03.03.2026 (mise à jour 1)
Plusieurs milliers de Roumains sont bloqués dans la zone du Golfe, la plupart d’entre eux, soit environ 14 000 personnes, se trouvant aux Emirats Arabes Unis./ L'AIEA a confirmé des dégâts récents aux bâtiments d'entrée de l'usine souterraine d'enrichissement de combustible de Natanz, en Iran, qui n’ont pourtant pas eu de conséquences radiologiques./ Le nouvel ambassadeur des États-Unis à Bucarest, Darryl Nirenberg, a présenté mardi ses lettres d’accréditation au chef de l’Etat roumain, Nicusor Dan.
Newsroom, 03.03.2026, 16:00
Touristes – Plus de 300 ressortissants roumains qui avaient été transportés par voie terrestre d’Israël en Égypte sont revenus au pays dans la nuit de lundi à mardi. Ils ont été ramenés à Bucarest à bord de deux vols spéciaux de la compagnie nationale aérienne TAROM, depuis Le Caire, tout cela, dans le contexte des tensions au Moyen-Orient. La cheffe de la diplomatie roumaine Oana Toiu a déclaré avoir décidé, aux côtés de son homologue égyptien, de poursuivre la collaboration afin d’aider les groupes de touristes bloqués dans la zone de conflit. Pourtant la recommandation des autorités roumaines est que, pour l’instant, ces touristes restent là où ils se trouvent jusqu’à ce que le trafic aérien ne soit plus perturbé dans la région.
Mardi, le ministère roumain des Affaires étrangères a informé les Roumains se trouvant aux Emirats Arabes Unis que les aéroports internationaux de Dubaï (DXB) et Abu Dhabi n’avait repris que partiellement, leur recommandant de ne pas se rendre à l’aéroport en l’absence d’une confirmation ferme de leur vol. A son tour, la Commission de défense au sein de la Chambre des députés de Bucarest a demandé des renseignements et une évaluation stratégique des évolutions au Moyen-Orient ainsi que de l’impact de cette guerre sur la sécurité de la Roumanie
Selon les données officielles plusieurs milliers de Roumains sont bloqués dans la zone du Golfe. La plupart d’entre eux, soit environ 14 000 personnes, se trouvent aux Emirats Arabes Unis. Il s’agit de touristes pour la plupart, mais aussi de résidents. Les autorités roumaines sont en train de préparer le rapatriement des Roumains se trouvant dans les pays touchés par la guerre, en donnant la priorité aux enfants et aux cas médicaux.
Guerre au Moyen-Orient – Le président américain Donald Trump a déclaré que les opérations contre Téhéran s’étaleraient probablement sur quatre ou cinq semaines, mais il s’est également dit prêt à continuer plus longtemps encore, alors que la guerre avec l’Iran entamait mardi, sa quatrième journée. Selon l’AFP, Israël a fait savoir mardi avoir effectué des attaques aériennes sur le palais présidentiel iranien et les bureaux du Conseil suprême de sécurité nationale de Téhéran, dans le cadre de la guerre lancée samedi dernier contre l’Iran.
Mardi encore, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé des dégâts récents aux bâtiments d’entrée de l’usine souterraine d’enrichissement de combustible de Natanz, en Iran, qui n’ont pourtant pas eu de conséquences radiologiques.
Entre temps, Téhéran a poursuivi ses attaques dans la région par des frappes contre Israël et différentes cibles dans des pays du Golfe, y compris des cibles énergétiques du Qatar et l’Ambassade américaine en Arabie Saoudite. L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz est fermé et menace d’attaquer tout navire qui tente d’emprunter cette voie maritime essentielle qui relie le Golfe aux marchés internationaux. À noter que la guerre en Iran a déjà causé des hausses considérables du prix du pétrole et de la location des navires de transport.
Sur cette toile de fond, la Commission européenne s’est réunie d’urgence pour examiner la situation, tout en assurant que les 27 Etats-membres n’avaient pas de problèmes d’approvisionnement en énergie.
Ambassadeur américain – Le nouvel ambassadeur des États-Unis à Bucarest, Darryl Nirenberg, a présenté mardi ses lettres d’accréditation au chef de l’Etat roumain, Nicusor Dan. Darryl Nirenberg a été confirmé au poste d’ambassadeur américain en Roumanie à la fin de l’année dernière. En étant auditionné par la Commission pour les relations étrangères du Sénat américain en novembre dernier, il avait affirmé que la relation avec la Roumanie n’avait jamais été plus importante et que ce pays situé stratégiquement au bord de la mer Noire, et partageant une frontière avec l’Ukraine, était un allié clé au sein de l’OTAN. Plus encore, la Roumanie offre de grandes opportunités pour les compagnies américaines et elle a le potentiel d’être un facteur décisif en ce qui concerne les ressources énergétiques, a encore précisé le nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Bucarest. Il remplace Kathleen Kavalec, nommée par l’ex-président américain, Joe Biden, et qui a quitté ses fonctions en mai 2025.
Ministre – Le président roumain, Nicusor Dan a signé mardi le décret de nomination de Mihai Dimian au poste de ministre de l’Education et de la Recherche. Ce dernier a été désigné par le Parti national libéral, membre de la coalition gouvernementale, pour occuper ce poste resté vacant après la démission de Daniel David, fin décembre. Dès lors, le portefeuille de l’Education nationale a été géré par intérim par le premier ministre roumain, Ilie Bolojan. Depuis 2024, Mihai Dimian est président d’une université de Suceava, dans le nord-est de la Roumanie. Entre 2006 et 2016, il a enseigné à l’Université de Howard, Washington DC, aux Etats-Unis.
Banque Mondiale – « Le Capital humain devrait être prioritaire en Roumanie puisque nous disposons d’un potentiel très important, nous avons des spécialistes », a déclaré mardi le ministre de l’Economie, Irineu Darău, dans le cadre d’un débat organisé par le gouvernement de Bucarest en partenariat avec la Banque Mondiale. Les discussions ont visé notamment les stratégies de développement économique de la Roumanie sur le moyen et le long terme, reposant sur la productivité, la réforme et la compétitivité. Les responsables roumains ont souligné leur préoccupation de créer les conditions favorables à l’initiation et au développement d’affaires à succès en Roumanie, par la réforme des entreprises d’Etat, par le renforcement de la discipline financière et l’appui accordé aux secteurs stratégiques. « La Roumanie a enregistré une des croissances économiques les plus impressionnantes d’Europe ces dernières décennies. La prochaine étape de croissance sera déterminée par l’adoption des technologies, l’encouragement de l’innovation et la croissance de la productivité » – a déclaré à son tour Antonella Bassani, vice-présidente du Groupe de la Banque Mondiale, en charge de l’Europe et de l’Asie Centrale.