Déclaration commune sur le détroit d’Ormuz
La Roumanie a rejoint la Déclaration internationale sur la liberté de la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Daniela Budu, 23.03.2026, 12:32
« La participation de la Roumanie à cette démarche se déroule sur le fond des implications graves que la fermeture de ce détroit a sur les marchés énergétiques mondiaux, ainsi que sur l’économie mondiale. Les effets se font sentir en Roumanie aussi, notamment sur le prix des carburants », a fait savoir le président Nicusor Dan. Il a ajouté que les autorités de Bucarest réitéraient leur décision claire de ne pas s’impliquer dans le conflit au Moyen Orient. « Nous œuvrons aux côtés de nos partenaires internationaux en vue d’une désescalade » a souligné le président Nicuşor Dan. Une vingtaine d’Etats dont les Emirats arabes unis, le Royaume Uni, la France, le Canada et le Japon ont condamné la situation critique au détroit d’Ormuz et exhorté l’Iran à procéder à une désescalade du conflit. Dans leur déclaration commune, les Etats signataires se déclarent prêts à « unir leurs efforts adéquats afin d’assurer le libre passage en toute sécurité via le Détroit d’Ormuz » et annoncent que des mesures sont adoptées afin de stabiliser les marchés énergétiques. « Nous condamnons dans les termes les plus fermes les récentes attaques de l’Iran contre les navires marchands non armés dans le Golfe, les attaques contre l’infrastructure civile, y compris contre les installations de pétrole et de gaz, et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par les forces iraniennes », lit-on dans la déclaration. Les signataires rappellent que la liberté de la navigation est un principe fondamental du droit international, figurant également dans la Convention des nations unies sur le droit de la mer.
Des effets en cascade à travers le monde
« Les effets des actions de l’Iran seront ressentis par des gens de tous les coins du monde, notamment par les plus vulnérables », avertissent-ils. Les Etats en question soulignent que de telles interférences dans le transport maritime international et la perturbation des chaines mondiales d’approvisionnement en énergie constituent une menace à l’adresse de la paix et de la sécurité internationale. « Nous exprimons notre disponibilité de contribuer aux efforts adéquats pour assurer le passage en toute sécurité par le détroit », écrivent encore les signataires, qui saluent également la décision de l’Agence internationale de l’énergie de porter des négociations avec les gouvernements d’Asie et d’Europe sur l’introduction sur le marché de quantités supplémentaires de pétrole issues de réserves « si cela s’avère nécessaire ». Entre temps, le président américain, Donald Trump a donné à l’Iran un ultimatum de 48 heures pour débloquer le détroit et a menacé qu’autrement il ordonnerait la destruction des centrales thermiques iraniennes. De l’autre côté, les autorités de Téhéran ont menacé de fermer complètement le détroit si Donald Trump met en œuvre les menaces visant les installations énergétiques iraniennes.
Une guerre aux conséquences préductibles
Rappelons-le, l’Iran a bloqué le détroit d’Ormuz, une des routes maritimes de transport du pétrole les plus transitées au monde le 28 février, lorsque les Etats Unis et Israël ont lancé leur attaque. Délimité au nord par l’Iran et au sud par l’Oman et les Emirats arabes unis, cette voie navigable relie le Golfe Persique à la mer d’Arabie. Selon la BBC, quelque 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié du monde passe normalement par le détroit. Le pétrole provient non seulement d’Iran, mais aussi d’autres Etats du Golfe. La conséquence de cette guerre était prédictible : les prix mondiaux des carburants ont carrément explosé à travers le monde.