En Roumanie, les LGBT en quête de visibilité
En Roumanie, l’homosexualité n’est plus un crime depuis 2001, après une forte période de répression sous le communisme. Mais plus de vingt ans après, s’ils ne vont plus en prisons, les couples de même sexe n’ont pas la possibilité d’accéder au mariage ni à l’union civile reconnue par l’État.
Valentina Beleavski, 16.05.2026, 10:33
Ces dernières années, la place des personnes LGBT en Roumanie a été au cœur des débats. En 2018, un référendum s’est tenu afin d’inscrire dans la constitution qu’un mariage ne pouvait avoir lieu uniquement entre un homme et une femme. Il a été soutenu très fortement par l’Église orthodoxe. Finalement invalidé pour manque de participation, ce vote a fragmenté encore plus la population, et a laissé la porte ouverte aux discours extrémistes.
Pour y faire face, la communauté LGBT roumaine se mobilise. Géo Aghinéa, par exemple, a co-réalisé “Waves Penetrate me Fiercely”, un film qui montre les conditions de la vie nocturne queer, souvent cachées. Ian Teodorescu, lui, est membre de l’association Accept, l’une des plus vieilles organisations qui militent pour défendre les droits des personnes de la communauté.
Pour Radio Roumanie Internationale, Julie Capelle est partie à leur rencontre.