28.02.2026 (mise à jour)
Le Premier ministre roumain, Ilie Bolojan, a déclaré que toutes les structures de l'État roumain sont en état d'alerte suite au conflit qui a éclaté au Moyen-Orient et que les ambassades roumaines resteront en contact avec les Roumains qui souhaitent quitter la zone de conflit / L'Union européenne se déclare préoccupée par l'évolution de la situation en Iran et appelle toutes les parties concernées à faire preuve de retenue, à protéger les civils et à respecter le droit international
Newsroom, 28.02.2026, 15:54
Israël – Le Premier ministre roumain, Ilie Bolojan, a déclaré que toutes les structures de l’État roumain sont en état d’alerte suite au conflit qui a éclaté au Moyen-Orient et que les ambassades roumaines resteront en contact avec les Roumains qui souhaitent quitter la zone de conflit. Le chef du gouvernement de Bucarest a précisé que pour les citoyens roumains se trouvant dans les pays qui ont fermé leur espace aérien, des solutions sont recherchées pour leur rapatriement dès que les vols reprendront. Le ministère roumain des Affaires étrangères a annoncé qu’il avait approuvé le rapatriement volontaire du personnel non essentiel et des membres de leur famille de l’ambassade de Roumanie à Tel Aviv, du consulat général de Roumanie à Haïfa et du bureau de représentation de la Roumanie à Ramallah. Le ministère des Affaires étrangères indique qu’il continuera aujourd’hui à suivre l’évolution de la situation sécuritaire dans la région et qu’il est prêt à accorder une protection consulaire aux citoyens roumains. La chef de la diplomatie roumaine, Oana Ţoiu, a déclaré qu’à l’heure actuelle, le nombre de Roumains demandant à être rapatriés d’Israël est faible. Dans une intervention télévisée, elle a recommandé aux citoyens roumains de rester à l’abri et de ne pas s’approcher à moins d’un kilomètre des zones frontalières. En raison de la situation au Proche-Orient, la compagnie aérienne TAROM a annoncé la suspension temporaire de tous ses vols à destination et en provenance de Tel Aviv jusqu’au 3 mars. Par ailleurs, plusieurs compagnies aériennes internationales, dont Air France, KLM, Lufthansa et Turkish Airlines, ont annoncé l’annulation de leurs vols vers Tel Aviv, Beyrouth et Oman.
Iran – L’Union européenne se déclare préoccupée par l’évolution de la situation en Iran et appelle toutes les parties concernées à faire preuve de retenue, à protéger les civils et à respecter le droit international. La Commission européenne et le Conseil européen craignent que la situation ne s’aggrave et que le conflit n’attire ou n’affecte d’autres acteurs du Moyen-Orient. Un autre point d’intérêt est la situation nucléaire de l’Iran. L’UE souhaite que tous les acteurs veillent à ce que leurs actions ne compromettent pas le régime mondial de non-prolifération. Enfin, les deux institutions bruxelloises ont indiqué qu’elles étaient en contact avec les États membres afin de s’assurer que les citoyens européens présents dans la région puissent être aidés en toute circonstance.
Données biométriques – À partir de lundi, le système d’entrée-sortie de l’Union européenne sera appliqué à tous les points de passage frontaliers de la Roumanie. Ce système implique l’enregistrement des données biométriques et de voyage des citoyens de pays non membres de l’UE qui entrent dans l’espace Schengen pour une durée maximale de 90 jours. Le système électronique enregistre la date et le lieu d’entrée et de sortie des ressortissants de pays tiers, y compris ceux de la République de Moldavie. Les ressortissants de pays tiers titulaires d’un permis ou d’un visa de long séjour délivré par un État membre de l’UE ne seront pas concernés par ce système. Lors de la première entrée, après la mise en service du système, les données biométriques, l’image faciale et quatre empreintes digitales seront collectées afin de créer un dossier individuel. Les enfants de moins de 12 ans sont exemptés de la prise d’empreintes, ainsi que les personnes pour lesquelles cela est physiquement impossible. Lors des voyages ultérieurs, la vérification s’effectuera automatiquement, sur la base des données déjà enregistrées. Les données collectées dans le système seront conservées pendant une période de 3 ans ou de 5 ans en cas de refus d’entrée ou de dépassement de la durée légale de séjour. Afin d’éviter tout retard dans le processus de contrôle, la police des frontières recommande aux personnes bénéficiant d’exceptions à la mise en œuvre du système de présenter dès le début les documents justificatifs attestant de ce statut.