Tourisme en Roumanie : fréquentation en léger recul, fiscalité en hausse
Le nombre total de nuitées enregistrées dans l’ensemble des établissements d’hébergement en Roumanie a atteint près de 29,7 millions, soit une baisse de 1,7 % par rapport à 2024.
Eugen Cojocariu, 07.03.2026, 10:00
Les arrivées dans les structures d’accueil touristique ont reculé de 2,4 % en 2025. Selon l’Institut national de statistique, le nombre total de visiteurs — incluant appartements et chambres à louer — s’est établi à 13,9 millions. Les touristes roumains ont représenté 81,4 % de ce volume, contre 18,6 % pour la clientèle étrangère.
Le nombre total de nuitées enregistrées dans l’ensemble des établissements d’hébergement a atteint près de 29,7 millions, soit une baisse de 1,7 % par rapport à 2024. Plus de 82 % de ces nuitées sont imputables aux visiteurs nationaux, tandis que les touristes étrangers en ont généré près de 18 %. La durée moyenne de séjour s’est maintenue à 2,1 jours, aussi bien pour les Roumains que pour les visiteurs venus de l’étranger. L’indice d’utilisation nette des capacités d’hébergement s’est établi à près de 30 %, en repli de plus d’un point sur un an.
Sur le plan territorial, la hiérarchie demeure inchangée. En 2025, le plus grand nombre d’arrivées a été enregistré à Bucarest (2,05 millions), dans le département de Constanța, sur le littoral de la mer Noire (1,8 million), ainsi qu’à Brașov (1,3 million). S’agissant des nuitées, Constanța arrive en tête avec 5,5 millions, devant Bucarest (4,1 millions) et Brașov (2,6 millions). Par pays d’origine, les principales clientèles étrangères provenaient d’Allemagne (246 500 arrivées), d’Italie (225 000) et d’Israël (182 600).
Des taxes touristiques en hausse dès 2026
Dans ce contexte de fréquentation en léger repli, les séjours dans les villes et stations roumaines devraient néanmoins coûter plus cher en 2026, plusieurs administrations locales ayant instauré ou relevé des taxes touristiques. Ces prélèvements, collectés par les établissements d’hébergement, sont reversés aux budgets locaux.
Le Conseil général de la municipalité de Bucarest a ainsi adopté une taxe de 10 lei (environ 2 euros) par nuit à compter de 2026, mesure susceptible de générer près de 15 millions de lei (environ 3 millions d’euros) par an pour la capitale. À Brașov et dans la station de Poiana Brașov, les visiteurs devront s’acquitter de 12 lei (environ 2,4 euros) par jour de séjour. Ce montant se décompose en une taxe de promotion touristique de 7 lei par nuit et une contribution de 5 lei destinée au service de secours en montagne Salvamont.
Les autorités de Sibiu, ancienne capitale européenne de la culture en 2007, ont opté pour un modèle distinct. À partir du 1er janvier 2026, les touristes séjournant dans la ville paieront une taxe équivalente à 2 % du coût total de l’hébergement. Les recettes seront affectées à des programmes de développement touristique et culturel destinés à renforcer l’attractivité de la cité.