Surveillance de la qualité de l'air en Roumanie

surveillance de la qualité de l'air en roumanie En Roumanie, un système national de surveillance de la qualité de l'air et un autre, de prévision, devraient devenir opérationnels en 2023.

D'ici là, le réseau national de surveillance de la qualité de l'air sera élargi, 60 autres stations devant s'ajouter aux 148 qui existent actuellement.C'est ce qu'a fait savoir le ministre de l'Environnement, des Eaux et Forêts, Costel Alexe, lors d'une conférence de presse. Il a également précisé que cette extension du réseau serait possible grâce à l'octroi de fonds gouvernementaux. Pour 17 des 60 nouvelles stations, il y aura des fonds européens, le montant total alloué s'élevant à 81 millions de lei (soit l'équivalent de plus de 16 millions d'euros), a encore déclaré le ministre Costel Alexe. Et lui d'ajouter qu'un système de prévision de la qualité de l'air sera mis en place, grâce à la ligne de financement européenne:

 

« Nous allons également investir dans un système de prévision de la qualité de l'air. Tout comme aujourd'hui nous avons une prévision météo, nous en aurons une sur la qualité de l'air, que la population pourra consulter quotidiennement. Les prévisions fourniront des informations sur le niveau de polluants atmosphériques pour les 24, 48 ou 72 heures suivantes, partout dans le pays. Cela signifie que tout le monde saura, par exemple, lundi, quellesera la qualité de l'air mardi ou mercredi. En outre, on pourra prévoir bon nombre des problèmes environnementaux liés à la qualité de l'air que nous avons rencontrés pendant cette année. Grâce à de telles prévisions, les gens auront la possibilité de mieux planifier leurs sorties en plein air, tandis que les autorités pourront imposer des mesures à court terme et gérer plus efficacement les situations de crise. Pour devenir une réalité, le système aura besoin de deux outils. Il s'agit des prévisions météorologiques, qui incluent la modélisation du mouvement des courants atmosphériques et, bien évidemment, d'une base nationale unique d'émissions de polluants, financée par le biais de ce même contrat de financement. »

 

D'ici 2023, date à laquelle est prévue la mise en service du système de surveillance de la qualité de l'air, un étalonnage sera effectué grâce à des systèmes pilotes installés dans trois grandes villes de Roumanie. Voici les explications du ministre roumain de l'Environnement, Costel Alexe:

 

«Cette base nationale fournira des données sur la quantité d'émissions dans chaque ville, en fonction de l'activité économique, du développement résidentiel, du trafic, de l'énergie consommée, ainsi que des activités agricoles. Les prévisions nationales de la qualité de l'air pour chaque ville résulteront de la comparaison entre la base nationale de données sur les émissions et les données mises à jour sur la météo et sur  lescourants atmosphériques.Ainsi, on pourra voir quotidiennement dans quelleszones il y a une forte probabilité de croissance des concentrations de polluants sur telle ou telle artère ou dans tel ou tel quartier. Dans trois ans, l'ensemble de ce projet devra être mis en œuvre. D'ici là, le système de prévision sera calibré dans trois villes - pilotes, Ploieşti, Braşov et Iaşi». 

 

En mai dernier, la Commission européenne a adressé à la Roumanie une lettre de mise en demeure, lui laissant quatre mois pour prendre les mesures nécessaires pour remédier aux déficiences de la qualité de l'air. Dans le document mentionné, la Commission demandait aux autorités roumaines de mesurer de manière fiable la gravité de la pollution atmosphérique, d‘en informer le public et de communiquer à ce sujet. « En particulier, la Roumanie n'a pas respecté les valeurs limites pour le dioxyde d'azote dans les agglomérations de Bucarest, de Brașov, de Iași, de Cluj-Napoca et de Timișoara et n'a pas pris les mesures appropriées pour faire en sorte que les périodes de dépassement soient les plus courtes possibles", est-il écrit dans la lettre de mise ne demeure.Si des mesures de réduction de la pollution dans ces villes- là ne sont pas adoptées avant 2022, la Roumanie risque des pénalités. Le système national de surveillance de la qualité de l'air et le système national de prévision contribueront à l'adoption de mesures censées faire diminuer la pollution aux niveaux national, régional et local.


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Publicat: 2020-10-26 13:55:00
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