La BNR maintient son taux directeur
La Banque centrale roumaine ne modifie pas son taux directeur.
Leyla Cheamil, 09.10.2026, 12:38
La Banque nationale de Roumanie a décidé jeudi de maintenir son taux directeur à 6,5 %, dans le cadre des efforts menés pour stabiliser les prix. Par ailleurs, l’institution a décidé de maintenir le taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal à 7,50 % par an et celui de la facilité de dépôt à 5,50 % par an, ainsi que de conserver les niveaux actuels des taux des réserves obligatoires minimales pour les passifs en lei et en devises des établissements de crédit. Par ses décisions, la direction de la Banque centrale se propose de favoriser une croissance économique durable, car, comme l’affirment les spécialistes, la stabilité macroéconomique du pays dépend d’un dosage équilibré de politiques et de réformes structurelles.
L’absorption des fonds européens reste indispensable
Par ailleurs, l’utilisation des fonds européens est essentielle pour stimuler la croissance à long terme et aider l’économie à mieux résister en période difficile. Or, selon la BNR, l’absorption des fonds européens reste indispensable pour contrecarrer les effets des mesures d’assainissement budgétaire et les conséquences de l’actuel contexte géopolitique. L’institution a annoncé surveiller attentivement les marchés intérieurs et extérieurs et utiliser tous les instruments nécessaires afin de maintenir la stabilité des prix à moyen terme et préserver la stabilité financière. Le taux d’inflation annuel a considérablement baissé, passant de 10,42 % en juin à 6,17 % en août.
Le risque d’inflation reste très élevé
La Banque centrale souligne toutefois que cette baisse n’est qu’un résultat statistique, intervenu dans le contexte de l’épuisement des conséquences directes de la suppression du plafond sur le prix de l’électricité et de la hausse des taux de TVA et des accises au cours de la même période de l’année précédente. L’Institution attire l’attention sur les risques inflationnistes élevés dans la période à venir. Parmi les principaux facteurs de risque figurent la flambée des prix des carburants, les pressions exercées par la sécheresse sur les prix des aliments et la dépréciation de la monnaie nationale roumaine, le leu.
Un assouplissement rapide de la politique monétaire est peu probable
Sur le plan extérieur, les tensions au Moyen-Orient et la crise énergétique risquent d’éroder le pouvoir d’achat et l’activité des entreprises. Sur le plan intérieur, les incertitudes politiques et les mesures d’assainissement budgétaire pèsent lourdement. Dans un contexte de stagnation économique au deuxième trimestre et de baisse de la consommation, un assouplissement rapide de la politique monétaire est peu probable. La baisse de l’inflation ne se fera sentir qu’à long terme, parallèlement aux correctifs budgétaires, ce qui signifie que les débiteurs ne bénéficieront pas bientôt d’une baisse des taux d’intérêt. Selon les experts, une potentielle diminution des taux d’intérêt dépend d’une série de facteurs dont plusieurs ne sont pas forcément en rapport avec la Banque centrale. Les données les plus récentes montrent une relance de l’activité économique au troisième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, notamment grâce aux performances enregistrées dans le secteur agricole, performance associée toutefois à une dégradation de l’évolution du PIB par rapport à la même période de l’année précédente.