Emplois : quoi de neuf cet automne ?
Dur, dur de trouver un job pour les jeunes / Quels emplois à pourvoir ? / Contrats de travail : base de données numérisée
Sorin Iordan, 08.09.2026, 10:47
Dur, dur de trouver un job pour les jeunes
Pour les jeunes âgés de 18 à 24 ans de Roumanie il est de plus en plus difficile de trouver un emploi, constate une récente enquête réalisée par la plateforme de recrutement en linge eJobs. Et pour cause. Plus de la moitié des jeunes questionnés estiment que le développement de l’intelligence artificielle a réduit le nombre des postes pour les juniors, alors que 75 % des sujets affirment qu’il est plus difficile de se faire embaucher cette année, que l’année dernière. Parmi les obstacles auxquels ils se heurtent, ils ont nommé en premier lieu l’expérience au travail demandée même pour les débutants et les salaires très bas. En même temps, 59 % des participants au sondage dénoncent les retards des réponses des patrons à leurs candidatures, voire le fait que souvent aucune réponse ne leur est donnée.
Au nom d’eJobs, Mme Ana Călugăru précise que pour faire croître leurs chances d’embauche, 45 % des jeunes roumains à la recherche d’un travail déposent des candidatures pour un nombre de postes beaucoup plus grand qu’auparavant, 30 % consultent plus souvent les plateformes de recrutement pour se renseigner davantage sur le marché de l’emploi, 10 % travaillent sur des projets personnels pour montrer ce qu’ils savent faire déjà et 10 % encore suivent des formations en ligne pour se spécialiser. Ils sont très peu nombreux, 1,6 % seulement, à se rendre aux événements de networking ou à des foires de carrière. Et ce n’est pas tout, plus de la moitié des jeunes romains questionnés accepteraient un emploi dans un domaine autre que leur spécialisation initiale. Néanmoins, fin juillet 2026, plus de 26 000 personnes de moins de 25 ans figuraient dans les registres de l’Agence nationale de la Main d’œuvre.
Quels emplois à pourvoir ?
Si les jeunes ont du mal à trouver un emploi ces jours-ci en Roumanie, quelles sont alors les offres des patrons roumains ? Selon l’Agence nationale de l’Occupation de la Main d’œuvre, les employeurs roumains proposent actuellement quelque 30 500 emplois. La plupart sont des postes de chauffeur de poids-lourd : 3000 postes ; puis, de courrier : 2000 postes et de manutentionnaire (1 300 postes). Par ailleurs, 1 250 postes sont disponibles pour des ouvriers non qualifiés dans la démolition de bâtiments et la pose de revêtements (maçonnerie, mosaïque, faïence, carrelage, parquet). Quelque 1 100 postes sont proposés pour des ouvriers non qualifiés chargés du cassage et de la découpe de matériaux de construction, et environ 1 000 postes pour des agents de sécurité. Les employés de commerce sont également très recherchés, tout comme les ouvriers non qualifiés pour l’assemblage et le montage de pièces, les charpentiers-restaurateurs ainsi que les aides-cuisiniers.
A noter que la plupart des emplois vacants, soit plus de 16 000, visent des personnes sans études ou ayant fait des études primaires ou de collège. Il s’agit bien des courriers, des manutentionnaires et des ouvriers non qualifiés dans le BTP.
A l’inverse, les emplois qui s’adressent aux diplômés d’études supérieures sont les moins nombreux : 2 000 postes seulement, pour des ingénieurs ou managers dans différents domaines, différents types de médecins, des conseillers, des experts, des inspecteurs ou économistes et la liste n’est pas terminée.
C’est peut-être une des raisons pour lesquelles les jeunes roumains trouvent difficilement un travail. A noter aussi qu’en juillet dernier, en Roumanie, le taux de chômage avait augmenté jusqu’à 3,25 % de la population, alors que le nombre des chômeurs approchait les 260 000 personnes.
Contrats de travail : base de données numérisée
Parlons enfin numérisation. Les salariés actuels ou anciens de Roumanie peuvent désormais consulter facilement et rapidement leur expérience de travail au siège de l’Inspection territoriale du travail. Ici ils ont à leur disposition un info kiosk numérique, avec écran tactile, spécialement conçu de sorte à faciliter l’accès des citoyens aux informations de base concernant les contrats individuels de travail. Le système a déjà porté ses fruits. Par exemple, à Bistriţa-Năsăud (nord-est), des centaines de personnes utilisent chaque mois l’info-kiosk, comme le confirme l’inspectrice en chef Iulia Stejerean. Selon celle-ci, chaque semaine, environ 60-70 personnes s’en servent pour consulter leurs données en matière d’emploi. Pour accéder aux informations, il faut avoir sa carte d’identité et se soumettre à une identification faciale. Ces info-kioks sont une étape du processus de modernisation et de numérisation des services offerts par l’Inspection du Travail, dans le contexte de la mise en place de la plateforme Reges Online, qui a remplacé l’ancien système Revisal, soit la base de données des contrats individuels de travail de Roumanie. (trad. Valentina Beleavski)