salaires, a assuré mercredi le ministre roumain des Finances, Alexandru Nazare. Cette précision intervient alors que, lors de ses dernières séances, le ministère avait rejeté l’ensemble des offres de prêt soumises par les banques commerciales.
Alexandru Nazare a expliqué cette décision par la détérioration des conditions de financement depuis le déclenchement de la guerre au Moyen‑Orient. Il a également précisé que les 4,7 milliards d’euros empruntés par la Roumanie sur les marchés internationaux trois jours avant le début du conflit couvraient environ la moitié des besoins de financement extérieur pour l’année 2026. A noter que la Roumanie recourt aux emprunts bancaires, via obligations et bons du Trésor, pour financer son déficit et assurer certaines dépenses courantes lorsque les recettes fiscales ne suffisent pas.
Carburants – Le ministre de l’Énergie, Bogdan Ivan, a déclaré que la Roumanie disposait de stocks suffisants de carburants et qu’aucune rupture d’approvisionnement susceptible d’entraîner la flambée des prix de l’essence et du diesel n’était à prévoir, dans le contexte de la crise au Moyen-Orient. Il a également annoncé que son ministère avait élaboré un texte législatif permettant au gouvernement de déclarer une situation de crise dans le secteur des carburants, afin d’intervenir sur ce marché si nécessaire. Le ministre a par ailleurs rappelé qu’un accord de principe existait au sein de la coalition gouvernementale, en vertu duquel l’exécutif pouvait intervenir sur le marché des carburants par des mesures visant à prévenir une flambée des prix, si la situation internationale se détériore davantage. Sur cette toile de fond, la Fédération des Transporteurs roumains a proposé une série de mesures censées stabiliser le marché des carburants et soutenir les entreprises de transport. Il s’agit de supprimer l’impôt supplémentaire sur le chiffre d’affaires imposé aux compagnies qui vendent du combustible, plafonner la marge brute commerciale, qui est différente pour les producteurs, les distributeurs et les vendeurs, ainsi que plafonner le prix final à la pompe, ce qui représente la solution finale.
Budget – Les débats sur le projet de budget pour cette année se poursuivent au sein du Parlement de Bucarest dans une atmosphère tendue. Mercredi, les sénateurs et les députés se sont fait des remarques acides, des accusations et des reproches. Ce sont les amendements proposés par le Parti Sociale-Démocrate qui ont généré les désaccords. Les sociaux-démocrates insistent pour promouvoir plusieurs mesures incluses dans le paquet de solidarité, mais qui ne figuraient pas parmi les enveloppes prévues pour cette année. L’Union Démocrate Magyares de Roumanie a proposé comme solution d’introduire dans le texte de la loi du budget une prévision selon laquelle la différence de 1,1 milliard de lei destinés aux mesures sociales soit obtenue à l’occasion du premier collectif budgétaire par la majoration du montant des autorisations d’engagement. Les sociaux-démocrates menacent de ne pas voter les documents complémentaires au projet du budget si leurs amendements ne sont pas approuvés. C’est pourquoi les commissions parlementaires chargées des Finances n’ont pas réussi à terminer ni leurs pourparlers, ni le rapport sur le projet de loi du budget public. Des débats sur le budget de la Sécurité sociale sont également en cours et leur vote final est prévu ce jeudi. La presse de Bucarest qualifie d’échec de la coalition gouvernementale quadripartite, déclarée pro-occidentale, et formée du Parti Social-Démocrate, Parti National Libéral, Union Sauvez la Roumanie et Union Démocrate Magyare de Roumanie le fait que les débats sur le budget public de cette année interviennent seulement à la mi-mars.
Accident – Le remorqueur roumain Astana a coulé mercredi matin dans le port de Midia en mer Noire, alors qu’il y avait cinq personnes à bord. Un membre de l’équipage est décédé après que les manœuvres de réanimation ont échoué, tandis que les représentants de l’Autorité Navale Roumaine ont déclaré que les quatre personnes portées disparues pourraient également être décédées. Le navire effectuait des manœuvres de dépotage pour un pétrolier qui battait pavillon des Iles Marshall. Les Forces Navales Roumaines ont rejoint les actions de recherche et de sauvetage. Les autorités ont lancé une enquête pénale pour établir les causes et les circonstances de l’incident.