Vacances 2026 : dépenses et tendances
Combien les Roumains ont-ils dépensé cet été et comment ils ont géré leurs dépenses ? C’est la question à laquelle répond la Banque Nationale de Roumanie dans une récente étude.
Eugen Cojocariu, 19.09.2026, 11:33
L’heure des bilans
L’automne est là, du moins selon le calendrier, les vacances sont bien terminées, le moment est donc venu d’en dresser le bilan : combien les Roumains ont-ils dépensé cet été et comment ils ont géré leurs dépenses ? C’est la question à laquelle répond la Banque Nationale de Roumanie dans une récente étude.
Plus de 740 millions d’euros de plus pour des vacances à l’étranger dans la première moitié de cette année. Plus concrètement, les Roumains ont investi 4,88 milliards d’euros pour des vacances au-delà des frontières nationales au cours des 6 premiers mois de 2026, soit 742 millions d’euros de plus par rapport à la même période de l’année dernière.
Des dépenses imprévues
Pourquoi une telle hausse, peut-être aussi en raison du fait que 66 % des Roumains questionnés ont fini par payer plus que nécessaire normalement pour leur séjour, en raisons des improvisations financières, comme le constate une étude réalisée par une banque commerciale de Roumanie. Par « improvisation », on comprend ici des dépenses qu’il faut couvrir de ses propres ressources une fois arrivé à destination, des dépenses difficiles à anticiper et à gérer.
Par ailleurs, la même enquête révèle que 30 % des personnes interrogées ont payé pour des interventions médicales ou des soins médicaux en dehors de leur assurance de voyage et 10 % ont dû couvrir l’assistance routière non-planifiée.
Dans les cas des familles avec enfants, ici le risque d’avoir des dépenses imprévues est encore plus élevé, alors que la disponibilité des parents de faire de telles dépenses est double.
Attention au taux de change!
Autre élément qui peut changer la donne : le taux de change. Et pour cause. Plus de la moitié des Roumains préfèrent toujours échanger des devises à l’étranger du moins occasionnellement, et parfois cela implique des coûts qu’ils n’avaient pas anticipés dès le départ – c’est valable pour 5 % des personnes questionnées. Or il est recommandé de pouvoir vérifier à temps le taux de change et chercher des conditions avantageuses pour échanger les devises, pour avoir un meilleur contrôle de son budget de voyage.
Modalités de paiement, les tendances
Pour ce qui est des modalités de paiement des vacanciers roumains à l’étranger, ici les avis sont encore partagés : 30 % préfèrent payer par carte et bénéficient de la conversion automatique de leur monnaie nationale en monnaie locale; un Roumain sur 4 échange des devises avant de partir, ce qui l’expose à une plus grande variation du taux de change ; 19 % échangent des devises en ligne et utilisent la carte pour payer par la suite. Les différences de comportement se font remarquer aussi entre les générations. Si les jeunes de 18 à 29 ans préfèrent d’abord échanger de la monnaie en ligne avant de payer par carte bancaire, les Roumains âgés de 45 à 65 ans préfèrent payer directement par carte, avec conversion automatique.
Quelle que soit la méthode de choix, l’étude a aussi montré que l’utilisation fréquente des devises se traduit aussi par un niveau plus rigoureux d’organisation financière : ces personnes sont plus susceptibles d’avoir des fonds destinés aux urgences, des assurances maladie ou des assurances de voyage.
Les assurances, pas trop en vogue
Et justement à propos d’assurances de voyage. Il parait que tous les Roumains ne se rapportent pas de la même manière à cette pratique. Concrètement, un Roumain sur 5 n’a jamais conclu de telle assurance, et les jeunes en sont les plus nombreux : 33 % des 18-29 ans. A l’inverse, 42 % des sujets concluent de telles assurances avant chaque départ à l’étranger. Parmi eux, près de la moitié des Roumains âgés de 45 à 65 ans. Pourquoi une telle hésitation à se procurer une assurance de voyage ? On dirait le coût, mais en fait, pour la plupart des Roumains, la principale raison est une perception réduite du risque. Un tiers affirment d’ailleurs ne pas avoir eu de graves problèmes durant leurs séjours et s’être parfaitement bien débrouillés sans un tel document. Enfin 23 % estiment tout simplement qu’une assurance de voyage n’est pas nécessaire.
Autant de comportements différents en matière de vacances à l’étranger dans les rangs des Roumains des différentes générations. (trad. Valentina Beleavski)