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Le salon international du livre Bookfest

« Paysage après l’hystérie » de Mircea Cărtărescu et « Pourquoi la Roumanie est-elle différente ? Avatars de l’exceptionnalisme roumain », volume coordonné par Vintilă Mihăilescu, sont les livres qui ont joui du plus grand succès au Salon international du livre Bookfest de Bucarest.





Mircea Cărtărescu est un de écrivains roumains actuels les plus connus, qui a compté, ces dernières années, parmi les favoris du Prix Nobel de littérature. Deux ans après le lancement de son roman « Solénoïde », il est de retour sur le marché du livre avec un volume d’articles de journal et d’épîtres, publié aux Editions Humanitas. « Paysage après l’hystérie » est un recueil d’articles qu’il a écrits pour différents journaux durant les 10 dernières années. Mircea Cărtărescu les a choisis de façon à ce que, sortis du contexte politique de leur apparition, ils puissent acquérir une signification générale, civique et éthique.





Mircea Cărtărescu : « J’ai toujours regretté d’avoir fait du journalisme social-politique. J’ai commencé à écrire des articles pour un peu d’argent ; j’étais jeune, marié et je souhaitais gagner ma vie. Je l’ai fait aussi poussé par une sorte de complexe : vers la fin des années ’90, nombre de mes collègues faisaient déjà du journalisme, ils affirmaient courageusement leurs opinions, ils s’opposaient au système et au gouvernement, alors que moi, je me tenais tranquille, enfermé, tout seul, dans la fameuse « tour d’ivoire ». On me l’a reproché, on m’a dit ouvertement que j’étais un écrivain insensible aux choses auxquelles tout le monde est sensible ou devrait l’être. C’est ce qui m’a poussé à faire du journalisme politique. L’immense corvée que cela a représenté au début a fait place, peu à peu, à une sorte de curiosité. Moi, je suis d’un naturel curieux, on peut dire que je suis comme un enfant, je m’intéresse à quantités de choses. Par exemple, j’ai consacré toute une année à l’énigme de l’avion disparu de Malaysia Airlines et qui n’a pas encore été retrouvé, d’ailleurs. Je suis brusquement saisi d’un immense désir de savoir ce qui s’est passé. Il en fut de même avec mes articles politiques : à un moment donné j’ai ressenti un besoin que je n’avais jamais ressenti avant – car il est vrai que pendant le régime communiste et tout de suite après sa chute, j’ai été complètement apolitique. Et tout d’un coup j’ai senti le besoin de savoir ce qui se passe dans l’espace politique. »

Le salon international du livre Bookfest
Le salon international du livre Bookfest

, 16.09.2017, 13:05

« Paysage après l’hystérie » de Mircea Cărtărescu et « Pourquoi la Roumanie est-elle différente ? Avatars de l’exceptionnalisme roumain », volume coordonné par Vintilă Mihăilescu, sont les livres qui ont joui du plus grand succès au Salon international du livre Bookfest de Bucarest.





Mircea Cărtărescu est un de écrivains roumains actuels les plus connus, qui a compté, ces dernières années, parmi les favoris du Prix Nobel de littérature. Deux ans après le lancement de son roman « Solénoïde », il est de retour sur le marché du livre avec un volume d’articles de journal et d’épîtres, publié aux Editions Humanitas. « Paysage après l’hystérie » est un recueil d’articles qu’il a écrits pour différents journaux durant les 10 dernières années. Mircea Cărtărescu les a choisis de façon à ce que, sortis du contexte politique de leur apparition, ils puissent acquérir une signification générale, civique et éthique.





Mircea Cărtărescu : « J’ai toujours regretté d’avoir fait du journalisme social-politique. J’ai commencé à écrire des articles pour un peu d’argent ; j’étais jeune, marié et je souhaitais gagner ma vie. Je l’ai fait aussi poussé par une sorte de complexe : vers la fin des années ’90, nombre de mes collègues faisaient déjà du journalisme, ils affirmaient courageusement leurs opinions, ils s’opposaient au système et au gouvernement, alors que moi, je me tenais tranquille, enfermé, tout seul, dans la fameuse « tour d’ivoire ». On me l’a reproché, on m’a dit ouvertement que j’étais un écrivain insensible aux choses auxquelles tout le monde est sensible ou devrait l’être. C’est ce qui m’a poussé à faire du journalisme politique. L’immense corvée que cela a représenté au début a fait place, peu à peu, à une sorte de curiosité. Moi, je suis d’un naturel curieux, on peut dire que je suis comme un enfant, je m’intéresse à quantités de choses. Par exemple, j’ai consacré toute une année à l’énigme de l’avion disparu de Malaysia Airlines et qui n’a pas encore été retrouvé, d’ailleurs. Je suis brusquement saisi d’un immense désir de savoir ce qui s’est passé. Il en fut de même avec mes articles politiques : à un moment donné j’ai ressenti un besoin que je n’avais jamais ressenti avant – car il est vrai que pendant le régime communiste et tout de suite après sa chute, j’ai été complètement apolitique. Et tout d’un coup j’ai senti le besoin de savoir ce qui se passe dans l’espace politique. »



«Un écrivain véritable – dit Mircea Cărtărescu – prend sur soi la souffrance humaine, de quelque nature qu’elle soit, et tâche, par une démarche alchimique, de la muer en beauté. Non pas une beauté éphémère et inutile, mais cette beauté précisément, qui, selon Dostoïevski, « sauvera le monde ». En tant qu’intellectuel, l’écrivain peut s’impliquer – du point de politique, social et moral – dans la vie de sa communauté, il peut (et doit) être un porte-parole du bien et de la vérité, un guerrier aux prises avec les démons qui ont hanté et hanteront éternellement l’être humain. Mais, en tant qu’artiste, sa mission est de produire la beauté, en mettant tout cela à profit. Si un écrivain rate son œuvre, du point de vue de la qualité, son courage civique ne sera plus aussi proche de l’âme de ses lecteurs » – fin de citation.





Pourquoi la Roumanie est-elle différente ? – se demandait, en 2013, l’historien Lucian Boia, dans un essai très connu, qui a suscité une vive polémique parmi les intellectuels. C’est ainsi qu’est née l’idée du volume coordonné par Vintilă Mihăilescu et publié aux Editions Polirom. Réponse réflexive au livre de Lucian Boia, au début, ce volume réussit à aller au-delà des polémiques plus ou moins éphémères. Des anthropologues, des sociologues, des politologues, des historiens, des professeurs d’université et des chercheurs tâchent de répondre à la question : « Pourquoi la Roumanie est-elle différente ? »



Le coordinateur du volume, Vintilă Mihăilescu: « Si je devais parler de l’enjeu de ce volume, je dirais que celui-ci est né d’un mécontentement. Et je ne risque pas de me tromper en disant que c’est valable pour tous les auteurs qui ont contribué à sa réalisation. Il s’agit tout d’abord d’un mécontentement intellectuel, mais aussi d’un mécontentement civique. C’est-à-dire une sorte de responsabilité civique qu’un intellectuel devrait avoir face à un certain type de discours exceptionnaliste – mais dans sa variante nihiliste. Soit la variante : « On ne peut rien faire ou changer, quoi que l’on fasse, on est différent de tous les autres. » Par exemple, si l’on parle à un chauffeur de taxi, quoi qu’il arrive, il dira : « Les Roumains, ils sont toujours comme ça. » Ce jugement, qui est devenu un climat spirituel permanent et en même temps la toile de fond de nos actions culturelles et politiques, ce jugement donc est nocif. Ce type de discours, relevant d’un exceptionnalisme très agressif et négatif, commence à gagner du terrain, je dirais même qu’il domine le discours public. Et il n’est pas normal que des professeurs d’université réputés soutiennent ce mythe urbain. » (Trad.: Dominique)

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