Accords politiques pour un nouveau gouvernement

accords politiques pour un nouveau gouvernement Le Parti national libéral a signé une série d’accords afin de s’assurer le nombre de voix nécessaires à l’investiture du gouvernement.

Les commissions spécialisées du législatif roumain ont démarré ce mardi l'audition des candidats aux fonctions de ministres du gouvernement monocolore proposé par le premier ministre désigné, le libéral Ludovic Orban. S'étendant sur deux jours, les auditions seront suivies par le vote d'investiture du plénum du Législatif, prévu pour ce lundi le 4 novembre. 


Le premier candidat à répondre aux questions des sénateurs et députés membres des commissions parlementaires a été celui nominé au poste de ministre des Fonds européens. Mardi également, au programme des auditions figurent aussi les candidats aux portefeuilles de la Santé, de la  Culture et de la Défense. L'intérêt pour l'audition du candidat aux fonctions de ministre des Finances est majeur, étant donné les rumeurs apparues dernièrement sur l'introduction imminente par le gouvernement libéral de mesures sévères d'austérité : baisse des salaires et licenciements collectifs dans le secteur public. 


Entre temps, le premier ministre désigné, Ludovic Orban est convaincu que son exécutif bénéficiera de l'appui nécessaire au Parlement, après la signature, justement, d'accords politiques avec plusieurs partis parlementaires. Le cabinet libéral devrait obtenir ainsi les 233 votes nécessaires pour remplacer le gouvernement social-démocrate de Viorica Dancila, destitué ce 10 octobre par motion de censure. Après avoir signé des accords avec l'Union Sauvez la Roumanie, l'Union démocrate magyare de Roumanie, le Parti du mouvement populaire, l'Alliance des libéraux et des démocrates, ainsi qu'avec les minorités nationales, Ludovic Orban a précisé que : « Nous avons dépassé le cible de 233 élus nationaux à soutenir l'investiture du gouvernement. Certes, les négociations se poursuivent parce que nous voulons obtenir une certaine marge, en cas d'absence inattendue de sénateurs et députés à la réunion du Législatif » a déclaré Ludovic Orban.


Aux termes de l'accord politique entre le Parti national libéral et l'Union Sauvez la Roumanie, les deux partis s'engagent, entre autres, à soutenir l'adoption de l'initiative citoyenne de l'Union Sauvez la Roumanie qui vise à interdire la nomination dans des fonctions publiques  de personnes ayant de démêlées avec la Justice. Un retour à l'élection des maires suite à deux tours de scrutin est également prévu dans l'accord entre les deux partis. Par ailleurs, le Parti national libéral a promis à l'Union démocrate magyare de ne pas adopter des décrets d'urgence ni dans le domaine de la Justice, ni dans celui du système électoral. L'Alliance des libéraux et des démocrates souhaite que la législation relative à la Justice soit modifiée uniquement par débat au Parlement et que le nouveau gouvernement interdise la migration des élus nationaux et locaux. 


Enfin, le Parti du mouvement populaire exige en échange de son appui au gouvernement libéral l'élimination des pensions de retraite des dignitaires, à l'exception des militaires et la relance d'une relation particulièrement serrée avec la République de Moldova. Enfin, le parti Pro România, formé surtout d'anciens membres du PSD attend jusqu'à la fin de l'audition des candidats aux fauteuils ministériels pour annoncer s'il participe, oui ou non, au vote d'investiture. Pour sa part, le PSD promet de ne pas transformer l'audition des éventuels ministres libéraux en une vendetta politique, mais annonce que se élus nationaux ne participeraient pas à la réunion plénière du Parlement. 


En l'absence d'un quorum, la réunion des deux chambres du Parlement sera suspendue et le gouvernement automatiquement rejeté. L'avis des commissions spécialisées a un caractère purement consultatif et une décision finale au sujet du gouvernement dirigé par Ludovic Orban sera prise  le 4 novembre. 



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Publicat: 2019-10-29 13:23:00
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