Hausse constante des prix de l’immobilier
Les prix des maisons et appartements en Roumanie sont constamment à la hausse. Jusqu’où iront-ils ? C’est une des nombreuses questions que se posent bon nombre de familles roumaines qui comptent acheter ou vendre un logement.
Eugen Cojocariu, 17.10.2026, 17:55
C’est la ville de Timisoara, dans l’ouest de la Roumanie qui a enregistré la hausse des prix des habitations la plus importante de tout le pays par rapport à la moyenne du premier semestre. Pour Timisoara, à la fin août les prix avaient augmenté de 4,1%. Au pôle opposé, Bucarest a été l’unique des grands marchés urbains analysés qui affiche des prix inférieurs de 1% durant la même période, selon une analyse spécialisée. Timisoara et Sibiu, dans le centre sont les sels marchés analysés, où les prix ont augmenté tant en juillet qu’en août, pour se chiffrer à la fin de la période à des niveaux de 4,1% et respectivement de 3,3% supérieurs à la moyenne du premier semestre. A Iasi, l’évolution des prix de l’immobilier a été plutôt tempérée pour progresser visiblement en août lorsque la différence par rapport à la moyenne des six premiers mois s’est chiffrée à 2,7%. La ville de Cluj, dans le nord-ouest, la ville la plus chère du pays de ce point de vue a suivi une trajectoire différente, après un pic de 3200 euros par mètre carré en août, le prix moyen a baissé à 3155 euros en août pour se chiffrer à 2% au-dessous de moyenne du 1er semestre. Dans le centre du pays, la ville de Brasov affiche le marché le plus stable avec une progression de seulement 0,2%, affirment les auteurs de l’analyse. Bucarest est l’unique marché de cette analyse qui affichait à la fin août des prix en dessous de la moyenne du premier semestre. Après la basse du mois de juillet, le prix moyen a progressé jusqu’à 2033 euros le mètre carré en août par rapport à 2053 euros durant les 6 premiers mois de 2026.
Quels intermédiaires pour les transactions immobilières ?
Quels sont les moyens par lesquels s’opèrent les transactions immobilières en Roumanie ? Eh bien, sachez que les agences immobilières dominent désormais le marché des principales grandes villes roumaines. D’ailleurs, les propriétaires qui publient directement des annonces de vente d’appartements ou de maisons comptent pour moins de 20% de l’offre sur les six marchés. L’intermédiaire assure plus que l’accès sur un canal de promotion mais tout un processus qui commence par l’évaluation et la promotion de la propriété pour arriver à la sélection des acheteurs, la négociation et la gestion de la transaction, affirment les analystes.
Des clients plus prudents.
Enfin, les acheteurs d’appartements et de maisons sont beaucoup plus prudents et l’intégralité du processus d’acheter un logement s’est prolongé. Parallèlement, l’offre plus grande de propriétés a augmenté le pouvoir des acheteurs de négocier, selon une compagnie immobilière. Le contexte économique marqué par l’incertitude, le cout élevé du financement et les tensions géopolitiques dans la région ont généré une attitude d’attente. L’intérêt est toujours ciblé sur les vieux appartements construits à l’époque communiste surtout à deux pièces. La majorité des transactions ont été réalisées dans les quartiers relativement près du centre-ville et dans d’autres quartiers qui offrent l’équilibre parfait entre accessibilité, infrastructure et prix. L’intérêt pour la banlieue est toujours élevé, directement influencé par les différences des prix et le développement de l’infrastructure locale.