Roumanie – Canada : défense, sécurité, énergie
En visite à Bucarest, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a eu des réunions au sommet qui ont mis en lumière la volonté commune de développer les relations bilatérales.
Corina Cristea, 07.07.2026, 13:26
« La Roumanie et le Canada maintiennent un partenariat solide, qui ne cesse de se développer et de s’approfondir, fondé sur des valeurs communes et sur l’engagement de les défendre. Nous sommes déterminés à poursuivre tous les projets d’intérêt commun, dans des domaines clés tels que la sécurité et la défense, l’énergie nucléaire, l’économie et la coopération industrielle. » C’est le message publié sur le réseau X par le chef de l’Etat roumain, Nicușor Dan, à l’issue de sa rencontre, lundi, à Bucarest, avec la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand. Le chef de l’Etat roumain a remercié la responsable canadienne pour l’engagement du Canada envers le flanc oriental de l’OTAN et pour sa participation à la mission de déminage en mer Noire.
Une réunion dans le contexte du Sommet de l’OTAN à Ankara
Antérieurement, la responsable canadienne s’était entretenue avec la ministre roumaine par intérim des Affaires Etrangères, Oana Ţoiu, sur les thèmes se trouvant à l’agenda du Sommet de l’OTAN qui se tient à Ankara, avec un accent particulier mis sur les contributions des deux Etats pour renforcer la sécurité mondiale. « La Roumanie et le Canada ont une relation solide et le partenariat entre les deux Etats n’a fait que progresser les dernières années », affirme la cheffe de la diplomatie de Bucarest, selon laquelle les deux Etats sont des alliés au sein de l’OTAN mais aussi des pays francophones. Oana Ţoiu a aussi rappelé qu’au Canada il existe une communauté roumaine importante et a précisé que les pourparlers avaient aussi visé la manière dont le renforcement des relations commerciales pourrait inclure aussi cette réalité.
Défense, sécurité, énergie
A noter que les échanges commerciaux entre la Roumanie et le Canada se sont chiffrés ces dernières années à environ un milliard d’euros et l’intention est d’élargir la relation bilatérale a fait savoir le ministre roumain : « Sur le plan bilatéral, les priorités sont claires : défense et sécurité, énergie nucléaire. Une bonne partie de notre rencontre a visé la modernisation du réacteur numéro 1 et les plans de construction des réacteurs numéro 3 et 4 de la Centrale nucléaire de Cernavoda. » a déclaré Oana Țoiu, rappelant que la Roumanie marquait les 30 ans écoulés depuis l’inauguration officielle du premier réacteur de la centrale nucléaire de Cernavoda. Celle-ci utilise la technologie canadienne de type CANDU.
La Roumanie utilise des technologies nucléaires canadiennes
Le nucléaire compte actuellement pour 20% du mix énergétique de la Roumanie, mais le pays vise à augmenter ce taux à 30 voire 40% afin de maintenir les prix à un niveau censé assurer la compétitivité de l’industrie roumaine, a encore mentionné la responsable roumaine. « Notre partenariat nucléaire de près de 50 ans, dans le cadre de l’Accord de coopération en matière d’énergie nucléaire, illustre parfaitement ce que la Roumanie et le Canada peuvent accomplir ensemble et constitue un fondement pour une coopération encore plus étroite dans les industries stratégiques. Les réacteurs CANDU de Cernavoda en sont un excellent exemple. Nous avons parlé aujourd’hui de la façon dont nous pouvons consolider davantage cette amitié de 50 ans dans le secteur nucléaire », a également indiqué la ministre canadienne.
Egalement dans le collimateur : un accord sur la cyber-sécurité
Le Canada et la Roumanie sont des alliés et des amis de confiance, a souligné Anita Anand, précisant que la réunion avait également porté sur l’approfondissement des partenariats dans d’autres secteurs stratégiques, tels que l’innovation et les industries de pointe. Elle a également annoncé la conclusion des négociations et la signature d’un accord sur la cyber-sécurité. Cela permettra une collaboration plus étroite dans l’industrie et l’échange d’informations confidentielles, favorisant ainsi la collaboration entre les PME et l’industrie de la défense.