Mesures pour les Roumains dans les zones de conflit
Le rapatriement des citoyens roumains bloqués dans la zone de conflit au Moyen-Orient est désormais la priorité des autorités de Bucarest.
Roxana Vasile, 03.03.2026, 12:30
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les autorités de Bucarest ont déclaré que la priorité était de rapatrier tous les Roumains bloqués dans la région. Qu’ils soient en vacances, en déplacement professionnel ou résidents, le nombre de personnes bloquées est particulièrement important. Face à l’escalade continue de la situation depuis samedi dernier, les ministères de Bucarest coordonnent leurs efforts pour apporter l’appui nécessaire aux citoyens roumains, certains n’ayant même pas la certitude de trouver un logement pour les prochains jours. Et les autorités de Bucarest surveillent aussi plusieurs ressortissants roumains gravement malades.
Le nombre de Roumains se trouvant Emirats arabes unis s’élève à 14 000,selon la ministre roumaine des Affaires étrangères, OanaȚoiu. La responsable roumaine les a exhortés à signaler leur présence dans ce pays aux représentations diplomatiquesde la Roumanie et aux autorités de Bucarest :
« La solution consiste à remplir le formulaire sur le site econsulat.ro, sur une application mobile ou à utiliser un des nombreux numéros de téléphone disponibles. Certains numéros sont gérés par des collègues à Dubaï, d’autres par des collègues à Bucarest. Ces derniers, à Dubaï tout comme à Bucarest, pourront fournir des informations limitées, car ni eux, ni nous, ni aucun autre Etat membre de l’Union européenne ne pouvons informer de la réouverture de l’espace aérien, car c’est aux autorités compétentes de ces pays de le faire. »
Les Roumains ont été invités à suivre en priorité les consignes officielles des pays où ils se trouvent. Parallèlement, en Roumanie, les autorités coordonnent leurs efforts avec les agences de voyages, les compagnies de tourisme et les compagnies aériennes afin de faciliter les rapatriements.
Le lancement de deux chaînes WhatsApp a été annoncé, à savoir l’une pour la diffusion des informations provenant des missions diplomatiques, et l’autre pour les Roumains du Moyen-Orient, afin de faciliter leur accès aux informations officielles. Le nombre d’opérateurs au centre d’appels du ministère des Affaires étrangères a également été augmenté. Au niveau européen, le mécanisme civil de gestion des situations d’urgence a été activé. OanaŢoiu explique :
« Cela implique une coordination avec les autres Etats membres de l’Union européenne. Lorsqu’un Etat membre peut dépêcher un avion, civil ou militaire, il s’agit d’étudier la possibilité d’y inclure des ressortissants d’autres Etats en situation d’urgence. L’objectif est de déterminer l’option la plus rapide pour chaque cas. Dans certains cas, une coordination avec un autre Etat membre est envisageable, et réciproquement, nous pouvons également contribuer à évacuer des ressortissants d’autres Etats, en fonction du nombre de places disponibles. Ce mécanisme permet aussi d’utiliser conjointement les ressources financières nécessaires. »
Malgré la gravité de la situation, les autorités appellent les Roumains du Moyen-Orient à la prudence, au calme et à la patience, et les assurent que toutes les options de rapatriement sont analysées.