Un deuxième avion visé par une alerte à la bombe a atterri ce jeudi à Bucarest.
Une vingtaine de vols ont fait l'objet ce jeudi de fausses alertes à la bombe à travers l'Europe.
Alex Diaconescu, 05.11.2026, 17:17
Un vol d’Air Serbia, reliant Belgrade à Bucarest, visé par une alerte à la bombe, a atterri à l’aéroport d’Otopeni à 15h20, a annoncé la Compagnie des Aéroports de Bucarest dans un communiqué. « Les vérifications sont terminées et aucun élément ne confirme l’existence d’une menace réelle », ont indiqué les autorités. Durant ces vérifications, le trafic aérien s’est déroulé en toute sécurité et les avions ont décollé et atterri conformément aux plans de vol respectifs, ont annoncé les autorités. Une alerte à la bombe a visé le vol Wizz Air en provenance de Milan qui a atterri à ce matin à 11h09 sur l’Aéroport de Bucarest.
La première alerte a eu lieu en fin de matinée
Une cellule de crise a été instituée jeudi sur l’aéroport international « Henri Coanda » de Bucarest, après qu’une alerte à la bombe avait visé un vol en provenance de Milan, selon le Service roumain d’informations. Selon la source citée, les 182 voyageurs et membres de l’équipage ont été débarqués et introduits dans le terminal, conformément aux procédures spécifiques. L’équipe de pyrotechniciens du service a vérifié l’aéronef et la menace s’est avérée fausse, a annoncé le SRI.
Troisième vague de fausses alertes à la bombe en Europe cette semaine
De fausses alertes a la bombe ont de nouveau perturbé jeudi le trafic aérien européen, poussant des avions de chasse a escorter plusieurs vols civils, notamment au départ de l’Italie et a destination de la Bulgarie et de la République tcheque. Apres de fausses alertes similaires en début de semaine, au moins une vingtaine de vols – pour la plupart de compagnies low-cost – avaient été visés par des alertes a la bombe jeudi a la mi-journée, selon plusieurs autorités et compagnies aériennes.
Des attaques hybrides à travers l’Europe
Bien que l’origine de ces menaces n’ait pas été identifiée, elles surviennent alors que les autorités européennes accusent la Russie et l’Iran d’être à l’origine d’« attaques hybrides » et d’actes de sabotage. Cette semaine, des pirates informatiques non identifiés ont mis hors service des réfrigérateurs dans des supermarchés de plusieurs pays européens, et les experts estiment que ces fausses alertes à la bombe pourraient s’inscrire dans un schéma similaire.