Le courrier des auditeurs du 22.10.2026
Alex répond à vos questions...
Alex Diaconescu, 23.10.2026, 10:35
Bonjour à toutes et à tous ! C’est parti pour une nouvelle édition du courrier des auditeurs de RRI que je suis très heureux d’animer à nouveau. Je commence aujourd’hui par un coup d’œil personnel sur l’actualité politique. Finalement, à l’issue de plus de cinq mois de crise politique, la Roumanie a un gouvernement de plein exercice, ayant à sa tête un premier ministre indépendant, qui doit cette fois-ci maitriser un cabinet dominé par des poids-lourds sociaux-démocrates. Et ce ne sera chose facile. Car, le premier ministre Luca Niculescu est tenu de poursuivre les efforts de son prédécesseur de faire baisser le déficit budgétaire, alors que le PSD, en perte de vitesse dans les sondages face à l’extrême droite, compte ouvrir le robinet de l’argent public pour la clientèle politique, tout en prévoyant quelques ressources budgétaires dans la perspective des législatives de 2028. Malheureusement, l’argent public est une ressource très limitée et le déficit est toujours élevé, donc je doute que les plans des politiciens de tous les partis puissent être menés à bien avec succès. Entre temps, l’extrême droite est en tête des sondages. Enfin, les heurts en France ont également fait des échos parmi les Roumains, qui ont suivi sur les réseaux sociaux les images de magasins cassés et des immeubles publics incendiés. Peu d’entre nous ont compris la cause réelle des émeutes puisque la société française est toujours assez méconnue pour la vaste majorité des Roumains. -c-
Voici quelques annonces importantes avant de donner la parole aux amis de RRI. Dans la nuit de samedi à dimanche, avec le passage à l’heure d’hiver, nous changeons aussi de fréquences. Voici donc les fréquences de RRI, valables du 24 octobre 2026 au 27 mars 2027 :
Nos auditeurs du Canada pourront suivre nos programmes en français entre 2h et 3h du matin en TU sur 7 410 kHz. Nos auditeurs d’Europe Occidentale pourront nous écouter de 6h à 6h30 TU sur 9 520 kHz, et de 11h à midi TU sur 17 800 kHz. Si vous préférez l’après-midi pour écouter la radio, nous vous invitons à suivre notre émission qui commence à 17h et s’achève à 18h TU sur 9 720 DRM. Au cas au vous auriez raté ce programme, rejoignez-nous sur les ondes de 21h à 21h30 TU sur 7 375 kHz. Ensuite, nos auditeurs d’Afrique Centrale peuvent suivre les émissions en français de RRI de 6h à 6h30 en TU sur 13 750 kHz. Enfin, nos amis du Maghreb peuvent nous retrouver tous les jours de 11h à midi en TU sur 17 640 kHz.
Chers amis, je vous rappelle aussi qu’en raison des pannes fréquentes enregistrées sur les émetteurs Radiocom qui diffusent les programmes de Radio Roumanie Internationale, lorsqu’une telle panne survient, Radiocom transfère l’émission au plus vite vers un émetteur de secours, qui utilise des fréquences alternatives. Alors, lorsque vous ne trouvez pas les émissions de RRI sur la fréquence habituelle, nous vous prions de bien vouloir utiliser la fréquence alternative correspondante. Vous les trouverez sur notre site : rri.ro à la rubrique Fréquences. Nous vous en remercions par avance! -C-
Je vous rappelle aussi que cette année, nous marquerons donc La Journée de l’auditeur le dimanche 8 novembre ! Le sujet que nous vous proposons cette fois-ci est aussi vaste qu’intéressant et très important pour l’époque où nous vivons : Qu’est-ce qui nous unit dans un monde divisé ? Quelles sont les expériences ou les valeurs que nous partageons, quel que soit l’endroit où nous vivons, et qui nous aident à mieux nous comprendre ? Et pour cause. Dans un monde de plus en plus polarisé, les différences entre nous peuvent sembler être des barrières. Pourtant, au-delà des convictions ou des cultures, ce sont des choses simples qui nous unissent : la musique, les histoires, les voyages ou le désir d’être écoutés. Pour une station de radio internationale, le dialogue dans la diversité est au cœur de sa mission, et RRI s’efforce chaque jour d’être l’espace qui rassemble les gens.
Comme d’habitude, nous vous invitons à exprimer votre opinion, sur ce sujet. Nous attendons avec un vif intérêt vos réponses, dans les plus brefs délais, pour les inclure dans notre émission spéciale du dimanche 8 novembre 2026. Envoyez-nous vos réponses par email, à l’adresse service_francais_rri@yahoo.fr ! Cette année, pour la Journée de l’auditeur, nous parlons unité dans un monde divisé! L’antenne est à vous, chers amis, nous vous attendons nombreux ! – c –
Passons maintenant à vos messages et questions. Je commence par notre ami auditeur Jacques Augustin qui nous envoie comme d’habitude des rapports d’écoute très détaillés, et nous lui en remercions. Dans votre message vous vous intéressez aussi aux prix des carburants en Roumanie et nous demandez : « les carburants se révèlent-ils moins onéreux en Roumanie qu’en France ? Le pays importe-t-il ses hydrocarbures de Russie, du Moyen Orien ou d’ailleurs ? »
Eh bien, M Augustin, les prix des carburants ont explosé aussi en Roumanie. Désormais, le litre d’essence tourne autour des 1 euro 90 centimes, alors que le diesel a déjà dépassé les 2 euros. Cette flambée des prix a été tempérée par la réduction des accises sur les carburants, mais aucune mesure gouvernementale n’a réussi à réduire de manière significative les prix à la pompe. Le fait que les prix des carburants sont plus bas en Roumanie est probablement dû au fait que le pays dispose aussi de ses propres réserves d’hydrocarbures. D’ailleurs, avec une production de trois millions de tonnes en 2024, la Roumanie est le troisième producteur de brut de l’Union européenne, après l’Italie et le Danemark. Mais la Roumanie fait partie d’un marché régional et mondial des carburants et par conséquent, le prix des produits pétroliers dépend directement de ces évolutions. Avec ses trois raffineries fonctionnelles, théoriquement, la Roumanie dispose d’une capacité de raffinage qui pourrait couvrir largement sa consommation de carburants. Et pourtant, la raffinerie la plus grande, Petromidia, sur la côte de la mer Noire, appartenant au groupe kazakh KazMunayGaz, a été confrontée à d’importants problèmes d’approvisionnement. En fait, ce site reçoit du brut à travers la mer Noire, via un terminal pétrolier à Novorossiisk, en Russie, qui a été à plusieurs reprises frappé par des drones ukrainiens, puisque c’est par le même terminal que la Russie exporte des hydrocarbures. Puis, il y a la raffinerie Petrobrazi, à Ploiesti, qui appartient à la compagnie nationale Petrom et, enfin, la raffinerie Petrotel appartenant au groupe russe Lukoil. Cette dernière est actuellement à l’arrêt suite aux sanctions imposées à la Russie, à cause de la guerre déclenchée en Ukraine. Donc, en réalité, il y a un déficit chronique de diesel qui compte d’ailleurs pour 80 % du marché des carburants. Dans le cas de l’essence, la production est excédentaire par rapport à la consommation et le pays se permet même d’en exporter. Pour ce qui est de la matière première, la Roumanie s’assure, par sa production interne seulement, moins de 3 millions de tonnes par an, sur une consommation de 10 millions de tonnes. La Roumanie importe donc des hydrocarbures, surtout du brut depuis le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan, mais aussi depuis le Golfe. Et voilà que dans l’espace d’une année seulement, à cause de deux crises : la guerre en Ukraine et le blocage du détroit d’Ormuz, les Roumains se sont retrouvés face à une flambée des prix des carburants. Qu’est-ce que l’avenir nous réservera-t-il ? Difficile à dire. Les autorités nous assurent que la Roumanie dispose de réserves suffisantes de carburants, mais les risques d’une crise sont toujours présents.
Et c’est ici que je mets fin à cette édition du Courrier des auditeurs de RRI. A très bientôt !