Réaction de la part du MAE
"La Roumanie n’est pas partie prenante au conflit au Moyen-Orient" affirme le MAE
Newsroom, 16.03.2026, 18:05
Réaction – Le ministère des Affaires étrangères de Bucarest a affirmé lundi avoir pris note des déclarations du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, soulignant à cette occasion que la Roumanie n’était pas partie prenante au conflit au Moyen-Orient, la priorité des autorités de Bucarest étant les efforts diplomatiques visant à désamorcer ce conflit. Par ailleurs, le ministère roumain des Affaires étrangères condamne « les attaques totalement injustifiées de l’Iran contre les pays de la région du Golfe » et remercie « ces derniers d’avoir également protégé les citoyens roumains présents sur leur territoire ». « Nous demandons à l’Iran de mettre fin à ces attaques, qui mettent en danger des vies humaines et conduisent à la dégradation de la sécurité et de l’économie mondiales », a également déclaré le ministère roumain des Affaires étrangères. Lundi, Téhéran a averti la Roumanie qu’elle pourrait faire l’objet de représailles politiques et juridiques après avoir autorisé les États-Unis à utiliser des bases situées sur son territoire pour mener des opérations contre l’Iran. Ces déclarations interviennent après que, la semaine dernière, le Conseil suprême de défense du pays (CSAT) a examiné le déploiement temporaire en Roumanie de certains équipements et contingents, dans le contexte de la crise au Moyen-Orient. Par la suite, le Parlement a approuvé la demande faite en ce sens par le président Nicuşor Dan. Il s’agit concrétement, d’avions ravitailleurs, d’équipements de surveillance et d’équipements de communication par satellite, ces derniers étant liés au bouclier antimissile de Deveselu (sud), a précisé l’administration présidentielle de Bucarest. La Roumanie a autorisé donc le déploiement sur les bases de Mihail Kogălniceanu (sud-est) et de Câmpia Turzii (centre) de certains équipements militaires et de forces américaines de quatre à cinq personnes.