25.08.2026 (mise à jour)
Nouvel échec des discussions que le président roumain a eues ce mardi avec les dirigeants des partis de l’ancienne coalition gouvernementale au sujet de la future Loi des salaires des budgétaires/ Un article de la Loi roumaine sur l’Intégrité vise directement le maire de Timisoara, Dominic Fritz, mettent en garde les dirigeants du Parti populaire européen et de Renew Europe/ Plusieurs fédérations syndicales roumaines ont manifesté devant le siège du ministère du Travail de Bucarest, pour réclamer une hausse du Smic, ainsi que la relance des négociations collectives au niveau sectoriel et national.
Newsroom, 25.08.2026, 18:56
PNRR – Le président roumain Nicusor Dan a eu ce mardi une nouvelle série de consultations avec les dirigeants des partis de l’ancienne coalition gouvernementale au sujet de la future Loi sur les salaires du secteur public. Encore une fois, les discussions n’ont mené à aucun accord politique sur cet acte normatif, un des jalons majeurs du Plan national de relance et de résilience (PNRR), dont dépend l’octroi de plus de 770 millions d’euros. La date butoir pour l’adoption de la loi par le Parlement de Bucarest est le 31 août. Le président du Parti social‑démocrate, Sorin Grindeanu, estime qu’il y a très peu de chances que la loi soit adoptée d’ici fin août, faute de position commune entre les ministères du Travail, de la Santé et de l’Education. Selon le ministre du Travail par intérim, Dragos Pîslaru, en l’absence d’un accord politique, la Roumanie ratera ce jalon et la responsabilité d’un tel échec incombera aux partis qui ne soutiennent pas le projet. Les cinq grandes confédérations syndicales rejettent quant à elles la dernière version du document.
Intégrité – Dans une lettre commune transmise lundi à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, les chefs de deux grands groupes politiques du Parlement européen – Manfred Weber, président du Parti populaire européen, et Valérie Hayer, présidente de Renew Europe mettent en garde contre le risque que le versement à la Roumanie d’une nouvelle tranche de 770 millions d’euros par le biais du Mécanisme de relance et de résilience fragilise la démocratie, en raison des récentes modifications apportées à la Loi sur l’intégrité. Selon la presse de Bucarest, les responsables européens réclament l’intervention urgente de la Commission avant le 31 août, date butoir de la mise en œuvre des jalons de réforme. Au cœur de leur saisine se trouve ce que l’on appelle « l’amendement Fritz », introduit par une majorité formée du Parti social‑démocrate (PSD) et de l’Alliance pour l’Union des Roumains (AUR). Cet amendement, récemment validé par la Cour constitutionnelle, prévoit la fin du mandat des élus locaux et des dignitaires en conflit d’intérêts ou en incompatibilité, y compris pour des faits d’avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi. Weber et Hayer soulignent que l’amendement vise explicitement le maire de Timișoara, Dominic Fritz, président de l’Union Sauvez la Roumanie, et représente une sanction rétroactive et une instrumentalisation politique de la loi. La lettre évoque également une violation du droit de l’Union européenne, rappelant que Dominic Fritz est un citoyen allemand élu en Roumanie selon les normes garanties par le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Dans une réponse adressée à AGERPRES, la Commission européenne a précisé que la loi sur l’intégrité serait évaluée dans le cadre de la sixième et dernière demande de paiement, qui n’a pas encore été déposée par les autorités roumaines.
Salaires – Plusieurs fédérations syndicales roumaines ont manifesté ce mardi matin, deux heures durant, devant le siège du ministère du Travail de Bucarest, pour réclamer une hausse du Smic à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 ainsi que la relance des négociations collectives au niveau sectoriel et national. Le blocage des négociations collectives met en danger la capacité de la Roumanie d’augmenter le nombre de contrats collectifs, en conformité avec les objectifs de l’Union européenne et la Directive sur le salaire minimum, affirment les syndicalistes.
DNA – La Direction nationale anti-corruption a entamé une poursuite pénale contre Cristina Trăilă, secrétaire générale adjointe au sein du Gouvernement roumain, accusée de « complicité à l’usage d’influence dans un dossier lié à une exploitation agricole du département de Vaslui, dans l’est de la Roumanie ». Le dossier vise un homme d’affaires, administrateur d’une société spécialisée dans l’élevage de volailles. Arrêté, puis placé sous contrôle judiciaire, celui-ci est soupçonné d’avoir eu recours à des personnes influentes, y compris au sein de l’administration centrale, afin d’obtenir la révocation du directeur de la Direction sanitaire‑vétérinaire de Vaslui.
Météo – Une baisse des températures est prévue dans les heures à venir dans le nord de la Roumanie, où des phénomènes orageux risquent de se produire. Par endroits, la quantité d’eau cumulée suite aux pluies torrentielles pourrait dépasser les 30 à 40 litres par mètre carré. Dans le reste des régions, il fera chaud, mais des averses de pluie sont prévues en fin d’après-midi et durant la nuit, notamment dans le sud et le sud-est. Les températures iront de 19 à 33 degrés. Plusieurs départements du centre, du nord et du nord-est de la Roumanie sont concernés par des alertes jaunes à l’instabilité.