25.09.2026 (mise à jour)
- A Bucarest les leaders du PNL, de l'USR et de l'UDMR ont validé le programme de gouvernance proposé par le Premier ministre désigné, l’eurodéputé libéral Siegfried Mureşan, ainsi que la liste des ministres qui feront partie du futur gouvernement. / - La ministre roumaine des Affaires étrangères par intérim, Oana Țoiu a plaidé à New York pour un renforcement de la coopération régionale / - En 2025, en Roumanie, le salaire moyen brut a été de 8 716 lei (1653 euro environ), soit de 8,1 % plus élevé que l’année précédente, selon les données publiées ce vendredi par l’Institut national de la Statistique
Newsroom, 25.09.2026, 20:02
Premier ministre – Les chefs du Parti National Libéral, de l’Union Sauvez la Roumanie et de l’Union Démocrate Magyare de Roumanie ont validé le programme de gouvernance proposé par le Premier ministre désigné, l’eurodéputé libéral Siegfried Mureşan, ainsi que la liste des ministres qui composeront le futur gouvernement. Mircea Abrudean est proposé au poste de vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Tánczos Barná comme vice-Premier ministre et ministre de l’Agriculture, Alexandru Nazare comme ministre des Finances, tandis que Andrea Chiş comme ministre de la Justice. La libérale Raluca Turcan devrait prendre la tête du ministère du Travail, de la Famille, de la Jeunesse et de la Solidarité sociale, Oana Gheorghiu – celui de la Santé, Dragoş Pîslaru celui des Investissements et des Projets européens, Mihai Dimian celui de l’Education et de la Recherche, et Sebastian Burduja celui de l’Energie. Diana Buzoianu restera à la tête du ministère de l’Environnement et Oana Ţoiu au ministère des Affaires étrangères. Le ministère des Transports serait dirigé par Cătălin Drulă et celui de l’Economie par Irineu Darău. Cseke Attila est proposé au ministère du Développement et Ötvös Koppány à celui de la Culture.
Le Premier ministre désigné, Siegfried Mureșan, a rencontré ce vendredi le président Nicusor Dan, pour lui présenter son programme, la liste des ministres et l’informer de l’état des négociations visant à obtenir la majorité requise pour l’investiture. M Dan, a de nouveau exhorté les partis politiques à parvenir à un compromis, insistant sur le fait que les élections anticipées n’étaient pas une solution à la crise actuelle. A l’heure où l’on parle Siegfried Mureșan compte sur 170 voix du PNL, de l’USR et de l’UDMR, sur les 233 nécessaires. Il a annoncé que ce samedi il déposerait au Parlement le programme de gouvernance et la liste des ministres. De son côté, le dirigeant du Parti social-démocrate, Sorin Grindeanu, dont la formation dispose du plus grand nombre de parlementaires au sein du Législatif de Bucarest, a annoncé qu’il n’avait pas reçu le programme de gouvernance et que les sociaux-démocrates ne voteraient pas le Gouvernement Muresan. Il a réitéré sa demande à M. Mureșan de renoncer à son mandat, se disant convaincu que celui-ci ne parviendra pas à réunir suffisamment de voix pour faire approuver son gouvernement.
Coopération – « La coopération régionale doit contribuer à relever les défis qui dépassent les frontières nationales ». C’est ce qu’a affirmé jeudi, à New York, la ministre roumaine des Affaires étrangères par intérim, Oana Țoiu. En sa qualité de présidente en exercice de l’Initiative centre-européenne et du Processus de coopération en Europe du Sud-Est, la cheffe de la diplomatie roumaine a organisé une table ronde consacrée à l’avenir de la coopération régionale dans un contexte marqué par de multiples défis géopolitiques. Intitulée « La coopération régionale dans un monde en mutation : garantir la stabilité, la résilience et une croissance durable grâce à une coopération fondée sur la confiance et orientée vers les résultats », la rencontre a réuni des responsables politiques et diplomatiques autour des perspectives de collaboration régionale. « Afin de préserver sa pertinence, la coopération régionale doit démontrer sa valeur ajoutée, non seulement en tant que plateforme de dialogue politique, mais aussi comme un mécanisme capable de produire des résultats concrets », a souligné la ministre roumaine, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Elle a également réaffirmé le soutien de la Roumanie à l’Ukraine et à la République de Moldova, mettant en avant la nécessité de maintenir le dialogue et la coopération pratique, même dans des périodes de tensions régionales.
Elections – L’Autorité électorale permanente de Roumanie annonce la création d’un Code électoral comportant des règles valables pour tous les types de scrutin. Selon le président de l’AEP Adrian Ţuţuianu les différences existant dans la législation actuelle pourraient causer des confusions et des difficultés en ce qui concerne l’organisation du processus électoral. Le nouveau code devrait inclure des règles générales, des prévisions spécifiques à chaque scrutin ainsi que des dispositions visant les référendums, les élections anticipées et les élections partielles. Selon M Tutuianu, dans 26 unités administratives territoriales de Roumanie il est nécessaire d’organiser des élections partielles pour la fonction de maire. S’y ajoutent 11 localités où les mandats des maires devraient cesser aux termes des réglementations sur les cas d’incompatibilité.
Salaires – En 2025, en Roumanie, le salaire moyen brut a été de 8 716 lei (1653 euro environ), soit 8,1 % plus élevé que l’année précédente, selon les données publiées ce vendredi par l’Institut national de la Statistique. Le revenu moyen net se situait ainsi à quelque 5 200 lei (1 000 euros), soit une hausse de 6,2 % par rapport à 2024. Les salaires nets moyens les plus élevés ont été touchés dans plusieurs activités économiques telles les télécommunications, la programmation et le consulting dans la technologie de l’information, ainsi que dans la diffusion d’émissions de radio et de télévision. A l’opposé, les revenus nets moyens les plus bas étaient à retrouver dans l’hôtellerie et la restauration, l’agriculture, le domaine forestier, celui de la pêche ou encore les activités liées au spectacle, culturelles, sportives et récréatives.
Foot – La sélection nationale de football de Roumanie entamera vendredi une nouvelle édition de la Ligue des nations avec un match contre la Suède. Le 28 septembre, les Tricolores affronteront la Bosnie à Bucarest, avant de se déplacer à Varsovie pour y rencontrer la Pologne le 2 octobre. Le 5 octobre, ils recevront la Suède à Bucarest, pour le match retour. Il s’agit des premiers matches officiels du nouveau sélectionneur, Gheorghe Hagi. Ancien milieu de terrain emblématique du football roumain, celui-ci a déjà dirigé la sélection nationale il y a un quart de siècle. Nommé immédiatement après la fin de sa carrière de joueur, il vivait alors sa première expérience comme entraîneur. Son premier mandat à la tête de la sélection nationale n’avait duré que quelques mois, s’étant achevée après l’échec de la qualification pour la Coupe du monde 2002. Au cours de sa carrière d’entraîneur, Gheorghe Hagi a dirigé notamment le Bursaspor et Galatasaray Istanbul en Turquie, ainsi que le Viitorul/ Farul Constanța, Steaua Bucarest et Poli Timisoara en Roumanie. Egalement à son palmarès : deux titres de champion de Roumanie, une Coupe de Roumanie, une Supercoupe de Roumanie (les deux avec Viitorul/ Farul Constanța) ainsi qu’une Coupe de Turquie remportée avec Galatasaray.