L’été sur la Transalpina
La zone de montagne du département de Gorj peut aussi être admirée par ceux qui s’y rendent par la Transalpina, la route la plus haute de Roumanie.
Ștefan Baciu, 21.08.2026, 10:30
La route qui traverse les nuages
Le nord du département de Gorj offrent de nombreuses attractions aux touristes montagnards : lacs glaciaires, grottes dont certaines sont des monuments de la nature, gorges étroites, creusées par des rivières rapides, et trois zones d’alpinisme, à savoir Cheile Sohodolului – Runcu, Cheile Galbenului – Baia de Fier et Cheile Olteţului – Polovragi.
La zone de montagne du département de Gorj peut aussi être admirée par ceux qui s’y rendent par la Transalpina, la route la plus haute de Roumanie. La Transalpina relie l’Olténie à la Transylvanie et atteint 2145 mètres d’altitude à Pasul (le Col) Urdele dans les Carpates méridionales. Pour emprunter la Transalpina, depuis le sud des montagnes, les touristes doivent passer par la commune de Rânca, station de ski de date relativement récente, où l’on peut passer des vacances actives même en été.
Rânca, perchée à 1.600 mètres d’altitude
Les premières chambres d’hôte de Rânca accueillent les visiteurs au bout d’une vingtaine de kilomètres parcourus sur une route qui monte depuis la commune de Novaci. Perchée à 1.600 mètres d’altitude, la station compte quelque 5 mille places d’hébergement en chambres d’hôte et petits hôtels.
Promoteur du tourisme à Rânca et sur la Transalpina, Nicu Mitroiu nous donne d’autres détails sur cette destination vacancière de montagne:
« Nos hôteliers proposent des paquets de services, qui incluent randonnées, à pied ou à vélo, des itinéraires à parcourir en ATV. A Rânca, nous avons deux parcs d’aventure modernes, avec un maximum de sécurité et trajets aux niveaux de difficulté différents. Les enfants et les jeunes sont enchantés de parcourir ces trajets et de faire de l’activité physique en respirant l’air pur des montagnes. »
La station de Rânca est recherchée par les amateurs de randonnées à vélo ou à moto enduro, mais aussi par des motards qui s’y rendent pour se lancer sur la Transalpina. Cette route a été un chemin de transhumance, utilisé déjà par les Romains il y a près de deux mille ans.
Des sentiers à couper le souffle
D’ailleurs, aujourd’hui encore, il existe dans le coin un sentier appelé « drumul roman/le chemin des Romains ». C’est à l’initiative de l’homme politique et ancien premier ministre roumain de l’entre-deux-guerres, Gheorghe Tătărescu, natif du département de Gorj, que cette route fut modernisée et inaugurée par le roi Carol II en 1939. Plusieurs repères nous sont restés depuis cette époque-là, tels que « Piatra Reginei/le Rocher de la Reine », près d’une bergerie où la famille royale de Roumanie s’était arrêtée pour déjeuner.
Nicu Mitroiu nous a présenté cette route qui atteint les sommets des Carpates méridionales :
« La Transalpina n’est pas seulement une route spectaculaire, elle est aussi une route millénaire, qui suit de vieux sentiers de transhumance, empruntés par des bergers et leurs troupeaux pour traverser les Monts Parâng, d’Olténie en Transylvanie et vice-versa. Les sentiers suivaient les crêtes des montagnes, évitant les vallées profondes et les pentes très raides, pour faciliter ainsi le passage en sécurité des hommes et des animaux. C’est aussi la raison pour laquelle, même aujourd’hui, quand on roule sur la Transalpina, le passage par les sommets se fait naturellement, nous donnant la possibilité d’admirer quelques-uns des paysages les plus spectaculaires de Roumanie et même d’Europe. Parmi les touristes qui viennent chez nous, il y a des Roumains, bien-sûr, mais également de nombreux Polonais et des Occidentaux. La Transalpina n’est pas seulement une route goudronnée, elle est aussi histoire, tradition, nature et identité. »
Les touristes qui se lancent sur la Transalpina ont l’occasion de monter à des endroits au-dessus du plafond des nuages. Quand le ciel est clair, si l’on regarde vers le sud, l’on peut apercevoir le Danube. En plus des vues panoramiques, sur la Transalpina il y a aussi des relais où l’on peut déguster un « bulz » traditionnel, à base de polenta et de fromage et préparé au feu de bois, ou bien un « tocan » de mouton du Gorj. (Trad. Ileana Ţăroi)