17.09.2026 (mise à jour 2)
Siegfried Mureșan, eurodéputé roumain, vice-président du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen et responsable des questions économiques et budgétaires de l'Union européenne, a été désigné au poste de Premier-ministre par le chef de l’Etat roumain, Nicusor Dan La production industrielle de la Roumanie enregistre la deuxième baisse la plus forte de l'Union européenne, après la Bulgarie, selon Eurostat Des concerts, des spectacles, des projections vidéo-mapping, des visites guidées et des expositions sont à l’affiche des Journées de Bucarest, marquant les 567 ans de sa première attestation documentaire.
Newsroom, 17.09.2026, 20:12
Nomination – Le président roumain Nicusor Dan a désigné l’eurodéputé roumain Siegfried Mureșan, vice-président du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen et responsable des questions économiques et budgétaires de l’Union européenne, au poste de Premier-ministre. Le député libéral, proposé par l’alliance formée du Parti National Libéral, de l’Union Sauvez la Roumanie et de l’Union Démocrate Magyare de Roumanie, au poste de Premier-ministre, a répondu affirmativement à cette nomination. Cette nomination survient à un nouveau round de consultations, ce jeudi, à Bucarest, entre le chef de l’Etat roumain et les représentants des partis parlementaires, dans une nouvelle tentative de désigner un candidat au poste de premier ministre. Le leader social-démocrate Sorin Grindeanu s’est déclaré surpris et déçu par la proposition du président. Dans une première réaction suite à cette nomination, il a déclaré qu’il était difficile de comprendre les arguments de Nicusor Dan pour le choix d’une personne qui, quelques jours auparavant, « menait une campagne féroce à Bruxelles contre son propre pays pour réduire les fonds européens ». M Grindeanu a annoncé avoir convoqué pour lundi une réunion du Bureau permanent national du Parti Social Démocrate afin d’analyser en détail cette proposition. Il a souligné que, contrairement aux autres partis, les sociaux-démocrates comprenaient que la lutte politique devait s’arrêter là où les intérêts du pays commençaient. A l’heure où l’on parle, le Parti National Libéral, l’Union Sauvez la Roumanie et l’Union Démocrate Magyare de Roumanie ne disposent pas d’une majorité parlementaire suffisante pour que le gouvernement de M Mureșan puisse être investi et devront très probablement négocier avec le Parti Social -Démocrate ou bien même avec l’opposition nationaliste représentée par l’Alliance pour l’Union des Roumains. Rappelons-le, le gouvernement de Bucarest dirigé par le libéral Ilie Bolojan, et composé du Parti national libéral, de l’Union Sauvez la Roumanie et de l’Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR), a été renversé en mai dernier par une motion de censure initiée par les sociaux-démocrates, anciens partenaires au sein de la coalition gouvernementale, avec le soutien de l’Alliance pour l’Union des Roumains. Depuis, deux candidats ont été désignés par le président. Les deux tentatives se sont soldées par un échec.
Salaires des magistrats – La Haute Cour de cassation et de justice a de nouveau reporté jusqu’au 8 octobre sa décision sur la saisine qu’elle avait gagnée en première instance contre le gouvernement et le ministère des Finances concernant le fait que certains droits salariaux des magistrats n’avaient pas été payés. Il s’agit de sommes résultant d’augmentations rétroactives obtenues en justice. Le procès est en phase d’appel, après que la Cour d’appel de Bucarest ait admis la saisine introduite par la Cour suprême le 5 mai dernier et condamné le gouvernement à payer ces sommes. La Cour d’appel avair également décidé que le gouvernement et le ministère des Finances disposaient d’un délai de 10 jours à compter de la date à laquelle la décision est devenue définitive pour exécuter cette décision, sous peine d’une pénalité de 1 % pour chaque jour de retard, ainsi que d’une amende équivalente à 20 % du salaire minimum brut.
Production – La production industrielle de la Roumanie enregistre la deuxième baisse la plus forte de l’Union européenne, après la Bulgarie, selon Eurostat. En juillet dernier, elle était inférieure de 6,3 % par rapport à celle de juillet de l’année précédente, tandis qu’en Bulgarie, elle a chuté de 6,8 %. Pour la Roumanie, les données montrent des baisses annuelles de 1,9 % en février, 2,5 % en mars, 3,3 % en avril, 5,4 % en mai et 5,5 % en juin. La Belgique suit, avec une diminution de 5,6 %. Au pôle opposé, les Pays-Bas affichent une hausse de 8,2 % de leur production industrielle sur une seule année, suivis par la Croatie avec une augmentation de 7 % et de la Lituanie avec une hausse de 6,5 %. Le Danemark, la Finlande, la Hongrie et la Pologne ont également enregistré des croissances supérieures à 4 %. Par contre, l’industrie allemande a reculé de 2,2 % et l’industrie française de 0,7 %. Sur l’ensemble de l’Union européenne, la production industrielle a progressé de 0,3 %.
Bucarest – Les Journées de Bucarest seront célébrées ce week-end, alors que la capitale roumaine marque les 567 ans écoulés depuis sa première attestation documentaire. Au programme : concerts, spectacles, projections de vidéo-mapping, visites guidées et expositions. Samedi soir, la façade du Palais du Parlement de Bucarest, le deuxième plus grand bâtiment administratif au monde, servira d’écran à des créations mêlant harmonieusement arts numériques, musique et technologie, dans le cadre de la 11e édition du projet IMAPP Bucharest. Dimanche, les Bucarestois sont invités à un récital de piano et de violon à l’Arc de Triomphe, dans le nord de la capitale, monument qui pourra être visité gratuitement. S’y ajouteront un spectacle de musique et de danse au Palais militaire, ainsi qu’un événement consacré aux chansons de l’entre-deux-guerres. Des visites guidées gratuites de l’Hôtel de Ville de Bucarest seront également proposées. Enfin, l’avenue de la Victoire, Calea Victoriei, artère emblématique de la capitale reliant le nord au sud de la ville, deviendra piétonne tout au long du week-end.