19.03.2026
Négociations à Bucarest au sein de la coalition gouvernementale pour débloquer le projet du budget roumain de cette année, bloqué dans les commissions spécialisées du Parlement, malgré plusieurs mois de négociations et d'analyses./Rencontre du président roumain, Nicușor Dan, avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, à Bruxelles, avant la participation de la Roumanie au Conseil européen./Assurances de la cheffe de la diplomatie à Bucarest, Oana Ţoiu, selon lesquelles la Roumanie ne fait l'objet d'aucune menace directe de la part de l'Iran et les Roumains peuvent continuer à se sentir en sécurité.
Newsroom, 19.03.2026, 14:12
Budget – A Bucarest les dirigeants de la coalition gouvernementale (PSD-PNL-USR-UDMR) se sont réunis aujourd’hui au Parlement pour tenter de résoudre le conflit politique survenu lors des débats sur le budget 2026. Les tensions se sont amplifiées durant les débats au sein des commissions parlementaires chargées du budget, après l’échec du PSD à faire adopter l’amendement relatif au plan de solidarité qu’il avait présenté lors de la réunion de la commission des finances et du budget, mercredi. La séance a été suspendue faute d’accord, alors que le budget aurait dû être adopté par les commissions mercredi soir et par l’Assemblée plénière aujourd’hui. Un accord a été identifié permettant à la coalition de soutenir la proposition des sociaux-démocrates, a déclaré le Premier ministre libéral, Ilie Bolojan, à l’issue de la réunion. « Aucun autre amendement ne sera accepté », a-t-il précisé. Le chef du gouvernement a également annoncé la reprise des travaux dans le cadre des commissions parlementaires du budget aujourd’hui et le vote de la loi du budget vendredi dans le cadre d’une réunion plénière des deux Chambres du Parlement.
OTAN – La Roumanie joue un rôle stratégique dans l’Alliance de l’Atlantique Nord sur le flanc est, y compris dans la région de la mer Noire, vitale pour notre sécurité commune a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, après la réunion qu’il a eue à Bruxelles avec le président roumain, Nicuşor Dan. M Rutte a précisé que depuis le début du programme Eastern Sentry, le nombre des troupes déployés dans la région a augmenté. « Nous sommes vigilants et préparés à défendre chaque centimètre du territoire allié » a fait savoir M Rutte. Il a également précisé le fait que la Roumanie a réussi à allouer 2,5 % de son PIB à la défense et a rappelé que la Roumanie avait fortement soutenu l’Ukraine. Mark Rutte a également réitéré le soutien des alliés – « Nous comptons sur la Roumanie, la Roumanie peut à tout moment compter sur l’Otan », a-t-il souligné. Le président Nicusor Dan a affirmé dans le cadre d’une conférence de presse commune que les pourparlers avec Mark Rutte avaient visé la sécurité de la Roumanie et de l’OTAN ainsi que de nouvelles capacités pour les Etats du flanc est, les menaces hybrides et la situation en Ukraine. « La position de la Roumanie est très claire pour ce qui est de l’importance de la relation transatlantique par sa décision d’accueillir des équippement défensifs américains », a précisé le président roumain, Nicusor Dan, qui a également annoncé que le secrétaire général de l’OTAN devrait se rndre en Roumanie au mois de mai, pour participer au sommet du format B9. Après la réunion au siège de l’OTAN, Nicuşor Dan participe à un sommet des leaders européens dans le cadre duquel, hormis l’Ukraine, l’ordre du jour contient aussi les effets économiques de la guerre au Moyen Orient et notamment la flambée des prix du gaz et des carburants.
Iran – La ministre roumaine des Affaires Etrangères, Oana Ţoiu, a déclaré que la Roumanie n’était pas directement menacée par l’Iran et les Roumains peuvent toujours se sentir en sécurité. Lundi, la diplomatie de Téhéran par la voix de son porte-parole a soutenu que la Roumanie pourrait répondre du point de vue politique et légal, suite à la décision du Conseil suprême de défense du pays et du vote du Parlement de permettre le déploiement temporaire en Roumanie d’équipements et de forces militaires américaines dans le contexte de la guerre au Moyen Orient. La Roumanie qui n’est pas impliquée dans le conflit, concentre tous ses efforts diplomatiques sur une désescalade du conflit – a réagi le ministère des AE de Bucarest.
Hydrocarbures – Les cotations des hydrocarbures sur le marché international ont continué à augmenter sur le fond de l’empirement du conflit au Moyen Orient. Le prix du baril de pétrole Brent, extrait de la mer du Nord a grimpé à près de 112 dollars alors que celui américain est de 99 dollars. Par conséquent, en Roumanie le prix maximal de l’essence standard s’approche à grands pas du seuil des 9 lei alors que le gasoil premium a déjà dépassé les 10 lei. Le prix des carburants approche donc les 2 euros. Le ministère roumain des finances a élaboré plusieurs variantes d’action dans le contexte de la flambée des prix et la décision finale sera adoptée par le gouvernement, a annoncé le ministre de tutelle Alexandru Nazare. Il a dit que dans une première étape, les autorités suivront les opérateurs économiques du commerce avec les carburants, parallèlement avec des actions de contrôle entreprises par le Conseil de la Concurrence, l’Autorité nationale pour la protection des consommateurs et du Fisc. M Nazare a également précisé que toute proposition sur l’intervention de l’Etat dans la limitation de la hausse des prix devrait tenir compte des effets sur le budget.
Eau – Les autorités de la République de Moldavie ont annoncé que des analyses récentes indiquent une amélioration de la qualité de l’eau du Dniestr, mais que, pour l’instant, les mesures de précaution sont toujours maintenues. « Il est important d’obtenir au moins deux résultats conformes consécutifs prélevés à une intervalle de 24 heures. C’est la seule façon de garantir que l’eau distribuée ne présente aucun danger pour la santé publique », a déclaré le Premier ministre Alexandru Munteanu, cité par les médias de Chișinău. Le Dniestr a été fortement pollué par des produits pétroliers et d’autres substances toxiques après le bombardement, le 7 mars, d’un complexe hydroélectrique ukrainien en amont par l’armée d’invasion russe.
Attaques – Le Qatar a dénoncé de nouvelles attaques iraniennes contre une partie de ses infrastructures énergétiques, tôt jeudi matin, après que la raffinerie de Ras Laffan, principale installation de gaz naturel liquéfié du pays, a été touchée mercredi. QatarEnergy a publié un communiqué confirmant que la vague de missiles a provoqué « d’importants incendies et des dégâts considérables ». Ces attaques surviennent après qu’Israël a attaqué mercredi les installations gazières de South Pars, qui font partie du plus grand gisement gazier du monde, partagé entre l’Iran et le Qatar, et après que l’armée iranienne a promis que ces agressions ne resteraient pas impunies. Téhéran a également lancé des attaques contre des infrastructures énergétiques aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite. Le président américain Donald Trump a menacé de détruire l’immense gisement de South Pars si l’Iran s’en prenait de nouveau aux installations de production gazière du Qatar.
Livre – La Roumanie participe, du jeudi au dimanche, à la Foire du livre de Leipzig, l’un des plus importants événements européens consacrés à la littérature et à l’édition. Le thème de cette année met en lumière l’espace culturel du Danube et le dialogue entre les identités littéraires des dix pays riverains, dont la Roumanie. Le stand roumain, qui est cette année encore le plus grand d’Europe centrale et orientale, accueillera plus de 20 événements, tels que des lancements de livres, des lectures publiques, des débats et des rencontres professionnelles. Les visiteurs pourront également découvrir plus de 100 nouveautés, dont 13 nouvelles traductions en allemand, disponibles à la librairie en ligne Diasporaciteşte.eu. La Foire du livre de Leipzig rassemble chaque année plus de 2 000 exposants venus de dizaines de pays et attire des centaines de milliers de visiteurs.